Département Aveyron
Population 2022
269 333
Transports
18 gares
964 arrêts bus
Tourisme & monuments
2 761 points touristiques
387 monuments
Portrait du département
Au cœur de l'Aveyron, une terre où le temps se raconte dans chaque pierre et dans chaque chemin
Au cœur de l'Occitanie, l'Aveyron se déploie comme une carte vivante de l'histoire et de la nature. Avec 280 communes, il est le cadre d'une mosaïque humaine où chacun peut trouver sa place, des bourgs qui sonnent au creux des clochers aux vallées qui accueillent les rivières. En 2022, la population totale s'élevait à 269 333 habitants, et le territoire recense plus de 2 761 points touristiques qui savent mettre en valeur la diversité des paysages. Les infrastructures publiques témoignent aussi de cette vitalité : 964 arrêts de bus recensés par OSM et 18 gares SNCF sur le territoire. Rodez concentre l'administration et les institutions culturelles, tandis que Millau rayonne par son relief spectaculaire et sa fonction de porte sur les gorges.
Au fil des paysages, la nature parle autrement: le plateau de l'Aubrac, les gorges profondes du Tarn et du Lot, et les lacs secrets qui bordent les sentiers. Dans ce cadre vivant, Onet-le-Château se love au bord du Lot, tandis que Villefranche-de-Rouergue rappelle les places fortifiées où le temps semblait suspendu. Les circuits de randonnée et les marchés locaux font de chaque étape une découverte, et les villages prennent, sous le soleil ou sous la brume matinale, des couleurs qui restent en mémoire.
Les services publics majeurs rythment le quotidien: 280 Mairies, 39 Gendarmeries, 36 France Services, 18 ÉPCI, 13 Trésoreries, 11 Clic, 7 Cpam et 6 Caf. Ces chiffres témoignent d’un maillage dense qui permet à chacun d’accéder à l’information et aux démarches, que l’on vive dans un village isolé ou dans une ville où les services restent accessibles. Dans ce réseau, les transports — bus et trains — et les équipements publics deviennent des lieux de rencontre et de soutien mutuel, là où la vie s’écrit au présent et se transmet aux générations futures.
Le patrimoine historique éclaire le territoire comme un livre ouvert: l’abbaye Belmont-sur-Rance du XVe siècle, l’abbaye de Sylvanès fondée par les Bernardins à la fin du XIIe siècle, et l’abbaye de Martiel, marquée par les premières pierres et les tumultes du passé. L’enclos des haras et le mur d’enceinte de Rodez témoignent d’un art militaire et civil qui se mêle aux toitures et aux places de Rodez même. À Villefranche-de-Rouergue, les arcades et l’église racontent une mémoire vivante, tandis que Le Monastère et les vestiges associatifs invitent à déambuler d’un site à l’autre. Le beffroi de Millau et le calvaire monumental d'Argences-en-Aubrac complètent ce tableau, comme des ponctuations qui donnent sens au voyage.
La démographie dessine une mosaïque d’âges qui vit au rythme des saisons: 0-14 ans — 39 482; 15-29 ans — 36 647; 30-44 ans — 43 344; 45-59 ans — 54 697; 60-74 ans — 57 510; et 75 ans et plus — 37 645. Cette répartition fait du département un laboratoire vivant où les écoles, les clubs de sport et les maisons de retraite coexistent avec les commerces de proximité. Le regard sur chaque tranche d’âge révèle des besoins variés et des opportunités pour des initiatives collectives qui renforcent le tissu social.
Sur le chemin de l’innovation et de l’emploi, les chiffres témoignent d’une dynamique soutenue: en 2024, 3 166 créations d’entreprises ont été enregistrées, signe que le territoire sait conjuguer savoir-faire traditionnel et esprit entrepreneurial. Les villes et villages se transforment sans perdre leur âme: Saint-Affrique, Luc-la-Primaube et d’autres intriquent leurs réseaux pour offrir des services adaptés, des commerces divers et des lieux de culture qui rassemblent les habitants autour de projets communs.
