Département Ardennes
Population 2022
249 073
Transports
25 gares
481 arrêts bus
Tourisme & monuments
646 points touristiques
237 monuments
Portrait du département
Ardennes, une terre qui respire au rythme des racines
Dans les Ardennes, entre forêts profondes et vallées qui racontent des siècles d’histoire, les 437 communes tissent une géographie humaine dense et lumineuse. Le département, que l’on aborde depuis le Grand Est, accueille 249 073 habitants en 2022 et offre une mosaïque où marchés, festivals et bourgs s’égrènent au fil des saisons. Au cœur de ce paysage, Charleville-Mézières s’impose comme une porte d’entrée: une ville qui mêle patrimoine vivant et créativité contemporaine, musée, place du marché et rues où l’on croise autant de langues et de saveurs que d’échos d’anciens métiers. Ici, l’air porte les réminiscences des campagnes et des usines, et chaque détour rappelle que l’Ardenne est une terre qui se réinvente sans renier ses racines.
Le paysage naturel se déploie comme un livre ouvert: forêts qui semblent garder leurs secrets, vallées doucement façonnées par les rivières, et des sommets qui s’écharpent de lumière au gré des saisons. Le patrimoine architectural y apparaît comme une mémoire en mouvement: l’abbaye de Chatel-Chéhéry, témoignage du renouveau de l’architecture monastique cistercienne au 18e siècle, côtoie les vestiges et les monuments qui font parler le bois, la pierre et le fer. Dans ce décor, la forteresse et les remparts de Rocroi rappellent les frontières mouvantes d’époques révolues et offrent encore aujourd’hui des panoramas qui vous font toucher l’histoire du doigt.
Sur le plan des infrastructures, la vie quotidienne repose sur une accessibilité bien adaptée: 25 gares SNCF et 481 arrêts de bus balisent le territoire et relient les villages entre eux comme les maillons d’une chaîne humaine faite de trajets, de travail et de découvertes. Dans ce réseau vivant, Sedan occupe une position clé, mêlant patrimoine fortifié et dynamisme économique autour des commerces, des écoles et des lieux culturels. Les services publics — 437 mairies, 30 gendarmeries, 25 France Services et 14 Points Justice — assurent la proximité et la sécurité, tandis que les EPci et les Missions Locales accompagnent les entrepreneurs et les jeunes dans leurs projets. Cette infrastructure publique n’est pas un simple cadre: elle est le lieu où se construisent les vocations et les solidarités.
La vie locale est une mosaïque d’initiatives et d’engagements qui font dialoguer passé et présent. Rethel et Nouzonville incarnent cette dynamique, avec des réseaux artisanaux et des projets collectifs qui réinventent les métiers et les services au quotidien. Dans ce paysage, chaque initiative — qu’elle soit culturelle, éducative ou économique — bénéficie d’un socle commun: des échanges fréquents entre les communes, une gouvernance partagée et une énergie qui pousse à innover tout en préserver les liens avec les habitants. C’est dans ce cadre que se déploient les associations de communes et les initiatives intercommunales, vecteurs d’unité et de projets communs.
La vallée de la Meuse et les territoires ruraux environnants racontent une autre facette du dynamisme: Givet rappelle la dynamique transfrontalière et les échanges utiles qui peignent l’économie locale, tandis que Revin illustre la capacité des villages à conjuguer nature, patrimoine et activités ludiques ou sportives. Au fil des routes et des sentiers, les habitants tissent des liens entre les bourgs et les grandes villes, et les entreprises s’y rencontrent, s’y créent et s’y transmettent. La vitalité économique se lit aussi dans les chiffres des créations d’entreprises en 2024 et dans la manière dont les commerces de proximité et les ateliers locaux donnent corps à une société résiliente.
Des bourgs plus modestes, tels que Bogny-sur-Meuse et Villers-Semeuse, portent des projets d’aménagements, de rénovation urbaine et de dynamisation économique qui renforcent le maillage du territoire. Les quartiers s’animent autour des marchés et des associations, et les réseaux de coopération permettent d’inscrire les services publics dans une logique de proximité et de qualité de vie. Sur les chemins de la mémoire et les chemins du quotidien, Fumay, Vivier-au-Court et d’autres communes tissent une trame humaine où chacun peut trouver sa place et sa contribution à une Ardenne qui avance ensemble.
Au cœur de cette architecture vivante du territoire, Fumay et Vivier-au-Court démontrent que l’échelle modeste peut être le berceau de grands projets collectifs, et que l’originalité des initiatives locales participe à la diversité du département. Entre les bourgs et les vallées, Carignan rappelle que l’histoire et les échanges frontière jouent encore un rôle majeur dans la construction d’un futur commun, tout comme Floing témoigne de la manière dont on organise la vie autour de la Meuse et des ressources locales. Les communes plus petites complètent le paysage: Nouvion-sur-Meuse et Monthermé racontent les dynamiques démographiques et l’attention portée à l’éducation, à la culture et aux services publics pour toutes les générations.
