Département Nord
Population 2022
2 603 902
Transports
111 gares
10 520 arrêts bus
Tourisme & monuments
1 601 points touristiques
826 monuments
Portrait du département
Nord (59) : territoire, vie et patrimoines
Le Nord (59), territoire de la région Hauts-de-France, tisse sa singularité à travers 644 communes et une population de 2 603 902 habitants en 2022. Sa géographie épouse un trait d’union entre littoral, marais, agglomérations et périphéries rurales, là où l’eau et le vent dessinent les paysages autant que les bâtiments racontent les siècles d’industrie et de travail. Le Nord est un laboratoire vivant de l’urbanité et de la vie locale, où les quartiers dialoguent avec le centre et les bourgs gardent leur cadence. Dans ce cadre, des lieux emblématiques et des réseaux tissent la vie sociale: Lille, métropole-moteur qui conjugue patrimoine et innovation, et Roubaix, en plein renouveau culturel et coopératif, rappellent que s’édifie ici une économie et une identité partagées, tout en s’ouvrant aussi à Tourcoing, autre cœur vivant de l’aire métropolitaine.
À l’orée du littoral et sur les terres intérieures, la nature et l’histoire se donnent rendez-vous: dunes et ports cohabitent avec les vallées et les terres agricoles. Le territoire protège les lignes de force des échanges humains et des échanges commerciaux, avec des sites portuaires qui vivent au rythme des marées et des projets portants. Le littoral voit se déployer une dynamique où les territoires se rencontrent autour des plages et des promenades, et Dunkerque demeure un symbole de la profondeur maritime et des liens avec les autres ports européens, tandis que Valenciennes réinvente, dans ses quartiers et ses friches industrielles, une énergie nouvelle pour le musée, le spectacle vivant et l’outil numérique.
À l’intérieur des terres, d’autres pôles de vie témoignent de la solidarité et de l’énergie des habitants: Villeneuve-d'Ascq illustre les formes contemporaines d’urbanisme et de services, et Wattrelos incarne ces passerelles entre France et Europe qui donnent envie de travailler ensemble, de partager des ressources et des espaces culturels. Dans ces espaces, les associations de communes et les réseaux intercommunaux soutiennent l’action locale, favorisent l’éducation citoyenne et accompagnent les initiatives culturelles et économiques qui font la vie de quartier.
Le Nord se lit aussi dans ses infrastructures publiques et dans la proximité des services: 646 mairies irriguent les territoires, 122 Police Municipale veillent sur la sécurité locale, et 68 Mission Locale accompagnent les jeunes vers l’emploi et la formation. Dans le maillage des villes, les postes de police et de justice s’associent aux lieux France Services et PMI, afin d’offrir des guichets et des services adaptés à chaque quartier. Parmi les villes où l’on éprouve cette organisation au plus près des habitants, Marcq-en-Barœul incarne l’élégance des communes résidentielles, pendant que Douai et Cambrai portent les métiers et les savoir-faire qui font la vie quotidienne et la vitalité des commerces et des marchés.
La vigueur économique se lit aussi dans les chiffres: 34 467 créations d’entreprises en 2024 témoignent d’un tissu entrepreneurial fertile et diversifié. Dans ce paysage en mouvement, Maubeuge, Lambersart et Armentières illustrent la vitalité des petites et moyennes agglomérations, où les réseaux associatifs et les coopératives locales soutiennent l’activité économique et les initiatives citoyennes, tout en tissant des liens solides entre urbanité et ruralité.
Les villes et leur cœur battent aussi dans les échanges et les déplacements: un réseau dense qui compte 111 gares SNCF et plus de 10 520 arrêts de bus enregistrés par OpenStreetMap. Cette connectivité soutient les trajets domicile-travail, les études et les loisirs, en donnant accès à une offre culturelle abondante et à des rendez-vous sportifs et festifs qui rythment l’année. Dans cet esprit, Loos et La Madeleine illustrent la mixité de quartiers résidentiels et de zones d’activités, où petits commerces et lieux de rencontres coexistent avec des espaces verts et des lieux de formation.
Le patrimoine immuable du Nord se lit aussi dans ses lieux historiques et ses monuments saillants: des témoins du passé, comme l’arsenal de Maubeuge du XVIIe au XXe siècle, rappellent les remparts qui protégeaient le territoire; l’abbaye et les églises de Crespin, Maroilles ou Cambrai évoquent les vies monastiques et les échanges culturels qui ont modifié durablement l’architecture et les pratiques. Dès lors, chaque visite peut devenir une promenade dans les traces des siècles qui ont façonné les paysages et les usages.
Et lorsque vous aurez exploré ce Nord riche et vivant, laissez-vous conduire vers une autre grande terre française pour découvrir l’Aveyron.
