Paysage du département Vienne

Département Vienne

Code 86 258 communes

Population 2022

412 392

Transports

21 gares

1 574 arrêts bus

Tourisme & monuments

576 points touristiques

534 monuments

Portrait du département

La Vienne en Nouvelle-Aquitaine: paysage, patrimoine et vie qui se vit

Entre vallées verdoyantes et plateaux lumineux, la Vienne déroule son visage multiple dans la douceur des marais et l’âpreté des collines où les chemins se font histoires. Sur les bords de la Clain et au fil des hameaux qui jalonnent les grandes et petites communes, Poitiers demeure une boussole: une cité qui conjugue mémoire et projection, ville prête à accueillir les familles, les étudiants et les artisans qui écrivent le quotidien. Ici, la nature s’écoute et se vit, et l’urbanité se densifie sans renier ses racines agricoles et pastorales.

Le patrimoine, tel un fil d’Ariane, traverse les siècles et se révèle dans l’ensemble des abbayes et sites qui parsèment le territoire. L’abbaye de Saint-Benoît, jadis foyer intellectuel et spirituel, rappelle que la Vienne a été, au Moyen Âge, un carrefour de savoirs et de rencontres. Autour d’elle, Charroux, Archigny, Saint-Savin ou Nouaillé-Maupertuis parlent d’un passé où les pierres murmuraient les gestes des moines, l’ingéniosité des bâtisseurs et la force des prières qui ont façonné les paysages et les destinées humaines.

Dans l’écheveau urbain et rural, les villes s’épanouissent sans perdre le lien à la nature et à l’éthique du service public. À l’est, Châtellerault s’impose comme un nœud historique et contemporain, où l’architecture et les rues racontent des siècles de vie collective et de projets partagés. Le territoire est aussi un réseau vivant: les transports, les commerces et les associations de communes tissent une vie locale dense, soutenue par un maillage qui rend accessible les gares et les lignes qui relient les villages entre eux et vers les grands centres.

Les parcours quotidiens se déploient autour de communes comme Buxerolles, qui bordent les agglomérations et offrent des respirations paysagères au cœur des communes. Le regard se porte sur les bois, les prairies et les champs qui donnent du relief à l’économie locale et à la palette des activités culturelles et sportives. Dans ce paysage, la convivialité s’apprend à travers les rencontres et les projets associatifs qui rassemblent les habitants autour de fêtes, de marchés et de rendez-vous citoyen.

Au-delà des murs et des remparts, la vie se joue aussi sur les hauteurs et au creux des vallées. Chauvigny, perchée et fièrement entourée de ses châteaux, incarne cette idée que l’histoire peut encore inspirer le présent: jardins, spectacles estivaux et ateliers d’artisans font de la cité un lieu où le passé nourrit l’imagination des jeunes et des anciens. Au fil des villages, l’attention portée à l’héritage se double d’un souci réel pour la sécurité et le vivre-ensemble, qui s’appuie sur un maillage de services publics de proximité et sur les outils numériques au service des habitants.

La sécurité et la vie publique s’organisent autour d’un réseau riche et accessible. À Loudun, et dans les autres communes, les chiffres témoignent d’un effort constant pour prévenir les infractions et assurer des réponses rapides: des données sur les cambriolages montrent des tendances qui s’inscrivent dans une dynamique pluriannuelle et qui alimentent les politiques locales dédiées à la sécurité du quotidien. Cette orientation se nourrit de l’engagement des élus, des forces de l’ordre et des acteurs locaux qui œuvrent ensemble pour préserver la tranquillité et la sérénité des familles et des commerçants.

Le dynamisme entrepreneurial irrigue le territoire et fait écho à la diversité des communes: en 2024, près de 4 669 créations d’entreprises attestent d’un esprit d’initiative et d’un écosystème favorable à l’innovation et au maintien des familles. Dans cet esprit, Migné-Auxances symbolise ce lien vivant entre bassin d’emploi, formation et qualité de vie, où les porteurs de projets trouvent un cadre propice à l’émergence de solutions locales et durables. Le tissu intercommunal s’organise pour offrir des services publics adaptés et des infrastructures qui soutiennent les artisans, les commerçants et les associations qui animent la vie locale.

