Paysage du département Gard

Département Gard

Code 30 349 communes

Population 2022

763 407

Transports

28 gares

3 162 arrêts bus

Tourisme & monuments

3 209 points touristiques

562 monuments

Portrait du département

Gard, terre d’éclats et de reliefs

Le Gard, département charnière de l’Occitanie, s’étire entre littoral et garrigue, offrant un terrain fertile à l’émerveillement et à la mémoire. Avec 349 communes et une population de 763 407 habitants en 2022, il forme une mosaïque où les cités anciennes dialoguent avec les villages ruraux, et où le rythme des marchés, des fêtes et des jardins se mêle au souffle du fleuve et des reliefs. Dans l’écrin lumineux de Nîmes, les monuments antiques côtoient les rues modernes, faisant du Gard un laboratoire vivant où patrimoine et vie quotidienne se nourrissent mutuellement.

Les infrastructures irriguent largement ce territoire: 28 gares SNCF et un réseau d’arrêts de bus (OSM) qui compte 3 162 points, tissant une trame accessible pour toutes les générations. À travers ce maillage, Alès se pose comme une porte des Cévennes, ville intermédiaire où l’industrie se réinvente et où les habitants se retrouvent autour des marchés et des festivals. Dans ce même esprit, le Gard s’affirme comme une mosaïque où les services publics — mairies, police municipale, Gendarmerie, France Services et bien d’autres — oeuvrent au quotidien pour la cohésion locale et la qualité de vie.

Le patrimoine est omniprésent sans que la modernité n’efface les traces du passé. Bagnols-sur-Cèze concentre les témoignages d’une histoire qui a su se réinventer, des ponts et des places aux paysages qui invitent à la flânerie. Le décompte des points touristiques, déjà impressionnant avec plus de trois mille chiffres répertoriés (3 209 au total), rappelle que chaque recoin recèle une histoire: abbaye, arènes, aqueduc, et autant de gestes qui ont façonné le territoire et continuent d’attirer les visiteurs et les résidents à la fois.

Sur ce littoral intérieur, les villes et les villages partagent l’omniprésence du fleuve et des canaux qui ont façonné les échanges. Beaucaire, port emblématique sur le Rhône, témoigne de cette liaison entre terre et eau, entre marchés de produits du sud et passerelles historiques. Autour des berges et des places, les conversations des habitants racontent le quotidien des light-ups et des marchés nocturnes, où la cuisine et l’artisanat se donnent rendez-vous.

Les deux villes médiévales que sont Saint-Gilles et Villeneuve-lès-Avignon rappellent l’importance des ensembles religieux et des fortifications, témoins d’un passé où l’architecture chantait la puissance des abbayes et des remparts. Entre ces pierres et les activités quotidiennes des habitants, les associations de communes tissent des réseaux culturels, sportifs et environnementaux qui dynamisent les territoires et élèvent l’esprit collectif.

On respire aussi le dynamisme des petites villes et des villages qui ponctuent le cadre rural du Gard. À Vauvert, les marchés colorés et les initiatives citoyennes éclairent lesLire rues du quotidien, tandis que Pont-Saint-Esprit, porte d’entrée des vallées et des cultures du sud, offre des promenades le long de chemins où s’entremêlent vignobles et vergers. C’est dans ce mouvement continu que s’inscrivent les projets intercommunaux et les actions d’insertion économique soutenues par les institutions locales.

Le littoral gardois n’a pas son pareil pour inviter à la découverte. Aigues-Mortes et Les Angles évoquent à leur manière la diversité des paysages: les remparts et les ruelles médiévales d’une cité maritime et les collines et panoramas qui Bordent les étangs et les vignes des arrière-pays. Le Gard sait aussi cultiver les lieux de respiration, les jardins partagés et les sentiers qui se frayent un chemin entre plages et villages perchés, offrant une autre façon d’appréhender l’espace et le temps.

Sur le littoral et dans l’arrière-pain, Le Grau-du-Roi et Marguerittes illustrent cette dualité entre station balnéaire et terroir, entre activités nautiques et vie agricole, entre animations estivales et calme des soirs d’hiver. Les habitants, qu’ils soient venus s’y installer ou y être nés, savent que la culture du partage joue un rôle majeur dans la cohésion du territoire et que les infrastructures et les services publics soutiennent cette dynamique au quotidien.

À l’approche du cœur du département, Uzès réveille l’élan du patrimoine vivant, avec des places animées et des marchés qui ont su conserver leur âme provençale tout en s’ouvrant aux visiteurs. Non loin, Rochefort-du-Gard illustre la subtile articulation entre zones agricoles et projets urbains, où la vie associative et les initiatives locales nourrissent l’énergie du territoire et renforcent les liens entre habitants et collectivités publiques.