Top communes
Populations (2022)
Créations 2024
Associations
Sécurité / Délinquance
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40 239 indicateurs diffusés
Cambriolages de logement
Destructions et dégradations volontaires
Escroqueries et fraudes aux moyens de paiement
Trafic de stupéfiants
Usage de stupéfiants
Usage de stupéfiants (AFD)
Violences physiques hors cadre familial
Violences physiques intrafamiliales
Violences sexuelles
Vols avec armes
Vols d'accessoires sur véhicules
Vols dans les véhicules
Vols de véhicule
Vols sans violence contre des personnes
Vols violents sans arme
Données complètes
Cambriolages de logement
Destructions et dégradations volontaires
Escroqueries et fraudes aux moyens de paiement
Trafic de stupéfiants
Usage de stupéfiants
Usage de stupéfiants (AFD)
Violences physiques hors cadre familial
Violences physiques intrafamiliales
Violences sexuelles
Vols avec armes
Vols d'accessoires sur véhicules
Vols dans les véhicules
Vols de véhicule
Vols sans violence contre des personnes
Vols violents sans arme
Créations d'entreprises
Monuments historiques
Top 10 parmi 826 référencés
couvent
Villeneuve-d'Ascq • arrêté
99, 99B, 101 rue Masséna
Le terrain choisi pour le couvent a été offert aux carmélites par le comte de Montalembert. Les soeurs ont vu dans l'installation à Villeneuve-d'Ascq l'opportunité d'un rapprochement avec les étudiants du campus de la ville nouvelle. La construction a été confiée à l'architecte lillois Philippe Lepère, qui a défini le programme pendant de longues années avec les soeurs. Il s'agit de modules de bâtiments en béton peint en blanc, exhaussés de 80 cm en symbole du détachement terrestre des religieuses, mais également pour répondre aux contingences du terrain. Les modules d'habitation sont couverts en terrasse. La chapelle occupe le centre de l'espace. Un muret sépare l'espace public de la clôture réservée aux religieuses. L'ancienne prairie avait été remodelée comme un parc, avec des allées, une roseraie, un écran de peupliers et un oratoire de verdure. L'inauguration a eu lieu le 30 novembre 1974.
église paroissiale
Armbouts-Cappel • arrêté
place de la Mairie ; rue de l'Abbé-Paul
L'église reconstruite après la Seconde Guerre mondiale est financée par les dommages de guerre. Pierre Pinsard réalise un petit édifice rural, de 15 mètres sur 40, présentant des références régionalistes (charpente en bois) et des techniques traditionnelles. La charpente repose sur un portique qui définit le volume de la nef. Le plan symétrique regroupe les éléments de programme dans un rectangle. Le narthex est couvert par un auvent et donne sur deux galeries qui parcourent la nef à l'extérieur. L'entrée de l'église dessert les fonts baptismaux, l'accès au clocher et à la nef entre les deux murs qui portent le clocher. La nef est délimitée par un mur de brique ouvert sur les galeries latérales. Le chœur, moins large que la nef, est un volume parallélépipédique en brique. Il est bordé par une chapelle à gauche, et à droite par la sacristie et la salle de catéchisme. Les vitraux sont dus à Jean Barillet et Jean Bertholle. Gisèle Favre-Pinsard est l'auteur du bénitier et d'un chandelier, Chéret du tabernacle et des chandeliers et Champillon du Christ en croix.
hôtel de ville
Armentières • arrêté
place du Général-de-Gaulle ; place Saint-Vaast ; place du Vivat
La ville a eu de bonne heure un beffroi et un hôtel de ville, qui ont été détruits en 1477 sur l'ordre du roi de France Louis XI. L'hôtel de ville a été reconstruit en 1490 et entièrement restauré en 1725 ; il ne comportait alors qu'une façade plate sans originalité. En 1724, l'architecte lillois Paul-Jean Dathis a complètement transformé l'édifice. L'hôtel de ville ainsi que le beffroi ont entièrement été détruits lors de la Première Guerre mondiale. Le nouveau plan d'embellissement de la ville, confié à l'architecte Louis-Marie Cordonnier a totalement fait abstraction de l'ancien parcellaire mais a laissé une grande place à l'hôtel de ville. Le conseil municipal a approuvé les plans, devis et cahiers des charges le 5 septembre 1924. La première pierre a été posée le 11 novembre 1925. Les services municipaux se sont installés au rez-de-chaussée du bâtiment le 10 octobre 1928, tandis que l'inauguration officielle a eu lieu le 10 juin 1934.
église paroissiale
Arnèke • arrêté
place Saint-Gohard
La première église, probablement en bois, en mentionnée en 800. En 1174, une première église en pierre est mentionnée. Au 16e siècle, elle est détruite par les Gueux à deux reprises. La reconstruction débute peu après, avec l'agrandissement de la nef primitive. En 1595, construction le long de la nef d'un premier vaisseau. En 1609, réalisation du second vaisseau. En 1617, reconstruction du choeur. De nombreux travaux ont lieu au long des 18e et 19e siècles, avec des aménagements intérieurs, en particulier les boiseries de style Louis XV datant de 1898.
hôtel de ville;beffroi
Bailleul • décret;arrêté
Grand'Place ; rue des Royarts ; rue de la Fontaine ; rue du Musée
L'Hôtel de Ville a été réalisé suite à la destruction totale de la ville lors de la Première Guerre mondiale. La reconstruction a été confiée à une équipe d'architectes composée de Louis Marie-Cordonnier, René et Maurice Dupire, Louis Roussel et Jacques Barbotin. Il s'agit d'une reconstruction artisanale et régionale avec le souci de renouer avec l'image régionale traditionnelle de l'hôtel de ville avec son beffroi, la bretèche, afin de faire de toute la ville un ensemble d'art flamand. Meneaux en pierre, encadrement à redent des lucarnes, bretèche plaquée au centre, sur un pignon à pans de moineaux, sont autant d'éléments qui confèrent sa grande primauté à l'architecture locale. Le beffroi repose sur une salle gothique du 12e siècle.
