Département Seine-Saint-Denis
Population 2022
1 532 818
Transports
39 gares
3 096 arrêts bus
Tourisme & monuments
703 points touristiques
62 monuments
Portrait du département
Seine-Saint-Denis, un territoire vivant et contrasté
Au cœur de l’Île-de-France, le département de Seine-Saint-Denis (93) conjugue densité et diversité. Composé de 38 communes, il compte 1 532 818 habitants selon les chiffres de 2022, et s’enrichit chaque jour d’un quotidien partagé par une multiplicité de langues, de cuisines et de patrimoines. Avec 703 points touristiques recensés, 3 096 arrêts de bus répertoriés par OpenStreetMap et 39 gares SNCF, le territoire offre un réseau qui relie les villages tout autant que les quartiers.
Le paysage se déploie entre lignes de béton, espaces verts et berges qui longent les cours d’eau et les canaux. Dans l’espace urbain, les parcs – véritables respirs de fraîcheur – cohabitent avec des lieux où la mémoire collective s’exprime, comme des places où les marchés s’animent, les friches se transforment en ateliers et les events se mêlent au quotidien des habitants. Cette nature et cette lumière nouvelles se vivent à hauteur d’homme, des petites promenades du soir aux longues journées de marché dominicales.
Les infrastructures et les services publics forment un maillage dense qui soutient la vie locale. Les 38 mairies assurent une présence au plus près des habitants; les services de police municipale (36) veillent au vivre-ensemble, tout comme les missions de PMI (36) et les points de justice (35) qui témoignent d’un accompagnement continu. Autour des jeunes, les Missions Locales (29) et les dispositifs France Services (28) facilitent l’accès aux droits et aux formations, tandis que les commissariats de police (24) et France Travail (20) soutiennent sécurité et emploi sur l’ensemble du territoire.
Le patrimoine monumental, riche et émouvant, rappelle des pages multiples de l’histoire contemporaine. L’aéroport de Dugny, marqué par le siècle dernier, a été le témoin d’évolutions qui ont façonné les échanges. Dans les lieux d’hospitalité du passé, l’asile d’aliénés de Neuilly-sur-Marne porte l’empreinte d’architectes et de maîtres d’œuvre qui ont dialogué avec les préoccupations sociales. La Bourse du Travail de Bobigny, dessinée dans les années 1970 par Oscar Niemeyer, incarne l’idée d’un espace public comme lieu de citoyenneté. Le camp de concentration et grand ensemble de Drancy rappelle une mémoire complexe, transmise à travers les tours et les volumes qui structurent le quartier. On découvre aussi des chapelles et des châteaux qui marquent les paysages de Noisy-le-Grand, Saint-Ouen-sur-Seine et Clichy-sous-Bois, ainsi que l’hôtel de ville et les domaines voisins d’Épinay-sur-Seine.
La vie associative et l’action publique se croisent dans une énergie renouvelée, où les projets culturels, sociaux et économiques s’enracinent dans les intercommunalités et les bailleurs de fonds. En quelques pas, on peut sentir la vitalité que porte la Seine-Saint-Denis à travers les initiatives locales, les ateliers artistiques et les innovations sociales qui officinent dans les quartiers. Des réseaux tissent des passerelles entre les habitants, les commerçants et les associations, et les projets urbains prennent forme dans le dialogue entre les habitants et les mairies des 38 communes.
Dans ce paysage vivant, les regards se portent aussi sur des villes exemplaires où l’on voit se déployer la vie quotidienne. Montreuil résonne par son énergie artistique et ses places animées. Aubervilliers attire par le foisonnement de marchés et d’ateliers, et Pantin s’impose comme un laboratoire de culture urbaine. Drancy porte une mémoire puissante et un présent de réhabilitation active. Noisy-le-Grand conjugue grands ensembles et pôles culturels. Aulnay-sous-Bois témoigne d’un rythme de rénovation urbaine qui accueille les familles.
Plus loin, Le Blanc-Mesnil mêle quartiers historiques et nouveaux équipements. Bobigny fourmille d’initiatives citoyennes; Épinay-sur-Seine conjugue patrimoine et perspectives économiques. Saint-Ouen-sur-Seine se distingue par ses lieux culturels et ses marchés. Sevran et Bondy portent des dynamiques locales fortes et des projets d’insertion sociale.
Enfin, La Courneuve est au cœur des transformations, tandis que Livry-Gargan et Rosny-sous-Bois complètent ce panorama par leurs équipements publics et leurs espaces de rencontres quotidiennes.
Voyager à travers le 93, c’est suivre le fil d’un territoire qui s’invente sans cesse: des écoles aux lieux de mémoire, des rues animées aux jardins partagés, des gares qui relient le quotidien à des horizons. Et pour prolonger l’expérience, partez à la découverte de l’Aveyron.
