Paysage du département Oise

Département Oise

Code 60 674 communes

Population 2022

823 486

Transports

68 gares

3 787 arrêts bus

Tourisme & monuments

1 054 points touristiques

640 monuments

Portrait du département

Introduction

L’Oise, département du nord de la France, se déploie en Hauts-de-France comme une trame où l’histoire et la vie contemporaine se mêlent au fil des saisons. Avec ses 674 communes, il compte 823 486 habitants en 2022 et fédère un réseau riche de plus de 1 054 points touristiques. Le territoire tisse sa vitalité à partir d’un maillage dense: 68 gares SNCF et 3 787 arrêts de bus recensés par OS M, qui font dialoguer les villages et les villes entre eux. Dans Beauvais, porte d’entrée et capitale administrative, s’écrit une injonction à explorer les lieux avec curiosité et patience. Plus loin, dans Compiègne, les rues et les placettes racontent les siècles passés et les projets qui nourrissent aujourd’hui les familles et les entreprises.

La diversité des paysages invite à la marche et à l’observation: vallées fluviales, clairières et forêts qui donnent au territoire une respiration particulière. Au rythme des saisons, les chemins s’ouvrent sur des clairières baignées de lumière, des étangs et des prairies où les habitants s’imprègnent de l’instant. Sur ce territoire, la nature et le patrimoine s’entrelacent pour inspirer des promenades qui se transforment rapidement en découvertes culturelles et humaines. Dans Creil, les bords de l’Oise accueillent lecteurs et randonneurs qui partagent les brefs silences du dimanche et les conversations des marchés dominicaux. À proximité, Nogent-sur-Oise offre un cadre vivant où les écoles et les associations croisent les habitants dans une douceur recoverable.

Le patrimoine s’écrit aussi dans les pierres et les lieux de culte, témoins du temps long. Parmi les monuments historiques saillants, l’abbaye de Compiègne illustre une mémoire abbayeuse qui traverse les siècles, tandis que d’autres abbayes, telles que celle de Beauvais et leurs amplitudes, rappellent les réseaux d’influence médiévaux qui ont façonné les paysages. Ces lieux se vivent autant qu’ils se contemplent, comme des phares culturels qui montrent que l’on peut bâtir l’avenir sans renier le passé. Dans ce contexte, les villes du territoire se dévoilent comme des scènes où se jouent les gestes quotidiens des associations et des habitants qui s’impliquent pour l’entraide et la cohésion.

La vie locale est portée par un solide socle institutionnel et associatif. Les services publics majeurs forment un véritable réseau de soutien: 674 Mairies, 60 Police Municipale, 41 Gendarmerie, 40 France Services, 22 PMI, 20 EP Ci, 20 Clic et 13 Points Justice. Ce maillage s’accompagne d’un dynamisme économique et entrepreneurial: en 2024, les créations d’entreprises s’élèvent à 10 287, témoignage d’un vivier d’initiatives et d’emplois qui irriguent les villes et les campagnes. Dans Senlis, les échanges entre commerçants, artisans et associations prennent forme autour d’actions collectives et d’événements qui renforcent le lien social. Et partout, les services publics, avec la présence des pôles France Services et des équipements publics intercommunaux, facilitent le quotidien des familles et des personnes en situation de besoin.

Le territoire accueille également les réseaux urbains et ruraux qui font la singularité de l’Oise. Le patrimoine religieux, les châteaux et les domaines de prestige témoignent d’une mémoire partagée et accessible. Parmi les villes où les trajets et les rencontres se croisent, Crépy-en-Valois rappelle que l’histoire peut se vivre au détour d’un marché ou d’un musée, tandis que Méru et Montataire illustrent les dynamiques modernes qui cohabitent avec les traditions locales. Ces lieux, comme les gares et les arrêts de bus, structurent le quotidien des habitants et des visiteurs, invités à découvrir les talentueux paysages qui se déploient autour des anciennes cités industrielles et des bourgs paisibles.

Au fil des lieux, quelques itinéraires mènent à Noyon, à Pont-Sainte-Maxence ou encore à Chantilly, chacun offrant une approche différente du patrimoine et de la vie citoyenne. Dans ces villes, les associations et les communes travaillent de concert pour préserver les ressources publiques, soutenir les initiatives culturelles et accompagner les jeunes et les seniors dans leur quotidien, tout en valorisant les espaces naturels et les lieux historiques qui font la fierté du département.