église
Boussois • arrêté
place de l'Abbé-Bortolus
Dans les années 1920, la ville de Boussois est le centre dune des plus importantes manufactures de verre dEurope. Après la destruction de léglise, suite au siège de Maubeuge pendant la Première Guerre mondiale, les ouvriers offrent de construire un nouvel édifice religieux. Les architectes maubeugeois Henri et Jacques Lafitte vont mettre en oeuvre les techniques maîtrisées par cette main-doeuvre hautement spécialisée : maçonnerie, parement, décor intérieur, mobilier, objets de culte, seront réalisés en verre. Si léglise, dans son aspect extérieur, noffre pas de caractère remarquable, lintérieur mérite une attention particulière malgré des transformations dont, notamment, la verrière de la nef, remplacée par un plafond. Cest lunique édifice religieux construit par les architectes Henri et Jacques Lafitte dont lactivité a été féconde dans le Val de Sambre.
église paroissiale
Bouvines • arrêté
rue Félix-Dehau
En 1878, le maire de Bouvines décida de faire reconstruire l'église paroissiale, jugée trop vétuste et trop exiguë. La construction débuta en 1880 pour s'achever en 1886 ; les vitraux ne furent réalisés qu'à partir de 1889 ; l'église fut consacrée en 1910. L'architecte Auguste Normant s'est inspiré de l'architecture médiévale et l'a conçue comme une sainte-chapelle, ne renfermant aucune relique, mais servant d'écrin aux vitraux. L'église, composée d'une nef sans collatéraux séparée du choeur par un transept, est entièrement couverte de voûtes sur croisées d'ogives. Les vitraux ont été réalisés par Charles et Emmanuel Champigneulle, d'après des cartons de Pierre Fritel : ils illustrent la bataille de Bouvines, où Philippe-Auguste fut victorieux des coalisés.
chambre de commerce
Cambrai • arrêté
5 place de la République
En 1923, Louis Leprince-Ringuet est missionné pour la construction d'un nouvel hôtel consulaire dans le nouveau secteur administratif. L'immeuble s'insère dans un cadre urbain où il est largement fait référence au néo-régionalisme (façade en brique et ciment pierré, avec sculptures en méplat des allégories du commerce, de l'industrie et de l'abondance). L'intérieur reflète davantage le goût Art Déco avec, notamment, un ensemble de verrières en noir et blanc d'Auguste Labouret. Le hall d'entrée, l'escalier d'honneur et sa rampe en fer forgé, la galerie du premier étage, la salle du conseil et le bureau du président, la salle des commissions et la bibliothèque ont conservé leur décor et leur mobilier d'origine.
collège
Cambrai • arrêté
rue de l'Ancien-Séminaire ; rue des Ecoles
Les bâtiments du collège furent construits à partir de 1606 avec une première aile dont il reste un mur à croisés, puis une autre, rue des Ecoles, de 1612 à 1614. Une chapelle fut également édifiée de 1679 à 1694. Quelques travaux furent réalisés au 18ème siècle, notamment l'agrandissement de l'aile sud avec une salle au rez-de-chaussée. La chapelle et le collège furent vendus comme biens nationaux en 1796. En 1836, le diocèse racheta les bâtiments afin d'y installer le séminaire et les locaux furent restaurés et agrandis (construction de l'aile nord et prolongement de l'aile sud). Aliénés, en 1906, et donnés aux Hospices, les bâtiments furent à nouveau vendus par l'Etat au diocèse, en 1927.
groupe scolaire
Le Cateau-Cambrésis • arrêté
place du 3-Septembre-1944 ; rue Cuvier
Construite en 1932 par Pierre Leprince-Ringuet, l'école ne permettait plus d'accueillir l'ensemble des effectifs. En janvier 1956, suite à un rapport de l'inspection de l'enseignement primaire, la commune décide la construction d'une extension pour l'école des filles, située rue Cuvier. La commune confie l'opération à E. Gaillard qui sollicite le peintre Auguste Herbin afin d'agrémenter le nouveau bâtiment de ses oeuvres. Les travaux d'extension de l'école se déroulent de février à octobre 1957. Le 2 janvier 1958, le dessin d'Herbin est soumis à l'inspecteur de l'académie pour la mosaïque de la façade, une grande composition abstraite conçue sur le mot Orphée. Le 1er juillet 1957, Auguste Herbin envoie les photographies des maquettes achevées à l'architecte. Le vitrail est réalisé par Henri Lhotellier, maître-verrier à calais et posé le 27 août 1958. Il est l'unique vitrail d'Auguste Herbin.