Enfin, l’ensemble des chiffres et des monuments saillants de Ardennes — dont l’abbaye de Chatel-Chéhéry et les bains-douches de Charleville-Mézières — illustre une région qui sait garder son âme tout en s’ouvrant à la modernité. Les habitants, les associations et les communes s’y côtoient avec une énergie qui fait rayonner le territoire, ses paysages et son patrimoine au-delà des frontières. Et pour prolonger ce voyage, laissez-vous guider vers l’Aveyron et vivez la découverte de l’Aveyron.
Top communes
Populations (2022)
Créations 2024
Associations
Sécurité / Délinquance
Par défaut seules les données 2024 sont affichées.
35 548 indicateurs diffusés
Cambriolages de logement
Destructions et dégradations volontaires
Escroqueries et fraudes aux moyens de paiement
Trafic de stupéfiants
Usage de stupéfiants
Usage de stupéfiants (AFD)
Violences physiques hors cadre familial
Violences physiques intrafamiliales
Violences sexuelles
Vols avec armes
Vols d'accessoires sur véhicules
Vols dans les véhicules
Vols de véhicule
Vols sans violence contre des personnes
Vols violents sans arme
Données complètes
Cambriolages de logement
Destructions et dégradations volontaires
Escroqueries et fraudes aux moyens de paiement
Trafic de stupéfiants
Usage de stupéfiants
Usage de stupéfiants (AFD)
Violences physiques hors cadre familial
Violences physiques intrafamiliales
Violences sexuelles
Vols avec armes
Vols d'accessoires sur véhicules
Vols dans les véhicules
Vols de véhicule
Vols sans violence contre des personnes
Vols violents sans arme
Créations d'entreprises
Monuments historiques
Top 10 parmi 237 référencés
collégiale;église
Carignan • Arrêté
place du Docteur-Gairal
Eglise collégiale datant du 13e siècle, remaniée au 16e siècle et rebâtie en 1681. La première demande de protection a lieu en 1842. Léglise, détruite aux trois-quarts en 1940, a été reconstruite entre 1945 et 1973 sous la direction de trois architectes en chef des Monuments historiques : Yves-Marie Froidevaux, Robert Renard et Jean Rocard. Les vitraux modernes sont de Charles Marq. Léglise a été protégée comme chantier de reconstruction exemplaire.
mairie
Charleville-Mézières • arrêté
Place de l’Hôtel de Ville
L'hôtel de ville de Mézières, dû aux architectes M.E. Chifflot et R. Colle, fait partie des reconstructions d'après la Première Guerre mondiale. La date 1930 est sculptée sur le fronton qui surmonte l'horloge et marque l'achèvement des travaux de maçonnerie. L'inauguration a eu lieu le 16 juillet 1933, par le président de la République A. Lebrun. Le bâtiment qui se réfère par ses hautes lucarnes ouvragées et ses clochetons à l'architecture des bâtiments municipaux de la fin du Moyen Âge veut montrer l'importance historique de la cité qui accueille, sur sa façade dominée par la représentation des trois figures de la liberté, de l'égalité et de la fraternité, le nom et les armes des autres grandes villes des Ardennes. Une frise sculptée d'animaux (sous la corniche) et des personnages grotesques (sur les lucarnes) complètent le décor. La figure de Bayard en épi de faîtage rappelle la résistance de Mézières au siège de Charles Quint. Le style néo-médiéval de la façade fait place au style Art Déco dans le vestibule d'entrée et la grande cage d'escalier. Pour la façade arrière, moins visible, la pierre de taille a été remplacée par la brique. Le bâtiment est mis en valeur par la place, sur laquelle a été édifiée, en face de l'hôtel de ville, une construction de même style décorée d'une sculpture représentant la chasse au sanglier.