Et pour ceux qui souhaitent poursuivre leur exploration, l’Oise s’ouvre sur des engagements et des projets collectifs qui se déploient aussi dans les villes moins connues mais tout aussi porteuses d’avenir. À Clermont, à Chambly, à Lamorlaye, et à Gouvieux, les réseaux d’Établissements Publics de Coopération Intercommunale (EPCI), les dispositifs Clic et les initiatives citoyennes renforcent le lien entre territoires et habitants, tout en soutenant l’innovation locale et les services dédiés à chacun. Cette mosaïque fait que l’Oise demeure un territoire vivant, enraciné dans ses lieux et résolument tourné vers l’avenir.

Alors que l’on avance d’un village à l’autre, on comprend que ce département est une invitation à regarder autour de soi avec curiosité et à écouter les voix qui font la France des territoires: travailleurs, artisans, enseignants, associations et élus œuvrant ensemble pour un cadre de vie riche et équilibré. Et lorsque vous aurez exploré ce paysage d’eaux et de pierres, laissez-vous guider vers d’autres horizons: partez à la découverte de l’Aveyron.

Top communes

Populations (2022)

Beauvais 55 906
Compiègne 40 808
Creil 36 494
Nogent-sur-Oise 21 859

Créations 2024

Beauvais 827
Creil 745
Compiègne 579
Nogent-sur-Oise 344

Associations

Beauvais 1825
Compiègne 1424
Creil 837
Senlis 522

Sécurité / Délinquance

Par défaut seules les données 2024 sont affichées.

41 925 indicateurs diffusés

Cambriolages de logement

2024 888 faits 2,61‰

Destructions et dégradations volontaires

2024 4 438 faits 5,60‰

Escroqueries et fraudes aux moyens de paiement

2024 3 357 faits 5,13‰

Trafic de stupéfiants

2024 343 faits 0,02‰

Usage de stupéfiants

2024 3 108 faits 0,91‰

Usage de stupéfiants (AFD)

2024 2 004 faits 0,46‰

Violences physiques hors cadre familial

2024 1 900 faits 0,90‰

Violences physiques intrafamiliales

2024 2 215 faits 2,13‰

Violences sexuelles

2024 854 faits 0,35‰

Vols avec armes

2024 25 faits 0,00‰

Vols d'accessoires sur véhicules

2024 786 faits 0,81‰

Vols dans les véhicules

2024 1 418 faits 1,14‰

Vols de véhicule

2024 1 521 faits 1,38‰

Vols sans violence contre des personnes

2024 3 613 faits 3,32‰

Vols violents sans arme

2024 258 faits 0,02‰

Données complètes

Cambriolages de logement

2024 888 faits 2,61‰
2023 997 faits 2,47‰
2022 816 faits 2,05‰
2021 737 faits 2,62‰
2020 894 faits 2,99‰
2019 1 234 faits 4,08‰
2018 1 527 faits 4,77‰
2017 1 378 faits 4,74‰
2016 1 355 faits 4,77‰

Destructions et dégradations volontaires

2024 4 438 faits 5,60‰
2023 4 788 faits 5,23‰
2022 4 650 faits 5,13‰
2021 4 672 faits 5,37‰
2020 4 892 faits 5,84‰
2019 6 310 faits 7,01‰
2018 6 667 faits 7,77‰
2017 7 245 faits 8,59‰
2016 7 415 faits 8,92‰

Escroqueries et fraudes aux moyens de paiement

2024 3 357 faits 5,13‰
2023 3 208 faits 4,79‰
2022 2 704 faits 3,84‰
2021 2 412 faits 3,04‰
2020 2 021 faits 2,25‰
2019 1 932 faits 1,92‰
2018 1 804 faits 1,88‰
2017 1 886 faits 1,91‰
2016 1 840 faits 1,76‰

Trafic de stupéfiants

2024 343 faits 0,02‰
2023 354 faits 0,03‰
2022 310 faits 0,04‰
2021 257 faits 0,02‰
2020 188 faits 0,01‰
2019 207 faits 0,01‰
2018 275 faits 0,04‰
2017 251 faits 0,03‰
2016 214 faits 0,05‰

Usage de stupéfiants

2024 3 108 faits 0,91‰
2023 3 139 faits 0,88‰
2022 3 604 faits 1,24‰
2021 3 495 faits 1,63‰
2020 1 770 faits 1,06‰
2019 1 415 faits 0,65‰
2018 1 364 faits 0,54‰
2017 1 283 faits 0,40‰
2016 1 260 faits 0,41‰

Usage de stupéfiants (AFD)

