Département Allier
Population 2022
332 958
Transports
20 gares
1 038 arrêts bus
Tourisme & monuments
663 points touristiques
532 monuments
Portrait du département
Allier, terre d’eau et de lumière
Entre vallées et plateaux, l’Allier révèle un paysage où l’eau rythme le temps et où le vert des prairies se mêle au gris des pierres anciennes. Les 315 communes forment un réseau vivant, soutenu par les mairies et les services publics qui accompagnent chaque saison. Dans ce cadre autant intime que vaste, Montluçon incarne une porte d’entrée où l’histoire industrielle et le patrimoine roman dialoguent avec les habitants qui font battre la cité.
Le réseau de mobilité révèle l’élan collectif: 1 038 arrêts de bus recensés et 20 gares SNCF structurent les liaisons entre vallons et bourgs. À Vichy, cité thermale et bouillonnante, l’eau et le bien-être irriguent les quartiers comme une évidence durable.
Le patrimoine naturel et bâti se déploie autour de Moulins, ville-centre qui mêle façades du XVIIe siècle et ruelles vivantes. Avec ses 663 points touristiques, le département ne cesse d’offrir des regards sur les lavoirs, les ponts et les jardins suspendus qui jalonnent le paysage.
Dans l’orbite des communes, Cusset devient un lieu d’échanges et d’innovations, reliant habitants et associations autour des écoles, des bibliothèques et des lieux de rencontres où l’on s’assemble pour écrire les projets collectifs. L’année 2024 y a renforcé le dynamisme avec 3 473 créations d’entreprises.
Sur les plateaux et les vallons, Yzeure illustre une vitalité urbaine en périphérie de l’agglomération montluçonnaise. Le territoire compte 315 mairies et 27 France Services, 26 gendarmeries, 20 points de justice et 12 polices municipales, tandis que les structures d’EPCI (11), de Cij (6) et de Mission Locale (6) complètent l’écosystème.
Bellerive-sur-Allier allie les rives somptueuses et les rues tranquilles, avec des équipements scolaires, sportifs et culturels qui ancrent le lien social dans une douceur de vivre proportionnée à la taille modeste des communes.
Domérat rappelle que la vie locale se nourrit des commerces de proximité, des écoles et des associations qui accompagnent les jeunes, les familles et les seniors dans une économie du quotidien et une sédentarité dynamique.
Commentry ill
Top communes
Populations (2022)
Créations 2024
Associations
Sécurité / Délinquance
Par défaut seules les données 2024 sont affichées.
21 810 indicateurs diffusés
Cambriolages de logement
Destructions et dégradations volontaires
Escroqueries et fraudes aux moyens de paiement
Trafic de stupéfiants
Usage de stupéfiants
Usage de stupéfiants (AFD)
Violences physiques hors cadre familial
Violences physiques intrafamiliales
Violences sexuelles
Vols avec armes
Vols d'accessoires sur véhicules
Vols dans les véhicules
Vols de véhicule
Vols sans violence contre des personnes
Vols violents sans arme
Données complètes
Cambriolages de logement
Destructions et dégradations volontaires
Escroqueries et fraudes aux moyens de paiement
Trafic de stupéfiants
Usage de stupéfiants
Usage de stupéfiants (AFD)
Violences physiques hors cadre familial
Violences physiques intrafamiliales
Violences sexuelles
Vols avec armes
Vols d'accessoires sur véhicules
Vols dans les véhicules
Vols de véhicule
Vols sans violence contre des personnes
Vols violents sans arme
Créations d'entreprises
Monuments historiques
Top 10 parmi 532 référencés
manoir;château
Montluçon • arrêté
Esplanade André-Guy
Demeure féodale du 15e siècle, ayant conservé des portes à panneaux et des ferrures d'époque, ainsi que des cheminées. Le corps de logis comprend deux pièces à chaque étage. Sur un long côté, présence d'une tour carrée d'escalier flanquée d'une tourelle circulaire. Manoir vraisemblablement construit par Colas de Péret, secrétaire et trésorier général des finances du duc Jean II de Bourbon, dans le dernier quart du 15e siècle. Devenu la propriété de Gilbert et Estienne Chesauvert, probablement par héritage maternel, dans le second quart du 16e siècle, le manoir appartient à Pierre Mercier, seigneur de Barassier et sieur de Bien-Assis, vers 1580. Il demeure la propriété de cette famille de notables montluçonnais jusqu’en 1763, année de la mort de Marie-Anne Mercier de Bien-Assis. Il fait alors l’objet d’une donation entre vifs à la famille Tardé de La Vaux et du Mousseaux. Il se transmet successivement par mariage aux familles Fourneau de Crébert (1774), Villatte de Peufeilhoux (1796), Alamargot de Villiers et La Saigne de Saint-Georges. Situé