église
Avançon • Arrêté
Eglise, à l'exception des parties classées : 13e siècle, 17e siècle, 19e siècle ; Choeur et transept : 13e siècle
château
Bayonville • arrêté
La construction de l'édifice actuel remonte au milieu du 16e siècle, la date de 1567 étant inscrite sur l'une des cheminées. L'édifice présente un plan habituel depuis le 15e siècle, avec un logis rectangulaire cantonné de quatre tours rondes. Le fossé en eau reste visible sur trois côtés. Des ouvertures de tir rectangulaires sont percées dans les tours pour assurer la protection des quatre façades, sur trois niveaux, en conservent encore la barre d'appui permettant de stabiliser l'arme. La porte d'entrée s'orne de bossage vermiculé et de statuettes d'atlantes, décor caractéristique de la Renaissance française après 1550. L'étage inférieur est entièrement voûté en pierre, avec des nervures de section rectangulaire. Dans la cuisine, elles retombent sur un pilier isolé au centre de la pièce, disposition habituelle. Une des tours contient l'escalier à vis. Les deux étages comprennent chacun deux pièces avec plafonds à la française et cheminées. Les deux cheminées du premier étage ont été en partie modifiées au 19e siècle. Les bâtiments qui entourent le château sont tous plus récents : le pavillon du régisseur porte le millésime 1773 ; le bâtiment symétrique est un ajout de la fin du 19e siècle. A cette époque sont détruits les communs situés à l'entrée sud-ouest du château. Ce château se présente comme un témoignage de la construction fortifiée du 16e siècle ardennais.
château
Buzancy • arrêté
24 rue du Château
Les communs du château de Buzancy ont été construits vers 1760 par l'architecte Claude Baccari qui fut également celui de la grande écurie du roi. Les deux bâtiments sont ordonnés suivant un plan en demi-cercle rappelant celui des écuries du château de Versailles. Les façades sur cour sont parées de maçonneries présentant un beau bossage en table. Les ouvertures sont assurées par une alternance de portes étroites, de fenêtres avec linteau en arc segmentaire et grandes portes cochères. Des lucarnes en pierre ornent de jour les combles.
moulin
Charleville-Mézières • arrêté
square du Vieux moulin
Confiée en 1626 par Charles de Gonzague, duc de Nevers, à l'architecte Clément Métezeau, aidé du maçon Claude Briau, la réalisation architecturale du moulin de Charleville-Mézières est née d'un projet d'urbanisme. En brique et pierre, le moulin est de grande dimension et très élevé, non pour recevoir un surplus d'installations meunières, mais pour s'opposer à la Porte de France, symétriquement édifiée de l'autre côté de la ville. Il fut incendié en 1754. En 1847, deux roues hydrauliques se partageaient sous arche la totalité du coursier et entraînaient trois paires de meules. En 1876, le reprofilage de la Meuse pour la navigation en condamna le service. L'édifice fut rénové par l'architecte Petitfils. Vidé de ses machines, il abrite le musée Rimbaud.
bains douches
Charleville-Mézières • arrêté
5 rue Couvelet
Projet de construction dès 1896. Construction en béton et briques jaunes réalisée dans le style Art Déco par un architecte de Charleville, Francis Despas. L'établissement est terminé en 1925 et fonctionne jusqu'en 1990.
maison
Charleville-Mézières • arrêté
26 boulevard de Béthune ; 6 rue Savart
Maison édifiée entre 1828 et 1933 par M. Vitale Molinari, maçon italien originaire de Toscane devenu entrepreneur. La maison illustre cette réussite sociale et se réfère volontairement aux maisons construites en Italie au 19e siècle, dont le belvédère est caractéristique. Le décor extérieur se compose d'une frise de putti et d'un décor géométrique exécutés selon la technique du sgraffite. La peinture s'ajoute à la gravure, et l'iconographie rappelle les décors du 16e siècle. A l'intérieur, éléments de décors à formes végétales. Le vestibule comprend une ouverture en trompe l'oeil sur un ciel où flottent des divinités antiques.
usine métallurgique
Charleville-Mézières • arrêté
4, 10 avenue Louis-Tirman
L'usine de Charleville-Mézières entre en fonction en 1894, à l'initiative de l'industriel Gustave-Adolphe Clément, qui édifiera parallèlement une autre usine à Levallois-Perret d'où sortira, en 1900, la première voiture VPC Panhard. La fabrique de Charleville sera destinée à produire les pièces et ne cessera de se développer jusqu'à la première guerre mondiale. Ses bâtiments sont encore visibles aujourd'hui ; ainsi, le grand atelier en pierre à trois niveaux couverts d'une charpente métallique. A côté est implanté le local des deux turbines, de même facture. Au centre de la cour, se situe le bâtiment de nickelage construit en 1896-97, le grand bâtiment de stockage étant, quant à lui, reconstruit en 1909 avec, à l'intérieur, une charpente en béton. La petite maison du concierge se trouve face à la rue, avec la porte d'entrée. Enfin, le bâtiment de l'administration est le résultat de deux campagnes de travaux effectuées en 1895 puis en 1928. La maison patronale, aux façades de style Néo-Gothique, s'élève aux abords immédiats de l'usine.
église
Château-Porcien • Arrêté
Eglise : 15e siècle, 16e siècle, 17e siècle ; Clocher-Porche : 2e moitié 15e siècle