Le département se distingue aussi par ses infrastructures et son accessibilité. Avec 21 gares SNCF et 1 574 arrêts de bus répertoriés par OpenStreetMap, la mobilité façonne les dynamiques d’emploi, d’études et de loisirs. Dans ce cadre, Vouneuil-sous-Biard prend part à ce maillage, en offrant des liaisons fluides et des lieux de vie où l’on peut conjuguer travail, scolarité et épanouissement personnel, sans s’éloigner de son terroir.

La richesse du territoire se révèle aussi dans son patrimoine naturel et culturel, capable d’attirer des visiteurs en quête d’authenticité. Le recensement comptabilise pas moins de 576 points touristiques, autant de regards portés sur des paysages variés et des savoir-faire locaux. Parmi ces portes qui s’ouvraient sur le monde, on peut évoquer des lieux comme Naintré, où les ruelles et les bourgades racontent des histoires de rencontres et de commerce, et Montmorillon, où l’on mesure l’éloquence des arts et des marchés qui animent le quotidien des habitants et des visiteurs.

En aval, les villes et les campagnes se partagent les mêmes enjeux: le maintien des services publics, le renforcement des infrastructures scolaires et culturelles, et le soutien à la vie associative qui fait vibrer les territoires ruraux et urbains. Dans cette logique, Neuville-de-Poitou incarne la fluidité entre modernité et douceur de vivre; les collectivités y tissent des partenariats pour accueillir les familles, les jeunes et les seniors avec des équipements adaptés et des propositions locales pertinentes.

La vitalité économique et sociale passe aussi par des lieux d’accueil et de ressources humaines. Mignaloux-Beauvoir illustre l’équilibre entre villages ressources et pôles résidentiels, où les associations de communes se rencontrent pour coordonner les actions de développement durable, de solidarité et d’animation culturelle. Dans cette même perspective, Chasseneuil-du-Poitou et les autres communes s’efforcent de préserver les patrimoines, tout en offrant des services modernes et accessibles qui renforcent la cohésion du territoire.

Le temps des échanges et des découvertes se poursuit au fil des années, et l’ensemble des communes s’efforce de créer un cadre où chacun peut trouver sa place. Dans ce mouvement, Vivonne participe activement à l’élaboration de projets partagés, soutenue par les équipes municipales et les associations qui animent les ateliers, les animations et les concours qui rythment les saisons. Enfin, au-delà des frontières des bourgs, Saint-Georges-lès-Baillargeaux contribue à écrire une histoire collective fondée sur l’entraide, la culture et l’ouverture.

Et lorsque l’envie de partir à la découverte d’autres horizons se fait pressante, que les paysages du 86 vous auront laissé ce goût de reconquête et de douceur, laissez-vous porter par la curiosité de l’Aveyron et par la promesse d’un voyage qui continue ailleurs, ailleurs avec le même esprit d’accueil et de découverte.

Top communes

Populations (2022)

Poitiers 89 472
Châtellerault 31 105
Buxerolles 10 253
Saint-Benoît 7 306

Créations 2024

Poitiers 1 247
Châtellerault 388
Buxerolles 131
Saint-Benoît 102

Associations

Poitiers 4189
Châtellerault 1295
Loudun 385
Buxerolles 307

Sécurité / Délinquance

Par défaut seules les données 2024 sont affichées.