au cœur d’une exploitation agricole aux 19e et 20e siècles, il devient en 1970 la propriété des Amis de Montluçon, société d’histoire et d’archéologie, qui en assure la restauration et la mise en valeur. [A. Guy, J. Marty et alii, Le château de Bien-Assis, 5e éd., Montluçon, 2017] Maison noble du 15e siècle, ayant conservé des portes à panneaux et des ferrures d’époque, ainsi que quatre cheminées de style gothique flamboyant et un plafond peint au décor en trompe l’œil de fleurs et d’entrelacs. Le corps de logis comprend deux pièces à chaque étage, surmontées d’un grenier sous comble. Sur un long côté, orienté à l’est, présence d’une tour carré abritant un escalier en vis, surmontée d’une salle de guet à feu et flanquée d’une tourelle circulaire donnant accès à une terrasse crénelée ménagée sous l’enrayure du comble. Une cave voûtée, desservie par un escalier à rampe droite, qui jouxte une source naturelle, règne sous la totalité du corps de logis. L’escalier a été couvert ultérieurement d’une pièce oblongue au couvrement briqueté, dite chapelle, qui flanque le petit côté du corps de logis au nord. Deux corps de bâtiments, formant dépendances, qui régnaient au droit du corps de logis, au nord-est et au sud-est, de même que la bergerie et le colombier en tour ronde, situés à quelques dizaines de mètres à l’ouest du logis, ont été détruits en 1969. Les murs de la salle de compagnie du manoir, située au rez-de-chaussée, du côté sud, sont recouverts de peintures murales en grisaille, exécutées à la détrempe, datant de la période des guerres de Religion (entre 1575 et 1594) et figurant le cycle de Judith et Holopherne, d’après la suite gravée par Denis de Mathonière, tandis que le manteau de la cheminée représente Suzanne et les vieillards, d’après la planche gravée par Étienne Delaulne [S. Gibiat, « Les peintures murales du manoir de Bien-Assis à Montluçon », Bulletin monumental, t. 177-3, 2019, p. 251-265]. Au 1er étage, les solives apparentes du plafond d’une petite pièce cloisonnée présentent des décors de rinceaux peints au pochoir, tandis que des fragments de graffitis (maximes ?) sont présents sur une fraction des murs de la salle septentrionale voisine.
église
Montluçon • arrêté
place Notre-Dame
Edifice présentant un plan à deux nefs, reconstruite par le duc Louis II de Bourbon à l'emplacement d'une église romane vers 1400. Les travaux se poursuivirent au 15e siècle pour en faire une église gothique. L'absidiole nord, quelques parties du croisillon nord, deux murs du choeur et les piles nord de la nef datent du 12e siècle. Le chevet, la croisée du transept, la majeure partie du bas-côté sud remontent au 16e siècle. Les chapelles latérales nord sont du 15e siècle. La porte de la façade occidentale est du 17e siècle, avec pilastres et fronton à niche. Le clocher carré est percé sur chaque face d'une baie trilobée encadrée de moulures. Prieuré-cure dépendant de l’abbaye bénédictine de Menat (Puy-de-Dôme) et de l’archiprêtré de Narzenne, l’église Notre-Dame de Montluçon était le siège de la paroisse de la ville haute de Montluçon, créée au 12e siècle, qui s’étendait sur les campagnes environnantes. Elle aurait pris la suite d’une église dédiée à saint Ménélée, fondateur de l’abbaye auvergnate au 8e siècle. Édifice d’origine romane (fin 11e-12e siècle), dont la reconstruction a été engagée autour de 1400 à l’initiative du duc Louis II de Bourbon et s’est achevée autour de 1510 (une cloche a été fondue en 1511). L’absidiole nord (chapelle Saint-Éloi) et le croisillon nord du transept, deux murs du chœur et les piles nord de la nef datent du 12e siècle. L’édifice gothique, au plan irrégulier et contrarié, se compose de deux vaisseaux, le bas-côté nord n’ayant pas été reconstruit, mais percé de quatre étroites chapelles à baies gothiques moulurées à la fin du 15e siècle. Trois campagnes de travaux peuvent être distinguées. Les bases des piles de la croisée du transept et l’abside de la chapelle de la Vierge furent élevées à la fin du 14e et au début du 15e siècle. Les travaux se poursuivirent lentement vers l’ouest. Une deuxième campagne de travaux fut conduite à partir de 1450 environ : les armoiries des ducs de Bourbon et du prieur Gilles Duboix, à l’extrados des arcs de la croisée du transept, et aux clefs de voûte du chœur et de la sacristie, en témoignent. L’abside à chevet plat et son remplage flamboyant ont été élevés dans cette période. Le clocher, de plan carré, percé de chaque côté d’une baie trilobée encadrée de moulures toriques, fut élevé