Département Pas-de-Calais
Population 2022
1 453 015
Transports
78 gares
5 842 arrêts bus
Tourisme & monuments
1 096 points touristiques
706 monuments
Portrait du département
Pas-de-Calais, une terre de passage et de lumière
Le Pas-de-Calais, département de la région Hauts-de-France, est une mosaïque où le littoral presse le sel des embruns contre les dunes et où les terres intérieures racontent des siècles d’industrie et de vie collective. Avec 884 communes et une population qui atteignait 1 453 015 habitants en 2022, le 62 est un territoire vivant, tissé de rencontres et de projets. Sur un seul territoire, on dénombre près d’un millier de sites touristiques (1 096) et un réseau de mobilité dense, avec 78 gares SNCF et 5 842 arrêts de bus répertoriés par OpenStreetMap. Dans ce grand livre, les chiffres avancent main dans la main avec les histoires locales, comme autant de pages tournées par les habitants qui font tourner les consequences du quotidien.
La vie publique y est dense, portée par 884 mairies et une offre de services publics qui organise le quotidien des communes. La présence de France Services (47 lieux) et de Pôles dédiés (Gendarmerie, Police Municipale, Points Justice, CIJ, Mission Locale, PMI) structure les solidarités et les démarches administratives de chacun. Cette architecture publique, loin d’être une simple infrastructure, est un véritable réseau de proximité qui lie les familles, les commerces et les associations locales autour d’un même territoire.
et dans ce cadre, le dynamisme économique se lit aussi dans les chiffres récents : 14 077 créations d’entreprises enregistrées en 2024 témoignent d’un territoire qui ose, s’adapte et se réinvente. Cette énergie se reflète dans la diversité des quartiers et des villes, où les artisans, artisans, porteurs de projets et associations de communes travaillent à dessiner des perspectives durables, tout en protégeant les espaces naturels et le patrimoine bâti.
Sur les bords de la Côte d’Opale et dans les campagnes alentour, les traces du passé coexistent avec les gestes du quotidien. Des villes comme Calais et Arras illustrent cette coexistence entre port et cité, entre monuments et marchés, entre frissons de mer et douceur des places où se retrouvent les familles. Plus loin, Boulogne-sur-Mer et Lens rappellent que l’industrie du nord, dans sa modernité, s’est écrite aussi sur des fronts consolidés par des infrastructures solides et un réseau de vie associative riche et active.
Le patrimoine historique et naturel est un fil rouge qui traverse le territoire. Parmi les monuments historiques saillants, on peut citer des témoins d’un religion et d’un pouvoir qui ont traversé les siècles: l’abbaye de Blendecques, fondée à la fin du XIIe siècle et témoignée par les pierres qui laissent deviner son ancienne annexe monastique. L’abbaye de Licques porte aussi des traces marquées par la seconde moitié du XVIIIe siècle, tandis que l’abbaye d Arras rejoue les heures des XIXe et XVIe siècles dans le cadre d’un ancien refuge et d’un ensemble monumental encore évoqué par son entrée et les bâtiments alentours. À Wisques, le petit château et le dialogue avec les moniales de Solesmes racontent une histoire d’ouverture et d’accueil. Dans le paysage du secteur, le blockhaus d’Éperlecques est une mémoire poignante du système de défense de la Deuxième Guerre mondiale, à proximité du mur de l’Atlantique, et offre un musée à ciel ouvert sur les pas de l’histoire. Et, pour le souffle civique et social, on peut évoquer la Bourse du Travail et le marché de Calais, emblèmes d’un travail collectif et d’une citoyenneté qui s’organise autour des lieux de rencontre et de revendication.
Dans le quotidien des habitants, le réseau d’infrastructures et de services se dote aussi d’un maillage humain. Les villes comme Liévin, Hénin-Beaumont, Béthune et Bruay-la-Buissière montrent comment les quartiers se rajeunissent tout en préservant les racines industrielles et les espaces verts qui permettent de respirer dans les centres parfois animés. Le tissu local s’étoffe encore autour de Carvin et Avion, où les projets de dynamisation économique coexistent avec des initiatives culturelles et associatives qui favorisent l’emploi des jeunes et le maintien des services publics de proximité.
Autour des agglomérations majeures et des villes plus petites, le territoire sait aussi mettre en lumière des lieux de mémoire et de vie tels que Saint-Omer et Outreau, qui demeurent des points d’accueil pour les familles, les associations de quartier, les sportifs et les passionnés d’histoire ou de nature. À l’échelle littorale, les communes de Berck et les autres bourgs maritimes tissent des itinéraires de promenade et des accueils saisonniers qui renforcent le lien entre plaisirs simples et responsabilité collective. Enfin, Harnes et Bully-les-Mines illustrent la continuité entre travail, culture et politique locale, où les associations de communes jouent un rôle pivot dans la coordination des projets de territoire.