16 450 indicateurs diffusés

Cambriolages de logement

2024 1 177 faits 5,29‰

Destructions et dégradations volontaires

2024 2 127 faits 4,29‰

Escroqueries et fraudes aux moyens de paiement

2024 1 706 faits 5,25‰

Trafic de stupéfiants

2024 142 faits 0,03‰

Usage de stupéfiants

2024 698 faits 0,36‰

Usage de stupéfiants (AFD)

2024 307 faits 0,09‰

Violences physiques hors cadre familial

2024 773 faits 0,64‰

Violences physiques intrafamiliales

2024 858 faits 1,56‰

Violences sexuelles

2024 466 faits 0,64‰

Vols avec armes

2024 18 faits 0,00‰

Vols d'accessoires sur véhicules

2024 287 faits 0,26‰

Vols dans les véhicules

2024 1 026 faits 0,51‰

Vols de véhicule

2024 318 faits 0,17‰

Vols sans violence contre des personnes

2024 1 943 faits 2,72‰

Vols violents sans arme

2024 126 faits 0,01‰

Données complètes

Cambriolages de logement

2024 1 177 faits 5,29‰
2023 1 055 faits 5,41‰
2022 722 faits 3,36‰
2021 527 faits 2,07‰
2020 382 faits 1,21‰
2019 520 faits 2,41‰
2018 768 faits 3,52‰
2017 702 faits 3,54‰
2016 589 faits 2,55‰

Destructions et dégradations volontaires

2024 2 127 faits 4,29‰
2023 2 631 faits 5,04‰
2022 2 690 faits 4,91‰
2021 2 687 faits 4,85‰
2020 2 616 faits 4,58‰
2019 2 992 faits 5,75‰
2018 2 987 faits 5,83‰
2017 2 870 faits 5,91‰
2016 2 564 faits 5,67‰

Escroqueries et fraudes aux moyens de paiement

2024 1 706 faits 5,25‰
2023 1 746 faits 4,95‰
2022 1 663 faits 4,63‰
2021 1 505 faits 3,87‰
2020 1 326 faits 2,97‰
2019 1 194 faits 2,29‰
2018 988 faits 1,93‰
2017 1 104 faits 1,95‰
2016 956 faits 1,66‰

Trafic de stupéfiants

2024 142 faits 0,03‰
2023 121 faits 0,02‰
2022 166 faits 0,04‰
2021 132 faits 0,03‰
2020 111 faits 0,04‰
2019 160 faits 0,03‰
2018 227 faits 0,04‰
2017 145 faits 0,02‰
2016 172 faits 0,06‰

Usage de stupéfiants

2024 698 faits 0,36‰
2023 664 faits 0,26‰
2022 692 faits 0,29‰
2021 747 faits 0,25‰
2020 724 faits 0,31‰
2019 800 faits 0,35‰
2018 903 faits 0,29‰
2017 841 faits 0,25‰
2016 737 faits 0,24‰

Usage de stupéfiants (AFD)

2024 307 faits 0,09‰
2023 281 faits 0,06‰
2022 280 faits 0,04‰
2021 293 faits 0,03‰
2020 103 faits 0,01‰
2019 Non diffusé 0,00‰
2018 Non diffusé 0,00‰
2017 Non diffusé 0,00‰
2016 Non diffusé 0,00‰

Violences physiques hors cadre familial

2024 773 faits 0,64‰
2023 753 faits 0,55‰
2022 742 faits 0,58‰
2021 676 faits 0,52‰
2020 561 faits 0,50‰
2019 649 faits 0,48‰
2018 586 faits 0,34‰
2017 580 faits 0,46‰
2016 520 faits 0,33‰

Violences physiques intrafamiliales

2024 858 faits 1,56‰
2023 785 faits 1,46‰
2022 702 faits 1,06‰
2021 571 faits 0,77‰
2020 444 faits 0,46‰
2019 459 faits 0,43‰
2018 351 faits 0,42‰
2017 321 faits 0,48‰
2016 363 faits 0,49‰

Violences sexuelles

2024 466 faits 0,64‰
2023 473 faits 0,61‰
2022 379 faits 0,28‰
2021 306 faits 0,17‰
2020 285 faits 0,13‰
2019 211 faits 0,04‰
2018 161 faits 0,02‰
2017 186 faits 0,03‰
2016 115 faits 0,02‰