sur la croisée du chœur, moins haut que prévu initialement. Il était couvert d’ardoises, tandis que la couverture de la nef était en tuiles canal (prix-fait de 1647). Une troisième campagne, vers la fin du 15e siècle, a vu l’érection des travées centrales de la nef et des chapelles nord, mais ce n’est que dans la première décennie du 16e siècle que fut achevée la travée occidentale, avec un pan coupé au sud. Une balustrade animée de quadrilobes, jadis scandée de pinacles à crochets et jalonnée de gargouilles, courait au sommet des murs gouttereaux. Les portails des façades ouest et du pan coupé sud ont été reconstruits en 1622, avec pilastres et frontons à niche. La chapelle du Rosaire, sur le bas-côté nord, a été refondée et agrandie autour de 1611. La chapelle du Sacré-Cœur (ancienne salle capitulaire du prieuré Notre-Dame au Moyen Âge, devenue vicairie Sainte-Madeleine au 16e siècle), au nord du transept, a été réunie à l’église lors de sa reconstruction en 1660. [J.-H.-M. Clément, Montluçon et ses richesses d’art, Montluçon, 1932, p. 338-369. − P. Pradel, « Montluçon. Église Notre-Dame », dans Congrès archéologique de France, CIe session, Allier, 1938, Paris, 1939, p. 25-32 (chronologie de construction rectifiée). – A. Courtillé, Auvergne, Bourbonnais, Velay gothiques. Les édifices religieux, Paris, 2002, p. 307-311. – S. Liegard (dir.), Le prieuré Notre-Dame de Montluçon. Archéologie d’un site millénaire, Revue d’Auvergne, nos 622-623, 2018]
église
Moulins • arrêté
1 rue Blaise-Pascal
L'édifice, oeuvre de l'architecte Lassus, a été élevé en 1844 et reconstruit de 1850 à 1869. Cette église est conçue dans l'esprit néo-gothique, synthétisant les principales cathédrales pour composer la cathédrale idéale. Le plan des 13e et 14e siècles comporte une nef à trois travées et bas-côtés, un choeur à déambulatoire et chapelles rayonnantes ainsi qu'un transept non saillant. La façade principale, avec ses trois portails sculptés, et le chevet sont une résurgence de l'esprit gothique. Les tympans historiés reprennent le thème du Sacré-Coeur. L'intérieur présente un triforium à trois niveaux, une chaire néo-gothique et des chapelles ornées.
chapelle
Moulins • arrêté
rue de la Comédie
Fondation du couvent des Clarisses par Marie de Berry, épouse du duc Jean Ier, en 1421. Les bâtiments claustraux furent presque totalement reconstruits de 1685 à 1691. Le couvent fut vendu en 1793 comme bien national et servit de prison pour les prêtres et religieux réfractaires puis pour les femmes. La chapelle servit de théâtre de 1797 à 1847. En 1820, la ville la rachète et l'édifice est rendu au culte en 1854. La chapelle se compose d'une nef de quatre travées, précédée d'une troisième travée réservée à la tribune. Le choeur polygonal est flanqué de deux chapelles latérales. Au sud, communiquant avec la nef, s'étend un bas-côté dont deux travées sont voûtées et deux autres plafonnées. La voûte de la nef, à douves, se termine sur le choeur par des arcs de cloître contrebutés à l'extérieur par des contreforts. Le clocher qui s'élevait à cheval sur le mur de refend de la tribune a été démoli au début du 20e siècle.
établissement thermal
Néris-les-Bains • arrêté
6 place des Thermes
L'établissement a été édifié en 1826 à l'emplacement de thermes gallo-romains, la première pierre en ayant été posée par la fille de Charles X. Edifice d'inspiration antique, vaste ensemble rectangulaire avec quatre pavillons d'angle carrés. La partie centrale de la façade sud a été légèrement décalée pour faire place à un bassin bordé d'une grille, contenant les eaux thermales. Cette façade est précédée d'un péristyle, formé de huit piliers rectangulaires, aux chapiteaux ornés de quelques moulures sur lesquels retombent des arcs en plein cintre. A l'intérieur, la galerie sud présente de nombreux éléments lapidaires d'anciens thermes.
temple
Vichy • arrêté
10 rue du Docteur-Max-Durand-Fardel
Rare exemple d'édifice construit dès l'origine pour être un temple protestant. Il est édifié par Samuel Henriquet en partie grâce aux donations des curistes anglicans. Manifestation tardive de style néo-médiéval, il constitue un des seuls monuments français construits en style néo-gothique anglais. Le portail monumental surmonté d'un gâble à fleuron et d'un clocher-mur aujourd'hui disparu. A l'intérieur, la structure et le décor sont directement inspirés de ce style caractérisé par l'exubérance et l'aspect touffu des nervures au sommet des piles qui forment des ramifications foisonnantes de liernes et tiercerons.