Enfin, dans une dernière respiration du Gard, Bellegarde symbolise cette profondeur territoriale: des réseaux associatifs actifs, une offre de services publics étoffée et une volonté affirmée de préserver un équilibre entre patrimoine et modernité. Le Gard, par ses paysages et ses villes, invite chacun à traverser les lieux avec curiosité et sensibilité, à découvrir les associations et les initiatives qui animent ce territoire et qui en font une source d’inspiration pour tous les publics.

Et pour élargir encore les horizons, laissez-vous aussi guider vers l’Aveyron pour une autre découverte qui complète le voyage des Terres du Midi et des vallées ensoleillées.

Top communes

Populations (2022)

Nîmes 150 444
Alès 45 025
Bagnols-sur-Cèze 18 124
Beaucaire 15 695

Créations 2024

Nîmes 2 946
Alès 571
Bagnols-sur-Cèze 276
Saint-Gilles 239

Associations

Nîmes 5603
Alès 1557
Bagnols-sur-Cèze 597
Beaucaire 468

Sécurité / Délinquance

Par défaut seules les données 2024 sont affichées.

21 702 indicateurs diffusés

Cambriolages de logement

2024 2 206 faits 7,08‰

Destructions et dégradations volontaires

2024 5 613 faits 7,16‰

Escroqueries et fraudes aux moyens de paiement

2024 4 096 faits 5,96‰

Trafic de stupéfiants

2024 499 faits 0,05‰

Usage de stupéfiants

2024 2 346 faits 1,41‰

Usage de stupéfiants (AFD)

2024 1 444 faits 0,68‰

Violences physiques hors cadre familial

2024 1 911 faits 1,20‰

Violences physiques intrafamiliales

2024 1 987 faits 1,93‰

Violences sexuelles

2024 864 faits 0,66‰

Vols avec armes

2024 43 faits 0,00‰

Vols d'accessoires sur véhicules

2024 681 faits 0,58‰

Vols dans les véhicules

2024 1 594 faits 1,83‰

Vols de véhicule

2024 1 095 faits 0,65‰

Vols sans violence contre des personnes

2024 4 978 faits 4,74‰

Vols violents sans arme

2024 258 faits 0,02‰

Données complètes

Cambriolages de logement

2024 2 206 faits 7,08‰
2023 2 039 faits 5,30‰
2022 1 937 faits 5,41‰
2021 2 087 faits 5,88‰
2020 2 095 faits 5,65‰
2019 2 993 faits 8,23‰
2018 2 663 faits 7,84‰
2017 3 314 faits 9,28‰
2016 2 904 faits 8,03‰

Destructions et dégradations volontaires

2024 5 613 faits 7,16‰
2023 5 365 faits 6,20‰
2022 5 410 faits 6,86‰
2021 5 148 faits 6,41‰
2020 5 091 faits 6,17‰
2019 6 270 faits 7,42‰
2018 6 228 faits 6,99‰
2017 6 612 faits 7,46‰
2016 6 489 faits 7,45‰

Escroqueries et fraudes aux moyens de paiement

2024 4 096 faits 5,96‰
2023 3 852 faits 5,29‰
2022 3 358 faits 4,21‰
2021 3 023 faits 3,72‰
2020 2 607 faits 3,03‰
2019 2 507 faits 2,93‰
2018 2 171 faits 2,41‰
2017 1 915 faits 2,11‰
2016 1 921 faits 2,03‰

Trafic de stupéfiants

2024 499 faits 0,05‰
2023 346 faits 0,02‰
2022 273 faits 0,01‰
2021 263 faits 0,01‰
2020 204 faits 0,02‰
2019 214 faits 0,02‰
2018 149 faits 0,01‰
2017 155 faits 0,01‰
2016 147 faits 0,02‰

Usage de stupéfiants

2024 2 346 faits 1,41‰
2023 2 150 faits 1,01‰
2022 1 730 faits 0,72‰
2021 1 384 faits 0,54‰
2020 1 015 faits 0,37‰
2019 885 faits 0,27‰
2018 934 faits 0,26‰
2017 910 faits 0,32‰
2016 1 042 faits 0,35‰

Usage de stupéfiants (AFD)

2024 1 444 faits 0,68‰
2023 1 259 faits 0,35‰
2022 615 faits 0,10‰
2021 472 faits 0,09‰
2020 162 faits 0,03‰
2019 Non diffusé 0,00‰
2018 Non diffusé 0,00‰
2017 Non diffusé 0,00‰
2016 Non diffusé 0,00‰