Vols avec armes

2024 18 faits 0,00‰
2023 15 faits 0,00‰
2022 11 faits 0,00‰
2021 12 faits 0,00‰
2020 10 faits 0,00‰
2019 17 faits 0,00‰
2018 19 faits 0,00‰
2017 19 faits 0,00‰
2016 8 faits 0,00‰

Vols d'accessoires sur véhicules

2024 287 faits 0,26‰
2023 300 faits 0,18‰
2022 362 faits 0,23‰
2021 267 faits 0,10‰
2020 208 faits 0,11‰
2019 390 faits 0,30‰
2018 398 faits 0,31‰
2017 405 faits 0,28‰
2016 449 faits 0,32‰

Vols dans les véhicules

2024 1 026 faits 0,51‰
2023 1 660 faits 0,65‰
2022 1 088 faits 0,34‰
2021 722 faits 0,27‰
2020 607 faits 0,29‰
2019 802 faits 0,44‰
2018 741 faits 0,44‰
2017 596 faits 0,34‰
2016 692 faits 0,43‰

Vols de véhicule

2024 318 faits 0,17‰
2023 343 faits 0,16‰
2022 361 faits 0,16‰
2021 279 faits 0,08‰
2020 226 faits 0,07‰
2019 290 faits 0,11‰
2018 280 faits 0,13‰
2017 245 faits 0,13‰
2016 350 faits 0,15‰

Vols sans violence contre des personnes

2024 1 943 faits 2,72‰
2023 1 924 faits 3,08‰
2022 2 361 faits 3,68‰
2021 1 633 faits 2,39‰
2020 1 783 faits 2,96‰
2019 2 292 faits 4,04‰
2018 2 213 faits 4,27‰
2017 2 366 faits 4,81‰
2016 2 273 faits 5,20‰

Vols violents sans arme

2024 126 faits 0,01‰
2023 128 faits 0,01‰
2022 100 faits 0,01‰
2021 101 faits 0,01‰
2020 92 faits 0,01‰
2019 141 faits 0,01‰
2018 134 faits 0,01‰
2017 156 faits 0,01‰
2016 151 faits 0,01‰

Créations d'entreprises

2024 4 669
2023 4 624
2022 4 963
2021 4 541
2020 4 048
2019 3 736
2018 3 212
2017 2 736
2016 2 610
2015 2 536
2014 2 585
2013 2 622
2012 2 476

Monuments historiques

Top 10 parmi 534 référencés

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pont

Bonneuil-Matours • arrêté

20e s.

route départementale n° 2

Un premier pont suspendu fut construit en 1845, assurant la liaison entre les deux rives de la Vienne, puis remplacé par un nouveau ouvert à la circulation en 1932. Il fut l'objet de deux campagnes de restauration importantes en 1973 et en 1989. Il est constitué d'une grande travée centrale suspendue à deux arches et de deux travées d'accès indépendantes. Il s'agit d'un ouvrage à structure métallique avec une dalle de couverture en béton. Les pylônes sont également en béton enrobant des pylônes métalliques. Dernier pont suspendu de la Vienne, il est innovant et moderne et marque la persistance de l'acier dans la construction des ouvrages qui franchissent des grandes portées

milliaire

Cenon-sur-Vienne • arrêté

Antiquité

Sur la route de Cenon-sur-Vienne à Vouneuil-sur-Vienne

L'ouvrage présente un fût cylindrique, terminé par un massif cubique. Cette borne a été creusée en sarcophage, mais la majeure partie de l'inscription subsiste.

collège

Châtellerault • arrêté

16e s.