Ce territoire, enraciné dans ses lieux et animé par ses habitants, invite à la découverte et à la curiosité : marche sur les sentiers littoraux, immersion dans les quartiers historiques, participation à des initiatives associatives, à des fêtes de village et à des projets intercommunaux qui font sens pour demain. Et, pour ceux qui aiment élargir les horizons, laissez-vous porter vers des ailleurs qui complètent ce voyage en France: l’Aveyron vous attend pour une autre rencontre avec les paysages, les savoir-faire et les rencontres humaines qui écrivent le récit commun de notre pays. À vous de choisir la porte d’entrée et d’ouvrir le grand chapitre du voyage.
Top communes
Populations (2022)
Créations 2024
Associations
Sécurité / Délinquance
Par défaut seules les données 2024 sont affichées.
62 881 indicateurs diffusés
Cambriolages de logement
Destructions et dégradations volontaires
Escroqueries et fraudes aux moyens de paiement
Trafic de stupéfiants
Usage de stupéfiants
Usage de stupéfiants (AFD)
Violences physiques hors cadre familial
Violences physiques intrafamiliales
Violences sexuelles
Vols avec armes
Vols d'accessoires sur véhicules
Vols dans les véhicules
Vols de véhicule
Vols sans violence contre des personnes
Vols violents sans arme
Données complètes
Cambriolages de logement
Destructions et dégradations volontaires
Escroqueries et fraudes aux moyens de paiement
Trafic de stupéfiants
Usage de stupéfiants
Usage de stupéfiants (AFD)
Violences physiques hors cadre familial
Violences physiques intrafamiliales
Violences sexuelles
Vols avec armes
Vols d'accessoires sur véhicules
Vols dans les véhicules
Vols de véhicule
Vols sans violence contre des personnes
Vols violents sans arme
Créations d'entreprises
Monuments historiques
Top 10 parmi 706 référencés
caserne
Aire-sur-la-Lys • arrêté
1 rue des Alliés ; rue des Tanneurs
Les casernes Taix et Listenois montrent à la fois un intérêt historique, architectural et urbain de la ville d'Aire-sur-la-Lys. C'est l'une des applications du casernement à la Vauban avec des ailes en retour, pavillons des officiers, qui traduisent dans leur classicisme l'architecture française. Architecture civile et militaire se côtoient ainsi harmonieusement à Aire-sur-la-Lys, ville des anciens Pays-Bas espagnols, qui se situe à la frontière de la Flandre et de l'Artois, où s'opposent l'Espagne et la France depuis Charles Quint et François 1er. Le casernement s'intègre dans le plan d'urbanisme de la ville au début du 18e siècle
site archéologique
Arras • arrêté
rue Baudimont
Structure à destination religieuse vouée aux divinités orientales, datée du 3e siècle, détruite vers 370. Nouveau sanctuaire d'origine germanique, puis trois casernes de l'époque théodosienne détruites au début du 5e siècle.
préfecture;palais épiscopal
Arras • arrêté
20 place de la Préfecture
De l'ancien palais épiscopal construit en 1770, ne subsistent que les soubassements en grès. Devenu préfecture en l'an IX, il a brûlé en 1836 et a été reconstruit à l'identique jusqu'en 1856. Le parc est constitué de deux parties distinctes : la cour d'honneur et le jardin avec parterre central et, à droite, le bois, resté proche de sa conception initiale au milieu du 18e siècle.
hôtel
Arras • arrêté
1bis rue du Collège
Hôtel entre cour et jardin, construit au début du Second Empire sur le site du collège des Jésuites. L'ampleur du développement de la façade en pierre et la cour avec ses deux pavillons, dont l'un abritait les écuries, est inhabituelle pour l'époque à Arras. Le décor sculpté et les ferronneries des balcons sont dans la lignée du décor des hôtels du 18e siècle. Les décors intérieurs sont conservés.
temple
Arras • arrêté
16 rue Victor-Hugo
La construction du temple protestant d'Arras est confiée à l'architecte arrageois Alcide Carré. Commencés en mars 1861, les travaux sont achevés en 1863 et le temple est inauguré le 28 mai. Il est donné, la même année, à la ville d'Arras. Au cours de la Première guerre, l'édifice a subi d'importants dommages avec une forte brèche au niveau de la nef, la destruction partielle de la couverture, de la décoration et des aménagements intérieurs de la nef ainsi que de la toiture de l'habitation du concierge et de la sacristie. Les volumes généraux furent conservés avec cependant quelques modifications. Le temple d'Arras est un édifice intéressant à plus d'un titre: son positionnement au sein de l'ancienne Basse-Ville construite au 18ème siècle, son plan original, en retrait, entouré par le presbytère et la maison paroissiale. Organisés autour d'une cour, ces bâtiments donnent plus d'ampleur à cet ensemble. Autre élément original, la galerie à arcades couvertes placée là dès l'origine et maintenue lors des travaux consécutifs aux dommages de guerre. La relative exiguïté de l'édifice est compensée par l'impression de luxe donnée à l'intérieur par la pierre de taille ainsi que la complexité des différentes moulurations des supports, arcs et arcatures.