2024 2 004 faits 0,46‰
2023 1 972 faits 0,42‰
2022 2 245 faits 0,55‰
2021 2 100 faits 0,73‰
2020 413 faits 0,19‰
2019 Non diffusé 0,00‰
2018 Non diffusé 0,00‰
2017 Non diffusé 0,00‰
2016 Non diffusé 0,00‰

Violences physiques hors cadre familial

2024 1 900 faits 0,90‰
2023 1 891 faits 0,73‰
2022 1 745 faits 0,65‰
2021 1 667 faits 0,62‰
2020 1 497 faits 0,67‰
2019 1 603 faits 0,55‰
2018 1 603 faits 0,54‰
2017 1 549 faits 0,51‰
2016 1 611 faits 0,53‰

Violences physiques intrafamiliales

2024 2 215 faits 2,13‰
2023 2 322 faits 2,20‰
2022 1 912 faits 1,55‰
2021 1 771 faits 1,14‰
2020 1 324 faits 0,74‰
2019 1 254 faits 0,61‰
2018 1 062 faits 0,48‰
2017 951 faits 0,45‰
2016 979 faits 0,42‰

Violences sexuelles

2024 854 faits 0,35‰
2023 884 faits 0,39‰
2022 687 faits 0,22‰
2021 684 faits 0,22‰
2020 401 faits 0,07‰
2019 450 faits 0,08‰
2018 428 faits 0,07‰
2017 351 faits 0,06‰
2016 347 faits 0,06‰

Vols avec armes

2024 25 faits 0,00‰
2023 23 faits 0,00‰
2022 18 faits 0,00‰
2021 20 faits 0,00‰
2020 31 faits 0,00‰
2019 38 faits 0,00‰
2018 31 faits 0,00‰
2017 26 faits 0,00‰
2016 36 faits 0,00‰

Vols d'accessoires sur véhicules

2024 786 faits 0,81‰
2023 855 faits 0,59‰
2022 861 faits 0,66‰
2021 633 faits 0,44‰
2020 614 faits 0,38‰
2019 994 faits 0,74‰
2018 1 256 faits 0,89‰
2017 1 428 faits 1,10‰
2016 1 491 faits 1,10‰

Vols dans les véhicules

2024 1 418 faits 1,14‰
2023 1 444 faits 1,11‰
2022 1 183 faits 0,97‰
2021 1 266 faits 1,44‰
2020 1 242 faits 1,44‰
2019 1 525 faits 1,49‰
2018 2 111 faits 2,15‰
2017 2 447 faits 2,58‰
2016 2 201 faits 2,55‰

Vols de véhicule

2024 1 521 faits 1,38‰
2023 1 423 faits 1,38‰
2022 1 419 faits 1,45‰
2021 1 369 faits 1,39‰
2020 1 416 faits 1,44‰
2019 1 624 faits 1,67‰
2018 2 258 faits 2,31‰
2017 2 453 faits 2,50‰
2016 2 564 faits 2,67‰

Vols sans violence contre des personnes

2024 3 613 faits 3,32‰
2023 3 512 faits 3,05‰
2022 3 440 faits 2,94‰
2021 3 126 faits 2,56‰
2020 2 936 faits 2,35‰
2019 3 887 faits 3,32‰
2018 3 837 faits 3,33‰
2017 4 181 faits 3,66‰
2016 4 231 faits 3,57‰

Vols violents sans arme

2024 258 faits 0,02‰
2023 255 faits 0,01‰
2022 197 faits 0,02‰
2021 198 faits 0,01‰
2020 252 faits 0,02‰
2019 319 faits 0,03‰
2018 411 faits 0,04‰
2017 470 faits 0,04‰
2016 427 faits 0,04‰

Créations d'entreprises

2024 10 287
2023 9 644
2022 9 619
2021 9 399
2020 7 618
2019 7 362
2018 6 482
2017 5 842
2016 5 444
2015 5 237
2014 5 429
2013 5 228
2012 5 280

Monuments historiques

Top 10 parmi 640 référencés

Voir tous

hôtel;établissement de bienfaisance

Beauvais • arrêté

14e s.;16e s.;18e s.;19e s.

rue de Buzenval ; rue du 27-Juin ; rue de Gesvres

L'institution du Bureau des Pauvres s'est développée progressivement dans un îlot du quartier Saint-Laurent. Elle a d'abord intégré des bâtiments anciens (Hôtel Saint-Just, 14e siècle et chapelle attenante, 16e siècle) puis s'est accrue de constructions conçues pour son usage spécifique : grand bâtiment le long de la rue Buzenval (1777-1792) , bâtiment à pan de bois à l'angle de la rue du 27-Juin et de la rue de Gesvres (18e siècle) - les bâtiments 19e siècle reprennent les tracés des bâtiments anciens qu'ils ont remplacés, mais n'offrent pas une grande qualité d'exécution.