Top communes
Populations (2022)
Créations 2024
Associations
Sécurité / Délinquance
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4 856 indicateurs diffusés
Cambriolages de logement
Destructions et dégradations volontaires
Escroqueries et fraudes aux moyens de paiement
Trafic de stupéfiants
Usage de stupéfiants
Usage de stupéfiants (AFD)
Violences physiques hors cadre familial
Violences physiques intrafamiliales
Violences sexuelles
Vols avec armes
Vols d'accessoires sur véhicules
Vols dans les véhicules
Vols de véhicule
Vols sans violence contre des personnes
Vols violents sans arme
Données complètes
Cambriolages de logement
Destructions et dégradations volontaires
Escroqueries et fraudes aux moyens de paiement
Trafic de stupéfiants
Usage de stupéfiants
Usage de stupéfiants (AFD)
Violences physiques hors cadre familial
Violences physiques intrafamiliales
Violences sexuelles
Vols avec armes
Vols d'accessoires sur véhicules
Vols dans les véhicules
Vols de véhicule
Vols sans violence contre des personnes
Vols violents sans arme
Créations d'entreprises
Monuments historiques
Top 10 parmi 62 référencés
église
Le Blanc-Mesnil • arrêté
107 avenue Normandie-Niémen
Eglise construite entre 1932 et 1933 sur des plans de Gabriel Simon, commandée par le diocèse de Versailles en mémoire de son ancien évêque Charles Gibier, décédé en 1931, et remplacé par Benjamin Octave Rolland-Gosselin. Charles Gibier s'est beaucoup investi pour combler les besoins de son diocèse en matière religieuse et sociale, et a initié plus de cinquante chantiers, dont deux églises au Blanc-Mesnil. Cette troisième église prend ainsi le vocable de Saint-Charles-Borromée, son saint patron, par ailleurs célèbre pour sa charité vis-à-vis des pestiférés. La construction de l'église et d'un presbytère, détruit pendant la Seconde Guerre mondiale et reconstruit ensuite, est financée par une souscription, et s'accompagne de l'érection d'une nouvelle paroisse en 1934.
bourse du travail
Bobigny • arrêté
place de la Libération ; avenue Jean-Jaurès
En 1972, Oscar Niemeyer est choisi pour réaliser la bourse départementale du travail. Le projet est double : un bâtiment de bureaux affecté à la bourse, et un auditorium de 800 places. En 1975, Jean Maur Lyonnet est choisi pour devenir l'architecte d'opération de l'agence Niemeyer. Surnommée le Goéland ou l'Albatros, la coquille renversée que forme l'auditorium est rendue possible grâce aux voiles de béton et aux sept poutres formant rainures. Le bâtiment de bureaux est sur pilotis. Les deux édifices communiquent par les sous-sols.
gare
Bobigny • arrêté
avenue Henri-Barbusse
Gare construite en 1929 par l'entrepreneur Morosini, dans le cadre de l'aménagement de la ligne supplémentaire Bobigny-Sucy-Bonneuil, dernière étape du circuit ferroviaire de la Grande Ceinture amorcée en 1875. Ouverte en 1932, le trafit en était tellement faible qu'elle fut fermée dès 1939. De 1943 à 1944, la gare devient le principal lieu de départ des convois de déportés juifs vers les camps de concentration. Réhabilitée en 1979, la gare est remise brièvement en service comme gare de marchandises avant d'être désaffectée au début des années 1980.
église
La Courneuve • arrêté
18 avenue Lénine
Eglise construite entre 1930 et 1933, en remplacement d'une chapelle de secours. La Courneuve est alors une banlieue pauvre du diocèse de Paris, dont la population est en augmentation, et qui est en manque d'églises et plus généralement d'équipements collectifs. Dès 1923 le diocèse entend s'implanter dans la commune, et c'est grâce à l'action de l'abbé Joseph Le Quellec, et au soutien financier du vicomte et de la vicomtesse de Gourcuff, qu'un ensemble paroissial peut être édifié à partir de 1928. Un patronage est d'abord érigé, par l'architecte Michel Bridet et l'ingénieur Pierre Robert, dédié dans un premier temps à Saint-Thérèse-des-Quatre-Routes. Les mêmes architectes conçoivent l'église, finalement dédiée à saint Yves (patron de la Bretagne, région d'origine de l'abbé, et avocat des pauvres), et un presbytère, construits entre 1930 et 1933, et donnant lieu à l'érection d'une nouvelle paroisse. A cela s'ajoute un dispensaire et une salle d'œuvre, confiés à Pierre Robert, qui réalise ensuite plusieurs agrandissements jusque dans les années 1950.