L’Aveyron se vit aussi par ses réseaux intercommunaux et associatifs. Avec 18 ÉPCI, les communes coordonnent leur action pour proposer des services publics lisibles et efficaces, et les associations de tous horizons portent des projets culturels, sportifs et sociaux qui tissent le lien social dans les vallées comme dans les plates-bandes urbaines. Ce travail collectif est le socle d’un vivre-ensemble qui sait mobiliser les énergies locales et attirer les visiteurs curieux de rencontres humaines autant que de paysages.
Et encore, l’architecture rurale et les tracés historiques s’expriment dans des lieux tels que Decazeville et Espalion, qui témoignent d’époques industrielles et de renaissances locales. Le maillage ferroviaire s’étoffe autour de Capdenac-Gare et Olemps, tandis que Aubin et Sébazac-Concourès révèlent une vitalité commune où la vie quotidienne demeure dense et apaisée à la fois. Enfin, Druelle-Balsac et Baraqueville font rayonner les vallées et les collines, et Bozouls offre sa falaise emblématique, refuge de promeneurs et d’esprits curieux.
Laisseriez-vous les paysages rouler sous vos pas et les histoires s’ouvrir au détour d’un chemin partagé? Alors, laissez-vous porter par ce territoire qui invite à la découverte: venez découvrir l'Aveyron.
Top communes
Populations (2022)
Créations 2024
Associations
Sécurité / Délinquance
Par défaut seules les données 2024 sont affichées.
21 469 indicateurs diffusés
Cambriolages de logement
Destructions et dégradations volontaires
Escroqueries et fraudes aux moyens de paiement
Trafic de stupéfiants
Usage de stupéfiants
Usage de stupéfiants (AFD)
Violences physiques hors cadre familial
Violences physiques intrafamiliales
Violences sexuelles
Vols avec armes
Vols d'accessoires sur véhicules
Vols dans les véhicules
Vols de véhicule
Vols sans violence contre des personnes
Vols violents sans arme
Données complètes
Cambriolages de logement
Destructions et dégradations volontaires
Escroqueries et fraudes aux moyens de paiement
Trafic de stupéfiants
Usage de stupéfiants
Usage de stupéfiants (AFD)
Violences physiques hors cadre familial
Violences physiques intrafamiliales
Violences sexuelles
Vols avec armes
Vols d'accessoires sur véhicules
Vols dans les véhicules
Vols de véhicule
Vols sans violence contre des personnes
Vols violents sans arme
Créations d'entreprises
Monuments historiques
Top 10 parmi 387 référencés
église paroissiale
Aubin • arrêté
Combes
L'église remplace en 1949 la chapelle en bois utilisée depuis 1879 par les mineurs de la mine du Banel. Edifice réalisé dès 1942 en ciment armé à partir des plans de André Salvan et André Boyer, architectes à Rodez. Le décor peint à partir de 1951 par Gabriel Genieis, évoque la vie des mineurs en parallèle avec la Passion du Christ. Les vitraux sont réalisés en 1967 par les moines d'En Calcat.
croix de chemin
Calmont • arrêté
place de Ceignac
Croix sous auvent, portée par une colonne à chapiteau composite, surmontant un autel. La croix est cannelée. Les extrémités sont fleuronnées. Des têtes d'anges formant consoles dans les angles, soutiennent les bras. Sur une face est représenté le Christ ; sur l'autre, la Vierge. La croix se situe dans l'oratoire de Ceignac, également protégé au titre des Monuments historiques.
maison
Decazeville • arrêté
10 rue Cayrade
La salle du conseil d'administration de la Société minière se situe au rez-de-chaussée d'une maison datable des années 1920. Exécuté à la gloire du site minier et industriel de la région, le décor, peint à l'huile directement sur les murs, est l'oeuvre d'un peintre belge, Auguste Equeter, réalisée au cours de l'exode de 1940. La fresque la plus impressionnante est le panneau central représentant « La prévoyance, l'union, la mutualité, la solidarité ». Dans « Le coup de grisou », l'artiste a reproduit la galerie de mine soufflée par une explosion. Enfin, « La découverte » illustre la première exploitation à ciel ouvert de France, en 1892.