12 rue Sully

Hôtel du début du 16e siècle. En 1824, l'abbé Arnaudeau, vicaire de la paroisse saint-Jacques, décide de créer des écoles chrétiennes et cède la part d'héritage lui revenant. Les immeubles de la rue Saint-Jacques et de la rue des Fronteaux sont confiés aux frères de saint-Gabriel, pour les garçons. Les bâtiments de la rue de Sully, destinés aux filles, permettent de fonder l'institution Notre-Dame, confiée aux soeurs de la Sagesse de Saint-Laurent-sur-Sèvre. ££L'ensemble est composé de bâtiments de différentes périodes formant un U. Le bâtiment rue de Sully date du 16e siècle, et du 19e pour les parties arrières. Ces dernières forment deux longues ailes qui donnent sur une cour. Le corps de logis comprend un rez-de-chaussée, un étage plein et un étage sous combles couvert en ardoises, percé de vastes lucarnes. La charpente est à chevrons portant ferme. La façade arrière a perdu ses caractéristiques d'origine. La tour carrée qui abrite un escalier en vis a conservé des éléments de la première Renaissance. Les baies du rez-de-chaussée présentent des menuiseries du début du 18e siècle.

hôtel

Châtellerault • arrêté

16e s.

14 rue Sully

Nommé gouverneur du Poitou, le duc de Sully fit construire cet édifice très certainement par l'architecte Charles Androuet du Cerceau. L'hôtel a été construit d'un seul jet, en pierre de taille appareillée suivant les coupes en usage à la fin de la Renaissance. Il s'élève sur deux sous-sols superposés, desservis par un escalier à vis. Le sous-sol inférieur est voûté en anse de panier avec clef formant nervure. Dans le grand escalier, les paliers sont supportés par des voûtes d'arête. Les rempants sont voûtés en berceau. Au rez-de-chaussée, la chambre principale conserve une vaste cheminée décorée de cariatides et de sculptures fouillées. Les poutres du plafond, les solives ainsi que les lambris, les portes et les volets de cette sont peints et dorés.

théâtre

Châtellerault • arrêté

19e s.

82 boulevard de Blossac

Le théâtre de Châtellerault, rare exemple d'architecture néoclassique dans la région, a été construit par l'architecte Renaudet et l'entrepreneur Delage en utilisant les murs et les voûtes de la charpente en bois de l'ancienne chapelle des Minimes qui, dévastée par les guerres de Religion, avait été reconstruite en 1606 grâce à Henri IV. Le bâtiment est agrandi sous la Monarchie de Juillet par un pavillon cubique qui en forme l'avant-corps. La façade à deux niveaux est percée de six grandes baies cintrées séparées au premier étage par des colonnes cannelées surmontées de chapiteaux ioniques. A l'extérieur, deux piliers encadrent une niche dans laquelle étaient placées les statues en terre cuite représentant Melpomène et Thalie. Dans la partie inférieure, des tables sont ornées des masques de la Tragédie et de la Comédie. L'intérieur du bâtiment faisait une bonne part à la réception, la totalité de la salle de la Redoute formait l'avant-corps qui lui était consacré. La salle de spectacle comprend 600 places et est tracée en trois quart de cercle. La décoration est très riche : base des colonnes, chapiteaux, balcons, cadre de scène dorés à l'or fin, rideau et plafond peints par E. Vernon en 1898 lors de la restauration de la salle, bas-relief d'Espélosin.

usine d'armes

Châtellerault • arrêté

19e s.