église
Vichy • arrêté
rue de l'Allier
L'église Saint-Blaise est construite à la place de l'ancienne basilique mérovingienne Sainte-Croix, détruite au 10e siècle et reconstruite au 12e. Au 16e siècle, la chapelle Saint-Michel devient l'église Saint-Blaise. Elle est agrandie de 1672 à 1714. Construite pour répondre aux besoins des riches curistes, abritant la Vierge noire, Notre-Dame des Malades, qui fait l'objet d'un pèlerinage, s'avère trop petite. Antoine Chanet et Jean Liogier construisent de 1925 à 1931 la nouvelle église Notre-Dame-des-Malades, accolée à léglise Saint-Blaise et communiquant avec elle par le déambulatoire. Surmontée dune immense coupole revêtue de cuivre qui couvre une nef circulaire, elle est construite en béton armé. Son clocher carré, haut de 67 m, nest achevé quen 1956. Le décor intérieur, réalisé par les frères Mauméjean, surprend par la richesse des matériaux employés (chancel en marbre et acier, autel et ambons en onyx, stalles en acajou) , la qualité de leur mise en uvre (mosaïque, marqueterie de bois et démail) et la modernité des lignes et du graphisme évoquant lArt déco. Le choeur est couvert d'une voûte en berceau continu ornée de mosaïques illustrant les sept dons du Saint-Esprit. Les piliers à chapiteaux sont revêtus de stucs peints façon lapis lazulis. La coupole est ornée d'une mosaïque qui illustre différents épisodes de l'histoire sainte autour de la représentation de la Trinité. La chapelle des fonds baptismaux est également ornée d'une mosaïque représentant le baptème de Clovis.
établissement thermal
Abrest • arrêté
Chemin des étangs
Dans les années 1870-1890, une vague de nouveaux forages est entreprise selon des initiatives privées, gagnant toutes les communes voisines de Vichy : une véritable « guerre des sources » s'instaure entre leurs initiateurs, qui espéraient en obtenir de substantiels revenus. De très nombreuses sources sont autorisées, même si toutes ne connaissent pas ensuite d'exploitation. En 1898, M. Francisque David, négociant en velours de Saint-Etienne, entreprend le forage d'une source à Abrest, dans le hameau de la Tour, sur la rive gauche de l'Allier. Forée à 159 mètres de profondeur, elle est baptisée source du Dôme thermal. Ces eaux très chaudes, jaillissant à 65,4°, servaient à l'origine pour les bains dans l'établissement thermal de première classe, puis furent exploitées comme boisson - l'embouteillage se faisant à côté - et actuellement pour la fabrication des boues utilisées dans les thermes de Vichy. En 1900, F. David fait deux autres sondages, donnant naissance aux sources du Lys et Cornélie. Les trois sources ont été intégrées dans le domaine de l'État en 1927.
église
Agonges • arrêté
Eglise du 12e siècle composée d'une nef avec transept terminé par des absides. Dans le choeur, les murs sont décorés d'arcatures en mitre. La voûte en berceau est soutenue par des doubleaux qui reposent sur des colonnes engagées dans les murs gouttereaux. Le clocher s'élève sur trois étages, dont l'assise inférieure est aveugle. Modèle d'églises rurales très complet.
église
Ainay-le-Château • arrêté
Edifice constitué à différentes époques. Du sanctuaire roman subsiste la partie occidentale qui en constituait le transept et dont la travée médiane supportait le clocher qui a été reconstruit au 13e siècle. La nef romane a sans doute été démolie au 16e siècle, lors de la construction du portail Renaissance. Construction de la nef actuelle et du nouveau transept dans les années 1500. Adjonction de chapelles latérales et d'un décor polychrome au début du 16e siècle. Jusqu'en 1696, l'église s'achevait à la hauteur de l'arc triomphal actuel, où prenait place une baie de style flamboyant dont il subsiste la partie supérieure. En 1696, ouverture du mur est pour construire le choeur actuel. En 1841, aménagement d'une sacristie, démolie en 1973.