Violences physiques hors cadre familial

2024 1 911 faits 1,20‰
2023 1 987 faits 1,35‰
2022 1 819 faits 1,05‰
2021 1 676 faits 0,94‰
2020 1 531 faits 0,80‰
2019 1 643 faits 0,84‰
2018 1 564 faits 0,79‰
2017 1 462 faits 0,72‰
2016 1 295 faits 0,61‰

Violences physiques intrafamiliales

2024 1 987 faits 1,93‰
2023 1 869 faits 1,68‰
2022 1 692 faits 1,45‰
2021 1 430 faits 1,12‰
2020 1 197 faits 0,92‰
2019 1 091 faits 0,74‰
2018 877 faits 0,51‰
2017 853 faits 0,49‰
2016 827 faits 0,46‰

Violences sexuelles

2024 864 faits 0,66‰
2023 589 faits 0,34‰
2022 663 faits 0,31‰
2021 524 faits 0,22‰
2020 407 faits 0,19‰
2019 388 faits 0,13‰
2018 318 faits 0,08‰
2017 339 faits 0,08‰
2016 245 faits 0,06‰

Vols avec armes

2024 43 faits 0,00‰
2023 48 faits 0,00‰
2022 35 faits 0,00‰
2021 26 faits 0,00‰
2020 29 faits 0,00‰
2019 37 faits 0,00‰
2018 24 faits 0,00‰
2017 34 faits 0,00‰
2016 38 faits 0,00‰

Vols d'accessoires sur véhicules

2024 681 faits 0,58‰
2023 661 faits 0,54‰
2022 888 faits 0,59‰
2021 630 faits 0,33‰
2020 773 faits 0,45‰
2019 1 046 faits 0,67‰
2018 1 007 faits 0,62‰
2017 1 068 faits 0,74‰
2016 1 129 faits 0,82‰

Vols dans les véhicules

2024 1 594 faits 1,83‰
2023 1 677 faits 1,84‰
2022 1 895 faits 2,59‰
2021 1 749 faits 3,08‰
2020 2 272 faits 2,76‰
2019 3 163 faits 5,12‰
2018 3 195 faits 4,53‰
2017 2 783 faits 4,96‰
2016 3 198 faits 4,75‰

Vols de véhicule

2024 1 095 faits 0,65‰
2023 1 127 faits 0,63‰
2022 1 039 faits 0,67‰
2021 1 006 faits 0,68‰
2020 1 210 faits 0,83‰
2019 1 630 faits 1,28‰
2018 1 592 faits 1,29‰
2017 1 820 faits 1,47‰
2016 1 671 faits 1,37‰

Vols sans violence contre des personnes

2024 4 978 faits 4,74‰
2023 5 221 faits 5,01‰
2022 5 406 faits 5,07‰
2021 4 848 faits 4,55‰
2020 4 819 faits 4,56‰
2019 6 177 faits 5,59‰
2018 6 228 faits 5,78‰
2017 6 513 faits 6,37‰
2016 6 742 faits 6,55‰

Vols violents sans arme

2024 258 faits 0,02‰
2023 327 faits 0,02‰
2022 324 faits 0,02‰
2021 290 faits 0,02‰
2020 385 faits 0,03‰
2019 442 faits 0,03‰
2018 507 faits 0,04‰
2017 540 faits 0,04‰
2016 678 faits 0,05‰

Créations d'entreprises

2024 12 373
2023 12 052
2022 11 665
2021 11 579
2020 9 417
2019 9 354
2018 8 080
2017 7 175
2016 7 174
2015 6 953
2014 7 364
2013 7 163
2012 7 624

Monuments historiques

Top 10 parmi 562 référencés

Voir tous

chapelle

Aigues-Mortes • arrêté

17e s.

