Département Guadeloupe
Population 2022
383 569
Transports
0 gares
0 arrêts bus
Tourisme & monuments
0 points touristiques
112 monuments
Portrait du département
Guadeloupe (971) : un territoire qui fait maison, auprès des eaux et des collines
Au cœur du territoire 971, la Guadeloupe révèle d’emblée son unité dans la diversité: 32 communes assemblent une population de 383 569 habitants en 2022 et créent une mosaïque où marchés, jardins et presqu’îles se répondent. Dans ce décor vivant, deux pôles structurent l’espace et l’énergie du quotidien: Les Abymes et Baie-Mahault, véritables portes d’entrée économiques et sociales qui ancrent l’urbanité dans les paysages littoraux et ruraux.
La nature y parle par les parfums des mangroves et la clarté des criques, et l’air même semble faire naître des projets dans les rues et les places. Le territoire invite autant qu’il respire: le littoral offre des horizons bleus, les collines protègent des vallées fertiles, et les sentiers des territoires comme Le Gosier ou Sainte-Anne évoquent l’équilibre entre mer et forêt. Selon l’inventaire donné ici, les points touristiques recensés restent à 0, mais les paysages, eux, savent raconter et surprendre ceux qui se mettent en marche.
Sur les places, l’histoire s’écrit au rythme des pierres et des mémoires. Aux abords de Basse-Terre, la cathedralisation et les casernes ont façonné des visions urbaines qui se mêlent à des vestiges plus discrets des aqueducs et réservoirs—des témoins d’un passé qui a laissé sa trace dans le chemin de Petite Guinée et dans le franchissement de ravines comme celle du Lion. Dans ce même esprit, Pointe-à-Pitre résonne comme le carrefour des échanges et des projets, tandis que Basse-Terre demeure le centre administratif et spirituel d’un territoire où l’aube des siècles se lit dans les pierres.
Le patrimoine saillant se révèle aussi dans des ensembles monumentaux qui racontent l’évolution des villes et des vies. L’aqueduc et le réservoir, témoignages majeurs du 18e siècle à proximité du chemin de Petite Guinée, marquent l’ingéniosité du temps passé. Plus loin, les casernes et la cathédrale ponctuent l’architecture religieuse et militaire qui jalonnent les rues. Des lieux comme Saint-François et Morne-à-l'Eau portent ces récits vivants, visibles à chaque détour et portés par les habitants qui font revivre le patrimoine au quotidien.
La vie publique et la citoyenneté s’appuient sur des infrastructures et des services qui structurent le quotidien: 32 mairies, 31 France Services, 22 Police Municipale, 21 Gendarmerie, 15 France Travail, 14 Point Justice, 9 Cpam et 9 Trésorerie. Cette articulation s’observe concrètement dans les centres urbains comme Baie-Mahault et Les Abymes, où l’on croise guichets et services, lieux de vie et d’accueil, qui facilitent les démarches et les échanges entre habitants et institutions.
Au-delà des chiffres, la démographie raconte une vitalité complexe. Avec une part notable des seniors et une présence soutenue des jeunes adultes, le département voit aussi émerger une dynamique entrepreneuriale: 8 178 créations d’entreprises en 2024, signe d’un réseau d’acteurs qui tisse l’économie locale et l’innovation dans les 32 communes. Des territoires comme Le Moule et Saint-François deviennent ainsi des laboratoires de projets, où artisans, porteurs de services et commerces de proximité alimentent le quotidien et les rencontres.
La vie collective s’appuie sur des associations et des dispositifs intercommunaux qui coordonnent les ambitions communes. Dans les quartiers et les espaces publics, des partenariats se tissent autour des infrastructures, de l’éducation et des actions solidaires. Des lieux comme Petit-Bourg montrent comment la coopération entre communes peut amplifier les ressources et les initiatives culturelles, sociales et environnementales, tout en donnant à chacun la possibilité de s’impliquer et de s’exprimer dans le tissu local.
Le regard porté sur les monuments et les sites d’importance reflète aussi le lien entre passé et présent. Capesterre-Belle-Eau et Sainte-Rose s’inscrivent dans ce récit comme des témoins de l’histoire sociale et économique, tandis que Saint-Claude offre un espace où les générations dialoguent autour des lieux et des usages du patrimoine. Dans la lumière des après-midis, les rues et les places de Capesterre-Belle-Eau et Sainte-Rose invitent à écouter les récits qui lissent les contours du temps et de l’espace partagé par la population.