église
Decazeville • arrêté
place Wilson
La commune de Decazeville est créée en 1834 ; une des premières décisions du conseil municipal est de voter la construction d'une nouvelle église, apte à accueillir la population croissante. Un terrain situé à proximité de la route départementale n° 5 et de la direction des forges est acquis le 14 avril 1846. La Compagnie des houillères et fonderies de l'Aveyron avec à sa tête François Cabrol finance une partie du projet. En 1843, l'architecte départemental, Étienne-Joseph Boissonnade soumet un premier projet avec devis de 149 440 F. au Conseil des bâtiments civils. François Cabrol ne s'entend par avec Boissonnade et décide de faire appel à l'architecte parisien Antoine-Martin Garnaud (1796-1861), Grand prix de Rome en 1817, qui a déjà réalisé le mausolée de la famille Cabrol au cimetière de Miramont. La première pierre est posée en 1847 par Monseigneur Crozier. Les édifices construits par Garnaud sont peu nombreux et souvent modestes. Il participe cependant à de nombreux concours et présente régulièrement des projets aux Salons. Il expose à celui de 1848 le plan de l'église de Decazeville ainsi que trois planches d'églises. Comme nombre de ses pairs, Garnaud s'est intéressé à la question des modèles d'église. Il présente régulièrement des dessins sur ce thème aux Salons des artistes français : salons de 1857 et de 1859, 1861. En 1857, il publie Études d'architecture chrétienne chez l'éditeur Gide et Baudry qui reprend l'ensemble de ses projets d'églises allant de la petite église de hameau, de village et de chef-lieu de canton jusqu'à une basilique universelle qui annonce les grandes églises de pèlerinage de la fin du XIXe siècle. Garnaud s'inspire des basiliques romaines et paléochrétiennes, formes « reprises par Byzance qui donne naissance à l'art roman, jusqu'à sa réactivation par la Renaissance italienne » et cherche à inventer un style propre pour le XIXe siècle. En 1857, les murs de l'église Notre-Dame atteignent 10 m. de hauteur. Des palissades et une toiture provisoire en bois sont posées afin de pouvoir tenir les offices. En 1860, la voûte est achevée et l'église est consacrée le 11 novembre 1861. Construite en tuf de Saint-Antonin, l'église présente un plan basili-cal à nef unique couverte de voûtes sur pendentifs et flanquée d'étroits collatéraux voûtés, la nef est rythmée par d'épais piliers carrés en pierre. Le chœur est composé de trois absides, toutes voûtées en cul-de-four. Le traitement dépouillé des façades latérales de Decazeville s'inspire des grands thermes de la Rome impériale et peuvent aussi évoquer des bâtiments industriels contemporains, notamment les halles des forges de Decazeville, éclairées et ventilées par des séries de grandes lucarnes-pignons. La façade occidentale se distingue par son vaste porche dans-œuvre, jouant le rôle des narthex des églises paléochrétiennes En 1863, Élie Cabrol, fils de François Cabrol, amateur d'art et mécène, commande en 1860, un chemin de croix au peintre symboliste Gustave Moreau (Paris, 1826 - Paris, 1895) qui accepte la commande, mais refuse de les signer. Ces 14 tableaux, classés au titre des objets le 31 mars 1965, sont rapidement peints entre juin 1862 et février 1863. Le maître-autel et les autels secondaires ont été réalisés en 1864 par le sculpteur Jacques Abbal de Moissac. Les verrières ont été commandées à l'atelier Goussard de Condom (Gers), actif de 1853 à 1873, fondé par l'abbé Joseph Goussard, passionné d'art chrétien et de son frère Bernard pharmacien. Le clocher n'est achevé qu'en 1873. Le 11 octobre 1874, un orgue de tribune d'Aristide Cavaillé-Coll (classé OM en 1994) est installé sur la tribune, placée au-dessus de l'entrée principale. En 1924, une nouvelle campagne de travaux est lancée : percement de baies dans les façades latérales, peinture murale de l'abside par le peintre Jean Ningres (1878 – 1964).