rue Rouget-de-l'Isle ; au carrefour avec la rue Paul-Bert

La confrérie des Pénitents gris d'Aigues-Mortes aurait été fondée au début du 15e siècle (1400 selon la tradition). Une chapelle fut élevée dès cette époque sur l'emplacement de la chapelle actuelle. Elle est détruite en 1575 lors des troubles causés par les guerres de Religion. En 1605, construction d'une nouvelle chapelle, consacrée en 1611. En 1676, dans le cadre des travaux de surélévation de la toiture, la façade occidentale est reprise. En 1699-1700, construction du corps de bâtiment abritant l'escalier et la tribune nord. En 1793, l'ensemble du mobilier est détruit, hormis le maître-autel avec son retable. En 1802, reconstruction du clocher. L'église présente un vaisseau unique plafonné avec chevet plat. Au nord, un corps de bâtiment en appentis contre le mur de l'église, comprend, au rez-de-chaussée, un couloir reliant la porte d'entrée et un escalier menant aux tribunes, à la sacristie ; à l'étage, une tribune ouvrant sur la nef par deux baies en anse de panier. Les élévations latérales sont rythmées par des pilastres corinthiens avec morceaux d'entablement prolongeant l'ordonnance du retable. Portail à encadrement de pilastres, surmonté d'un fronton brisé et d'un édicule à niche. La chapelle construite en 1611 semble avoir été un édifice plus modeste que le bâtiment actuel.

maison

Aigues-Mortes • arrêté

17e s.

25, 25bis boulevard Gambetta

Maison à arcades qui ne paraît pas avoir été transformée extérieurement depuis l'époque de sa construction. Situé à l'angle de deux rues, le rez-de-chaussée possède quatre piliers sur la rue Gambetta et porte deux étages. Les arcs qui relient ces piles sont plein cintre ainsi que les deux arcs en retour d'angle et un autre au milieu de la galerie sous les arcades. Au premier étage, trois grandes fenêtres sont disposées deux au-dessus d'arcades, une au-dessus d'un pilier. Des fenêtres à meneaux leur sont superposées et éclairent le deuxième étage. Sous les arcades, le plafond est à poutrelles en bois.

chapelle

Aigues-Mortes • arrêté

milieu 17e s.;1er quart 19e s.

rue de la République

La confrérie des Pénitents Blancs fut fondée en 1625 par des dissidents de celle des Pénitents Gris. La chapelle a probablement été construite à cette époque (date 1668 sur le portail). Pendant la Révolution, elle servit de siège aux Sans Culottes et fut dépouillée de son mobilier. Rachetée en 1796, elle est utilisée comme église paroissiale puis reprise par les Pénitents qui reconstruisent le choeur. En 1818, l'agrandissement néo-classique est confié à l'ingénieur Durand. Un tableau est commandé au peintre Xavier Sigalon. Le choeur semi circulaire a été reconstruit ; l'articulation avec la chapelle se fait par un arc triomphal en forme de serlienne. La peinture du cul de four, qui prolonge la scène peinte par Silagon de la Pentecôte, est contemporaine. L'éclairage naturel a certainement été conçu en fonction de ce décor.

hôtel

Aramon • arrêté

17e s.

3 rue de Voltaire

"Hôtel construit au 17e siècle pour la puissante famille de Laudun, à l'emplacement d'un bâtiment médiéval. Plan en U entre cour et jardin, disposition assez rare dans cette région et unique à Aramon où la majorité des hôtels sont bâtis avec la façade sur rue. L'hôtel s'élève de deux niveaux sur rez-de-chaussée, avec un étage d'attique sur l'aile Est. Il possède un étage de moins sur l'aile ouest. Cette dissymétrie est probablement due à l'existence d'un bâtiment médiéval du côté Est. La cour d'honneur se situe au sud et le jardin au nord, les salles d'apparat s'organisant autour de cette cour. La porte sur rue ouvre sous l'aile Est et le rez-de-chaussée voûté d'arêtes communique avec la cour par une grande arcade surbaissée. L'escalier se trouve dans une tour polygonale à demi engagée, dans l'angle est de la cour. Cet escalier en vis a été construit plus tard car il coupe les croisées de l'aile est. Pour accéder à l'aile ouest, une galerie couverte a été ajoutée au corps de logis central. Elle est bordée de balustres en pierre et portée par une grande arcade surbaissée qui s'harmonise avec celle de l'entrée. Dans l'angle sud-ouest se trouve une échauguette. Dans ce même angle se détache sur les toits une cheminée circulaire de type médiéval. A l'intérieur, les pièces situées au premier étage ont conservé leur volume initial avec plafonds à la française et cheminées monumentales aux décors différents (hotte peinte ; décor stuqué) qui paraissent dater de la seconde moitié du 17e siècle. L'ampleur du plan, la qualité d'exécution et de finition, montrent l'effort accompli pour se conformer aux "modèles" parisiens."

hôtel

Aramon • arrêté

17e s.