Et si l’inventaire ne liste pas de «points touristiques recensés» au sens strict, ce département demeure un récit en mouvement: Morne-à-l’Eau, Saint-Claude et Petit-Canal côtoient les marchés, les embarcadères et les fêtes qui font le quotidien vivant et chaleureux de ces villes. Chaque rue, chaque façade, chaque arbre raconte une histoire où l’avenir se mêle à l’héritage. Dans cet esprit, laissez la curiosité vous guider vers d’autres terres et, peut-être, vers l’Aveyron, pour une découverte tout aussi riche et humaine – partez à la découverte de l’Aveyron.
Top communes
Populations (2022)
Créations 2024
Associations
Sécurité / Délinquance
Par défaut seules les données 2024 sont affichées.
3 045 indicateurs diffusés
Cambriolages de logement
Destructions et dégradations volontaires
Escroqueries et fraudes aux moyens de paiement
Trafic de stupéfiants
Usage de stupéfiants
Usage de stupéfiants (AFD)
Violences physiques hors cadre familial
Violences physiques intrafamiliales
Violences sexuelles
Vols avec armes
Vols d'accessoires sur véhicules
Vols dans les véhicules
Vols de véhicule
Vols sans violence contre des personnes
Vols violents sans arme
Données complètes
Cambriolages de logement
Destructions et dégradations volontaires
Escroqueries et fraudes aux moyens de paiement
Trafic de stupéfiants
Usage de stupéfiants
Usage de stupéfiants (AFD)
Violences physiques hors cadre familial
Violences physiques intrafamiliales
Violences sexuelles
Vols avec armes
Vols d'accessoires sur véhicules
Vols dans les véhicules
Vols de véhicule
Vols sans violence contre des personnes
Vols violents sans arme
Créations d'entreprises
Monuments historiques
Top 10 parmi 112 référencés
église;presbytère
Basse-Terre • arrêté
allée du Mont-Carmel ; rue Dugommier
Cette église était, à l'origine, la chapelle de la Compagnie de Jésus, implantée en Guadeloupe depuis 1651. Seule la partie centrale de la façade principale peut être datée de la fin du 17e ou du début du 18e siècle. L'église, agrandie par deux collatéraux au 19e siècle, porte essentiellement la marque du 20e siècle avec l'intervention de l'architecte Isnard qui ajoute des tribunes aux collatéraux. Il édifie également un chevet plat surmonté d'un clocher carré, et couronne la façade principale d'une corniche et d'une niche qui reçoit la statue de Notre-Dame. La nef est couverte d'une voûte en béton armé. Le presbytère est accolé à l'église et son clocher. Sa partie ancienne se trouve dans le prolongement du clocher. Elle est en maçonnerie et possède des baies rectangulaires avec encadrement et chaîne d'angle en pierre de taille. Elle a été agrandie en 1930-1940. L'enclos paroissial constitue une curiosité, compte tenu du culte autour de Notre-Dame et d'une source réputée miraculeuse mais tarie, rendant inutiles les installations des bains couverts et du bassin. La population vient se recueillir auprès de la reconstitution de la grotte de Lourdes, datée de 1917.
monument aux morts;square
Lamentin • arrêté
rue de la République ; rue du Square
Ce square et son monument aux morts fédèrent l'ensemble urbain le plus complet et le mieux conservé de l'architecte Ali Tur. Edifié en 1932, l'ouvrage combine deux types de monuments commémoratifs : la stèle et l'obélisque. Occupant une emprise au sol importante, il se compose d'un emmarchement central et de six poteaux de section carrée, chanfreinés aux angles et distribués de part et d'autre d'un poteau central. Cet édifice sobre, au caractère rythmé et élancé, impose par sa monumentalité. Il compte parmi les premiers édifices créés sur mesure, dans le style Art Déco, pour ce type de commémoration.
maison;musée
Pointe-à-Pitre • arrêté
9 rue de Nozières
Grande maison bourgeoise de la fin du 19e siècle, à ossature métallique.