Châteauneuf

La Manufacture d'armes de Châtellerault a été créée par une ordonnance royale du 14 juillet 1819 sur les bords de la Vienne pour la fabrication d’armes blanches. Le site fut choisi en raison de sa situation facilement accessible au cœur du Centre-Ouest et d’une tradition métallurgique – l’industrie de la coutellerie – facilitant le recrutement d’une main-d’œuvre qualifiée. Jusqu'à sa fermeture en 1968, le site ne cessa de se modifier par l’adjonction ou la transformation de bâtiments que l’on adaptait à l’évolution des productions : armes blanches, armes à feu à partir des années 1830, matériel d’artillerie vers 1900 et missiles dans les années 1950. De 1819 à 1886, un plan ordonnancé, symétrique et dégagé régit l’organisation des bâtiments en tuffeau et moellons crépis. Le bâtiment d’administration, initialement destiné à la fabrication, a été édifié sous la direction de MM. Ledard et Guillebon, tandis que les autres ateliers ont été conçus par des ingénieurs militaires chargés du Service des bâtiments. Après 1886, les nouveaux modes de production et la mise en œuvre de matériaux tels que la fonte, le verre et la brique ont généré de grandes nappes de sheds, des hangars de type halle, des bâtiments abritant la force motrice (chaudières, puis générateurs à vapeur) , ainsi que de hautes cheminées, modifiant très fortement le plan d’origine. A partir de 1914, de nouveaux modules en béton et verre font leur apparition. Depuis la cessation d’activités, les bâtiments abritent le Centre d’archives de l’armement, divers services de la municipalité et de l’Education nationale.

église

Châtellerault • arrêté

12e s.;13e s.

rue des Scieurs

De l'ancienne église, transformée en habitation, subsistent deux nefs. La plus ancienne date de 1150. Il en reste deux travées avec abside en hémicycle et voûtes en berceau brisé. La plus récente a été accolée au nord au début du 13e siècle. Il en reste deux travées avec chevet plat et voûtes d'ogives angevines.

maison

Châtellerault • arrêté

16e s.

126 rue Bourbon

En 1597, la mère de René Descartes décède. Ce dernier est confié à sa grand-mère paternelle et élevé dans cette maison jusqu'à son départ pour le collège des Jésuites de La Flèche, en 1606. Il revient dans cette maison durant ses vacances du collège ou de l'école de droit de Poitiers, ainsi qu'à diverses périodes de sa vie. A la mort de son père, René Descartes hérite de cette maison qu'il vend ensuite à son frère. La maison est bâtie en pierre de tuffeau. L'entrée est constituée par un petit porche avec voûte d'arête, donnant accès dans la maison par l'intermédiaire d'une cour contenant un puits. L'escalier en pierre, adossé au porche, donne accès aux étages.

hôtel

Gençay • arrêté

15e s.

place du Marché

Chef-lieu d'une viguerie au 10e siècle puis d'une châtellenie relevant du comte de Poitou au ressort de la sénéchaussée et de l'élection de Poitiers, Gençay est une place de commerce très active dès le Moyen-âge. Cette demeure du 15e siècle a été modifiée au cours des siècles et notamment au 19e. Le plan rectangulaire est aggrandi d'un appendice allongé en retour d'équerre. La maison est constituée de deux bâtiments accolés avec façade à pignon sur rue, composés d'un étage et de combles. La façade sur rue s'ouvre par une porte à couronnement retombant sur des culs de lampe avec des croix incisées tandis que la façade sur cour est percée de fenêtres à meneaux, encadrées de moulures prismatiques. Le rez-de-chaussée et le premier étage sont divisés en quatre pièces dont deux sur cour renfermant deux cheminées monumentales peintes. Les pièces sur rue ont conservé à l'étage leurs fenêtres à coussièges et un potager. Un escalier en vis reliant les deux étages s'ouvre au rez-de-chaussée par une porte encadrée de moulures prismatiques et d'une accolade sur le linteau. Transformé par des occupations diverses, l'édifice a tout de même conservé des élements intéressants d'architecture gothique.

abbaye;mausolée

Ligugé • liste;arrêté

5e s.;6e s.;Haut Moyen Age

place du Révérend-Père-Lambert

Lors de fouilles réalisées en 1952, des substructions romaine et romane ont été découvertes au nord de l'église. Des vestiges ont également été découverts sur une surface s'étendant à l'ouest de l'abbatiale jusqu'à l'extrémité du cloître, et au nord jusqu'au presbytère. Sous l'église se trouvent les vestiges de la crypte. Une partie du clocher, de la sacristie et du cloître conserve les traces de l'église du 7e siècle ainsi que des éléments des édifices des 5e et 6e siècles.