rue de Choisity

Demeure édifiée par la famille Sauvant, originaire d'Italie, vers la fin du 13e siècle. Restauration de l'édifice à partir de 1595. La maison s'ordonne autour d'une cour intérieure en forme de trapèze rectangle. Trois ailes (sud-est, sud-ouest et nord-ouest) sont réservées au logis du maître. Le côté nord-est correspond aux communs. Trois ordres se superposent sur les trois ailes principales : toscan (rez-de-chaussée), corinthien (étage noble), composite (étage attique). Les pilastres des jambages des fenêtres se continuent sur toute la hauteur de la façade. L'entrée principale, percée dans la façade sud, présente une archivolte plein cintre encadrée de bossages un sur deux, couronnée d'un fronton cintré brisé à ressauts latéraux encadrant un cartouche postérieur à l'ensemble (après 1635) et martelé à la Révolution. A l'intérieur, au sud-est, le vestibule est recouvert par trois voûtes plates appareillées.

maison

Arpaillargues-et-Aureillac • arrêté

17e s.

Au carrefour d'une rue et de la R.D. 622

Les brevets d'exemption qui permettaient à certains citoyens d'échapper aux lourdes charges du consulat, de la syndicature et du logement des gens de guerre, sont nombreux dans les archives mais rarement transcrits dans la pierre comme c'est ici le cas. L'inscription n'est pas datée. Au long des troubles civils ou religieux des 16e et 17e siècles, les localités importantes fermaient leurs portes aux gens de guerre. Ces bandes armées logeaient dans les faubourgs ou les villages avoisinants. Tel était certainement le cas pour cette localité, dépourvue de fortifications et située sur l'ancienne route de Montpellier. La pierre rectangulaire porte, sur neuf lignes, l'inscription suivante : "Par edit et letres patantes du [bûché]/Jacques Sadargues est exem/pt de toutes charges de con/sul scindic clavere de tv/teles curateles seqves/trations gvet garde logem/ent de gens de gverre et/-----nees avdit/edit et letres patantes". A droite des 4e et 5e lignes, traces d'un écu, entourées par un très fin rinceau.

maison

Bagnols-sur-Cèze • arrêté

20e s.

21 avenue de la Mayre

Cette demeure se situe dans l’un des quatre quartiers neufs réalisés par l’architecte Georges Candilis pour loger les personnels employés par la nouvelle usine de production nucléaire de Marcoule, en 1954. La maison a été isolée côté extérieure mais a conservé ses menuiseries en bois. L’écriture franche et articulée de Candilis se retrouve dans le positionnement de l’entrée, en retrait par rapport à la porte du garage. A l’intérieur, tous les sols sont en place, y compris les marches en béton brut descendant au garage.

maison

Bagnols-sur-Cèze • arrêté

20e s.

5 avenue de la Mayre

Cette maison fait partie d’un des quatre quartiers neufs conçus par l’architecte Georges Candilis afin de répondre à la nécessité de loger le personnel employé à la nouvelle usine de production nucléaire de Marcoule, en 1954. La villa a gardé son parement de pierre mais perdu ses menuiseries en bois. A l’extérieur, un mur en béton protégeant l’entrée est percé de deux fentes horizontales. L’intérieur n’a guère été modifié; les sols sont en place excepté l’escalier descendant dont les marches en béton brut ont été recouvertes de grands carreaux. Le sol de la terrasse est, également, toujours présent, avec ses dalles posées en quinconce pour rappeler le dessin des murs en pierre.

maison

Bagnols-sur-Cèze • arrêté

17e s.

15 rue Fernand-Crémieux

Cet hôtel particulier possède une grande façade d'une ornementation très simple. Une corniche marque les allèges du premier étage. Un bandeau marque celles du second qui est couronné d'une large corniche ornée à chaque travée d'une gargouille en forme d'animal. Les fenêtres légèrement cintrées ont leurs clés ornées de figures et de motifs alternés. Un appareil à bossage souligne les angles et le motif central. Une porte cochère donne accès à une courette sur laquelle s'ouvre un vaste escalier à double révolution. Un plafond en gypserie couvre la cage monumentale de cet escalier.

hôtel

Bagnols-sur-Cèze • arrêté

18e s.

3 rue Fernand-Crémieux

Sur un côté, la courette présente deux galeries soutenues par de grands arcs en anse de panier. Les balustres carrés sont en pierre de taille. Le plafond de la galerie du premier étage est en dalle de pierre ornée de caisson. Une partie de ce plafond est rampant sous quelques marches d'escalier. Au deuxième étage, la galerie est couverte d'une simple toiture charpentée. Au rez-de-chaussée, l'escalier a son départ encadré du noyau d'un côté, d'une colonne de l'autre. Sous la galerie se trouve une dalle de pierre armoriée, fixée dans la maçonnerie.