monument aux morts
Les Abymes • arrêté
Il s'agit d'une réalisation du sculpteur et céramiste Ardaches Baldjian, qui livre un exemple très rare de monument figuratif. La structure du monument est en béton. Le fût de la colonne évoque un obus : les parties inférieures des quatre angles sont saillantes et arrondies, le sommet de l'obélisque est arrondi et pointu comme une tête d'obus. Ses quatre faces sont décorées avec des inscriptions et des carreaux de céramique peints représentant des allégories. Le programme iconographique des panneaux est particulièrement riche, servi par un dessin traduisant la sobriété du discours et des émotions.
site archéologique
Baillif • arrêté
Ce site, connu depuis 1886, est situé dans le lit d'une rivière classée dans le Domaine public fluvial. Il est composé de 21 blocs portant 74 figures et neuf polissoirs. Les figurations sont, le plus souvent, anthropomorphes, plus rarement zoomorphes. Elles sont parfois simples (cupules figurant une face avec les yeux) ou plus complexes: faces élaborées suggérant des masques ou personnages dotés d'un corps, comme certains stylisés par des traits et dénommés « fil de fer ».
glacière
Basse-Terre • arrêté
rue L'Herminier ; rue Germain-Basse ; boulevard du Général-de-Gaulle
Elément des anciens entrepôts, édifié à la fin du 18e siècle ou au début du 19e. De forme octogonale, il est bâti en pierres de taille et briques, et couvert d'une coupole. Sa fonction témoigne du transport et de la conservation de la glace, ainsi que des échanges économiques de l'île avec d'autres pays. La glacière est actuellement utilisée comme cave à vin.
maison
Basse-Terre • arrêté
rue de la République ; rue Saint-François ; rue Léonard
Edifice témoignant de la plus ancienne urbanisation de Basse-Terre, et du parcellaire initial des premières implantations urbaines. La maison a été construite à l'usage d'habitation et de local commercial dans le dernier quart du 18e siècle. Elle conserve des vestiges de l'ancienne boulangerie.
maison
Basse-Terre • arrêté
256 rue Amédée-Fengarol
Maison urbaine à étage, avec une façade sud à moëllons et une façade nord en bois. Le dallage d'une partie de l'actuelle cuisine correspond à ce qui devait être à l'origine une petite cour. Les plans de 1769 et 1784 représentent une grande maison le long de la cale et à proximité des magasins du roi.
caserne;arsenal
Basse-Terre • arrêté
35 rue Dugommier ; 7 rue Rémy-Nainsouta
En 1654, les Jésuites achètent le terrain et construisent le premier couvent à l'emplacement de l'actuelle préfecture. Il est détruit en 1703 lors de l'attaque anglaise, et reconstruit au-dessus de l'église. Après l'expulsion des Jésuites en 1764, l'ensemble est attribué à l'artillerie par le gouverneur Nolivos. Un plan de 1766 montre les bâtiments répartis sur deux terrasses. La maison des pères est occupée par les officiers. Le bâtiment des visiteurs est transformé en magasin et caserne pour les canonniers. Les dépendances sont transformées en magasins. La terrasse inférieure porte une caserne en bois et deux pavillons pour les officiers. En 1770, les magasins situés à l'arrière de la maison des pères sont agrandis. Ces installations, appelées quartier rouge, seront séparées de la propriété en 1780 lors du percement de la rue de l'Arsenal. La Révolution et les cyclones de 1821 et 1825 provoquent des dégâts qui sont réparés à partir de 1831. L'Arsenal est désaffecté en 1907. Vendu aux enchères en 1912, les bâtiments sont transformés en habitations. Sont présents les restes de canaux et de bassins de décantation qui recueillaient l'eau abondante des ravines.
palais de justice;tribunal
Basse-Terre • arrêté
6 boulevard Félix-Eboué ; rue de la République
Ce monument fait partie d'un projet urbain comprenant le palais de justice, le conseil général et le champ d'Arbaud. Exemple remarquable de l'architecture officielle des années 1930. Il a été construit en 1934 par Ali-Georges Tur, architecte du ministère des Colonies chargé de la reconstruction de nombreux édifices guadeloupéens à la suite du cyclone de septembre 1928. L'édifice, qui conserve des éléments du mobilier conçu par Tur, est construit en béton armé suivant un axe diagonal est-ouest générant un traitement d'angle très caractéristique.