église
Espalion • arrêté
boulevard Joseph-Poulenc
Construction d'une église à la fin du 15e siècle (église ouverte au culte en 1478) et au début du 16e siècle (construction du portail par Anton Salvan en 1508 et du clocher de 1503 à 1552). En 1883, l'église est désaffectée. 1884 : transformations dues à l'installation des services municipaux (en particulier construction d'une façade néo-gothique à la place du choeur par l'architecte Grinda). En 1948, l'hôtel de ville est transféré et l'église est à l'abandon. En 1974, installation d'un musée des arts et traditions populaires, auquel on adjoint en 1980 un musée du scaphandre.
oratoire
Gramond • arrêté
Dans l'ancien cimetière
Petit édifice de plan carré, voûté d'ogives, s'ouvrant sur trois côtés par de grands arcs. La clé de voûte pendante qui devait exister autrefois a disparu. Sur le mur du fond s'ouvre une niche assez vaste, couronnée d'un arc en accolade et surmontée d'un crucifix de pierre (postérieur à la construction). La niche abrite une Pietà à cinq personnages. Un petit autel ests adossé au mur devant la niche. A gauche de la niche se trouve une inscription relative à la fondation de cette chapelle.
hôtel
Millau • arrêté
20, 22, 24 boulevard de l'Ayrolle
Château construit en 1678 et décoré - selon la tradition - pour la favorite de Louis XIV, Mademoiselle de Fontanges. Ailes latérales surélevées au 19e siècle par Boissonnard. Décor intérieur du 18e siècle, réalisé par des artistes italiens (sujets des décors tirés de la mythologie antique). Communs de la cour nord, dite cour aux chevaux, édifiés à la fin du 17e siècle et surélevés au 19e siècle ; communs de la cour sud construits au 19e siècle. En 1820, création du parc à l'anglaise ; en 1853, construction de l'orangerie. En 2000, restitution du jardin régulier à la française.
maison
Millau • arrêté
31 avenue Jean-Jaurès
Caractéristique du mode d'habitation de la bourgeoisie de province durant la seconde moitié du 19e siècle et au début du 20e siècle.
maison
Mur-de-Barrez • arrêté
Grande-Rue
La façade présente tous les caractères de la Renaissance, notamment les armoiries encadrées d'un petit motif surmonté d'un fronton courbe au centre duquel est une tête. Ces armoirires seraient celles de la famille de Vinzac ou de Venzac. Les meneaux des six fenêtres sont intacts. Les plafonds sont à la française. Les deux poutres maîtresses du plafond du premier étage chaînent la façade au moyen d'ancres dessinant une fleur de lys. Sous le bandeau couronnant le second étage, deux têtes en saillie sont protégées par la saillie de l'auvent du toit porté par de fortes consoles en bois mouluré. C'est là un type authentique des saillies de toitures de la région, en usage pendant des siècles. Le rez-de-chaussée comportait deux grandes arcades et une porte.
église
Onet-le-Château • arrêté
rue des Lilas
Onet-le-Château est une commune limitrophe de Rodez qui a connu une très grande expansion urbaine au cours des années 1960-1970. Lévêché confie les plans dune nouvelle église à Gérard Sacquin (1924-1982) , originaire de la région parisienne, professeur à lécole des Beaux-Arts de Strasbourg entre 1960 et 1968. Le lieu choisi, encore peu loti, sappelle « Chante-Coucou ». La première pierre est posée en 1962 et la nouvelle paroisse est fondée en 1964. La qualité architecturale de lédifice tient essentiellement à son mode constructif : la charpente en nid dabeille, procédé inspiré des charpentes inventées par Philibert Delorme, largement due à linventivité du charpentier aveyronnais Charles, originaire de Bouillac.