camp de concentration;grand ensemble
Drancy • arrêté
avenue Jean-Jaurès ; rue Arthur-Fontaine ; rue Auguste-Blanqui
Cité constituée de cinq tours de quinze étages et de barres de deux à quatre niveaux. Un bâtiment en fer à cheval parachève l'ensemble en 1934. Il n'en reste aujourd'hui qu'un immeuble de quatre étages formant un U autour d'une cour. Drancy devient ainsi la première ville de France à adopter le modèle américain des gratte-ciels. La cité est connue pour être le premier ensemble de bâtiments d'habitation où la préfabrication a été appliquée totalement. Durant la seconde guerre mondiale, la cité sert d'abord de camp de prisonniers de guerre puis de camp d'internement pour familles juives à partir d'août 1941. Un tunnel creusé en 1943 par les détenus existe toujours, ainsi que des graffiti et des inscriptions.
château;hôtel de ville
Épinay-sur-Seine • arrêté
rue Quétigny
Construit pour le marquis du Terrail entre 1756 et 1760, cet hôtel fut occupé par Dom François d'Assise de Bourbon, roi d'Espagne en exil à la fin du 19e siècle. D'importants travaux ont été réalisés par l'architecte Bouwens de 1881 à 1889 (adjonction de marquises, ...). De son état initial, l'hôtel a conservé son plan en T, une partie de l'ordonnance des façades et des décors intérieurs. Après la mort de Dom François d'Assise, le château est acheté en 1906 par la commune qui y installe la mairie (décor de la salle du conseil de 1911).
église paroissiale;pavillon d'exposition
Épinay-sur-Seine • arrêté
102 avenue Joffre
Pavillon des missions catholiques construit de 1929 à 1931 pour l'Exposition coloniale de Paris de 1931. Dessiné par Paul Tournon, architecte agréé de l'Archevêché, il est consacré "à la gloire de la conquête missionnaire de l'église catholique à travers les pays et les siècles". En 1932, à la suite d'une souscription nationale lancée par le maréchal Lyautey, le pavillon est reconstruit en béton armé (le pavillon d'origine étant en matériau léger) comme église paroissiale d'Epinay-sur-Seine. Pour la façade, le maître-verrier Marguerite Huré utilise un nouveau procédé, la "brique huré", breveté en 1930. Les vitraux, peintures et sculptures sont réalisés par des artistes des Ateliers d'Art sacré (fondés en 1919 par les peintres Maurice Denis et Georges Desvallières) sous la direction d'Henri de Maistre.
mairie
Les Lilas • arrêté
2 avenue Waldeck-Rousseau
Ensemble d'équipements municipaux (mairie, salles des fêtes et deux écoles) construit en 1902 par l'architecte Léopold Bevière. La salle des fêtes, longtemps la plus vaste de la couronne parisienne, est décorée par le peintre Victor Tardieu en 1911. La grande composition au plafond, réalisée sur toiles marouflées, s'inspire de l'oeuvre de Tiepolo et représente certaines personnalités locales et quelques événements ayant marqué l'histoire des Lilas.
studio de cinéma
Montreuil • arrêté
52 rue du Sergent-Bobillot
Dernier survivant des "théâtres de prises de vue" des premiers temps du cinématographe, l'ancien studio de Montreuil a été édifié en 1904 à l'initiative de Charles Pathé. Ce "hangar de verre" ressemblant à une serre, n'a pas subi de grandes modifications.
église paroissiale
Neuilly-Plaisance • arrêté
41 avenue des Fauvettes
L'église est construite en 1932, après une décision prise en 1926 et soutenue par les intellectuels catholiques de l'époque (François Mauriac, Paul Claudel, André Maurois). Elle a une structure en béton bouchardé à remplissage de briques. Sa façade est marquée par une baie tripartite en arc brisé ornée d'une résille de béton destinée à recevoir les vitraux. Les verrières sont composées de claustras en béton et de vitraux en plomb enchâssés dans le ciment. Le clocher, relié par une passerelle à une tourelle d'accès, est de base carrée et formé de trois parties superposées. A l'intérieur, la nef unique comprend quatre travées séparées par des arcs engagés soutenant les arcs de béton. Compte tenu de la nature du sous-sol, l'édifice repose sur une trentaine de pieux en béton, enfoncés jusqu'au gypse. Les 26 vitraux ont été exécutés par le maître-verrier Louis Barillet. Le chemin de croix, les fonts baptismaux et le bénitier ont été réalisés en mosaïque par Léon Guillemaind. La statue de la Vierge est due à Georges Serraz, et celles de saint-Joseph et du Sacré-Coeur à Charles Jacob. L'église devient paroissiale le 14 décembre 1958.