hôtel;collège
Arras • arrêté
3bis rue Aristide-Briand
Il s'agit d'un édifice élevé au milieu du 18ème siècle, sur le modèle parisien de l'hôtel entre cour et jardin, pourvu de deux étages carrés, d'un toit brisé à la Mansart et d'un avant-corps central à trois travées ornées de sculptures Rocaille. De style Louis XV, il présente, cependant, certains éléments décoratifs annonçant l'évolution vers le style du renouveau classique. En 1780, l'hôtel devient palais abbatial et, en 1793, il est transformé en prison. En 1820, la ville rachète l'immeuble au département afin d'y abriter le collège et une extension est construite à cette même époque. Aujourd'hui, la façade sur jardin est devenue moins lisible et le jardin, dont le sol est goudronné, sert de cour de récréation.
maison
Arras • arrêté
Grande-Place 53
L'ensemble formé par les maisons des 51 et 53 Grand-Place, à l'angle de la rue du Pignon-Bigarré, a conservé l'essentiel de ses dispositions d'origine comme en témoigne la comparaison du cadastre actuel avec le parcellaire ancien. Il constitue de ce point de vue un échantillon intéressant et significatif de l'habitat ancien arrageois. Ces deux maisons étaient debout à la fin des bombardements de la Première Guerre mondiale. Les dispositions en arrière des façades classées sont bien connues grâce au plan relief ; les charpentes sont anciennes, les constructions dans les cours également, avec des portes du 16e siècle. Les caves voûtées reposent sur des colonnes à chapiteaux.
maison
Arras • arrêté
Grande-Place 51
L'ensemble formé par les maisons des 51 et 53 Grand-Place, à l'angle de la rue du Pignon-Bigarré, a conservé l'essentiel de ses dispositions d'origine comme en témoigne la comparaison du cadastre actuel avec le parcellaire ancien. Il constitue de ce point de vue un échantillon intéressant et significatif de l'habitat ancien arrageois. Ces deux maisons étaient debout à la fin des bombardements de la Première Guerre mondiale. Les dispositions en arrière des façades classées sont bien connues grâce au plan relief ; les charpentes sont anciennes, les constructions dans les cours également, avec des portes du 16e siècle. Les caves voûtées reposent sur des colonnes à chapiteaux.
hôtel
Arras • arrêté
2 rue des Jongleurs
Contemporain de la reconstruction de l'ancienne abbaye de Saint-Vaast (vers 1740) , l'hôtel de Guînes, un des rares hôtels particuliers conservés dans la ville d'Arras, est un témoin nécessaire de la vie architecturale et historique du 18e siècle, au même titre que l'hôtel Dubois de Fosseux, actuelle Cour des Comptes. 1738 : début des travaux de construction de l'hôtel. 1792 : vendu comme bien national. 1870 : Siège de la recette générale. 1880 : propriété de la famille Boyenval : construction d'un grand jardin d'hiver, en fonte et verre. 1914 : l'hôtel devient le lieu de réunion d'un cercle militaire. Juillet 1915 : incendie et destruction partielle de l'hôtel. 1952-1953 : la véranda est démontée. L'hôtel est composé de : un corps de logis principal en U, à deux niveaux d'élévation de cinq travées, sur un soubassement de grès assez haut ; toiture en bâtière en ardoises, percée de deux lucarnes dans l'axe des deuxième et quatrième travées ; bâtiments de service (niveau des toitures plus bas) en U, délimitant une cour intérieure : un seul niveau et un attique montés sur un haut soubassement ; toit d'ardoises à brisis, deux lucarnes ; façade principale rue des Jongleurs : un niveau et un attique, travée axiale curviligne plus large et en retrait ; façade arrière, en brique, traces d'arrachements et de percements de baies sur deux niveaux, dont cinq ont des encadrements de pierre blanche et des clefs saillantes ; une lucarne dans l'axe ; façades sur la cour d'honneur : symétrie du corps de logis entièrement en pierre blanche, deux niveaux d'élévation, toit à deux pans en ardoise ; trois travées sur cinq forment un avant-corps où se concentre le décor : pilastres cannelés à chapiteaux doriques, frise historiée, caissons incrustés de roses, fronton triangulaire de style rocaille, etc. ; six baies jumelées de style début 18e, clefs des arcs sculptées de tête de femme, travée centrale datée 1740 ; ailes en retour de trois travées et symétriques ; pignons aveugles. A l'intérieur : trois salons de même volume au rez-de-chaussée du corps de logis ; parquet, décor de lambris, cheminée et plafond bien conservé, dans l'esprit 18e, et probablement enrichi au 19e siècle.