église paroissiale

Bonneuil-les-Eaux • arrêté

Moyen Age;16e s.

rue de l'Eglise

Eglise rurale complexe par son architecture qui témoigne de ses vicissitudes historiques : vestiges médiévaux, campagne de reconstruction majeure au 16e siècle, remaniements aux 17e et 18e siècles et restauration au 19e siècle (vitraux de la fin du 19e et du début du 20e siècles). Cette église possède deux choeurs, l'un prioral, l'autre paroissial.

église

Agnetz • avis de classement

13e s.;14e s.;16e s.

Tout en pierre de taille, cette simple église paroissiale bénéficie de la combinaison d'éléments architectoniques et stylistiques élaborés qui, portant la marque de l'influence rémoise, offrent l'un des exemples les plus aboutis des formules rayonnantes en Beauvaisis rural. Des campagnes de restaurations ont eu lieu en 1924, 1962, 1980, 1983. L'église paroissiale, établie sur un terrain en forte déclivité, ce qui explique l'existence d'une crypte sous la sacristie du 14e siècle ; au flanc sud de l'abside, offre un plan régulier qui révèle pourtant la juxtaposition de plusieurs campagnes de travaux successives. Trois siècles séparent en effet la nef rayonnante de quatre travées, bordée de collatéraux simples, élevée vers 1240-1250, de l'abside flamboyante élancée qui a sans-doute remplacé, vers 1540, le chevet plat du sanctuaire médiéval. Entre-temps auront été bâtis, à la fin du 13e et au début du 14e siècle, le transept, dont la croisée supporte un clocher trapu carré, ainsi que la travée droite de choeur, flanquée de chapelles collatérales. Tout en pierre de taille de moyen appareil, seule discordance dans ce concert architectonique, le mur du collatéral nord de la nef, dont les assises inférieures, bâties en moellons, se prolongent au même niveau du croisillon nord, témoigne des tâtonnements des maîtres d'oeuvre du 13e siècle, lors de la construction de la nef.

église

Allonne • liste;arrêté

12e s.;13e s.;16e s.

Eglise des 12e (clocher, mur méridional du choeur) , 13e (choeur à chevet plat, mur septentrional du choeur) et 16e siècles. Elle comporte une large nef avec portail roman et flamboyant à l'ouest et voûtée sur croisée d'ogives reposant sur des piles ondulées. L'édifice présente des chapiteaux romans soutenant les voûtes d'arêtes du collatéral sud du choeur, des vestiges de peintures murales du 16e siècle et du mobilier, dont plusieurs objets sont classés.

église

Amblainville • arrêté

10e s.;11e s.;12e s.;13e s.;16e s.

La construction d'une première église remonte très loin, sans doute au 10e ou début du 11e siècle. Cela se remarque à l'emploi de pastoureaux encore bien visibles de part et d'autre du portail. Ces petits moellons proviennent certainement de ruines romaines qui se trouvaient tout près de là. Au cours du 11e siècle, la nef fut restaurée et certainement augmentée, comme le prouve l'utilisation de l'opus spicatum, une manière de poser les pierres en forme d'épi. Cela se voit surtout du côté sud au-dessus du bas-côté en appentis vers le nord, le mur a été recouvert de ciment. Le choeur fut édifié au 13e siècle et très modifié au 16e. Mais, du 13e siècle, on remarque encore des voûtes et le mur du fond plat percé de trois fenêtres ogivales, mais embrassées par une large arcature en plein-cintre. Des transformations importantes furent entreprises au cours du 16e siècle Le transept fut doublé par des chapelles latérales, une date gravée indique 1586. Vers l'extérieur, une frise ondée fut sculptée tout autour des chapelles ajoutées, mais on remarque dans l'intérieur, surtout à droite, des nervures et des clefs à pendentifs, ainsi qu'une sorte d'alcôve voûtée et décorée de colonne à chapiteaux ornés d'hippocampes, un style qui rappelle ce qui se voit à l'église de Montjavoult et à Gisors. La tour polygonale est aussi du 16e siècle Le portail date de la Renaissance. Il est orné de pampres de vigne et de niches. Les sculptures sont assez dégradées, mais on peut encore voir un angelot fort gracieux. Jadis un porche protégeait ce beau portail contre les intempéries et il a été enlevé.

église

Angicourt • liste

12e s.;13e s.

L'édifice en pierre est le fruits de trois campagnes de travaux, successives mais distinctes, qui se différencient assez nettement, aussi bien à l'extérieur qu'à l'intérieur. Le clocher, établi à la croisée, pourrait en être la partie la plus ancienne (1150-1160) , si l'on se fie au bandeau inférieur de la tour, presque entièrement dissimulé par les combles du choeur, du transept et de la nef. Celle-ci, formée de deux travées doubles et bordée de collatéraux, semble avoir été bâtie vers 1170-1180, tout comme le transept et le choeur, remaniés au milieu du 13e siècle Le tout adoptant initialement un plan en croix latine. La nef se distingue par son voûtement sexpartite, assez peu fréquent en les églises rurales de cette époque. Ce voûtement repose sur des supports vigoureusement alternés, associant piles monostyles et piles composées, dont les chapiteaux présentent de larges feuilles d'eau recourbées en crochets. La nef se caractérise également par un traitement, lui aussi peu usité à cette période, de son élévation bipartite constituée de grandes arcades en tiers-point. Cette élévation est contrebutée par une batterie d'arcs-boutants appuyés sur des culées à retraites. C'est vers le milieu du 13e siècle que le croisillon nord du transept, est réuni au choeur par l'adjonction d'une vaste chapelle collatérale orientée, de mêmes proportions que le croisillon, constituant ainsi, avec la croisée et l'abside, un choeur-halle très similaire aux aménagements contemporains des églises voisines. Les parois du chevet sont dotées de vitraux représentatifs du traitement privilégié accordé aux remplages en ces années 1240-1250. De cette campagne de travaux est également contemporain, à Angicourt, le porche occidental. L'église conserve quelques éléments de son mobilier médiéval : une cuve baptismale du 12e siècle, un autel de même époque établi en la chapelle collatérale nord du choeur, une statue dite de saint Louis (13e siècle) et était jadis dotée de vestiges de peintures murales du 13e siècle représentant le Christ Juge, ainsi qu'un saint évêque, peut-être saint Vaast.

église

Angy • liste

12e s.;13e s.

La partie la plus ancienne (12e siècle) est le croisillon sud du transept, terminé par un cul-de-four, dans lequel a été remontée l'ancienne porte de l'église, au linteau finement sculpté. La nef, couverte d'un plafond plat en bois, ouvrant au nord, sur un collatéral étroit (mur sud moderne) , le transept voûté, le choeur et le clocher, sont du début du 13e siècle Le clocher, élevé sur la croisée, est une robuste tour, percée sur chaque face d'une double baie recoupée à tympans ajourés avec couverture en bâtière (oculus à rosace dans les pignons). Abside saillante à fenêtres en plein-cintre, ornées de pointes de diamant, corniche à modillons géométriques. Sur le croisillon nord : corniche beauvaisine.

église

Armancourt • arrêté

16e s.

L'église présente une silhouette très pittoresque sur la colline où elle est édifiée près d'une ancienne source au caractère anciennement miraculeux. Sa structure de pierre de taille est très sérieusement affectée par des mouvements du sol qui ont désarticulé les supports et les voûtes tant près du portail qu'au chevet.

maison

Attichy • arrêté

18e s.;19e s.

1 rue de la Rivière

La propriété se compose d'une maison d'habitation principale datant probablement de l'extrême fin du 18e siècle, d'un parc comportant quatre platanes âgés de 250 à 300 ans, de dépendances et d'une serre. L'élévation arrière de la demeure est assez intéressante avec son avant-corps à péristyle et fronton triangulaire dans le style néoclassique. La maison de la rue de la Rivière est un témoin intéressant de l'architecture privée de la notabilité de province du 19e siècle. Elle illustre également parfaitement la maison de campagne bourgeoise du 19e siècle. Son architecture est par ailleurs très équilibrée et soignée, avec finesse du décor (pilastres, colonnes et chapiteaux, rampe en ferronnerie, niches et bandeau soulignant les niveaux). L'ensemble a été assez peu modifié ou dénaturé, ce qui est également le cas des communs et de la serre.

usine de céramique

Auneuil • arrêté

19e s.

avenue du Maréchal-Foch

L'usine Boulenger demeure le témoignage bien préservé dans son authenticité d'un très important site industriel de fabrication de carreaux mosaïque incrustés, implanté à Auneuil en 1848 par les frères Achille et Aimé Boulenger, au coeur de la grande région céramique du pays de Bray. Le musée, le magasin d'expédition qui abrite encore aujourd'hui un four, exploité par un potier japonais, et la maison patronale formaient, avec leur riche ornementation céramique extérieure, une véritable vitrine publicitaire pour l'entreprise.