Département Manche
Population 2022
312 080
Transports
7 gares
696 arrêts bus
Tourisme & monuments
487 points touristiques
382 monuments
Portrait du département
Au cœur de la Manche, une terre qui relie mer et bocage
Le département de la Manche s’égrène le long d’un littoral souvent dentelé par les rochers et les plages qui font rêver les visiteurs, mais il se révèle aussi par l’intimité des villages et la solidité des réseaux qui irriguent les terres intérieures. Avec 408 communes, 7 gares SNCF et pas moins de 696 arrêts de bus répertoriés, il tisse une vie quotidienne où chaque trajet peut devenir une promenade entre les marais de la Cotentin et les criques battues par le vent. Dans ce cadre, les habitants trouvent des repères évidents, comme les mairies qui déploient leurs services et les lieux France Services qui facilitent les démarches de chacun.
Le patrimoine naturel et l’horizon maritime nourrissent l’imaginaire autant que le quotidien. Sur le rivage, les falaises et les caps offrent des points de vue sur lesquels se lit l’histoire des tempêtes et des marées, et les sites touristiques, au nombre de 487, témoignent d’un territoire où l’on peut passer des heures à observer les nuances de la lumière sur l’eau ou à flâner au fil des marais et des dunes. Au détour d’un chemin, on croise des ouvrages qui racontent des siècles de vie locale et des industries portuaires qui ont modelé les villes et les campagnes.
Ce patrimoine se décline aussi dans les monuments historiques saillants, où l’abbaye fondée à Poilley en 1160 rappelle la force des liens entre les puissances locales et les commanderies monastiques, et où la majesté du Mont-Saint-Michel demeure un cadre mythique qui attire les visiteurs du monde entier. La région abrite aussi des ensembles plus intimes, comme l’abbaye de La Lucerne-d’Outremer et l’abbaye de Cerisy-la-Forêt, qui évoquent les siècles traversés et les transformations architecturales. En parallèle, des vestiges militaires et des campements antiques, comme le camp de Flamanville, résonnent encore des gestes des populations qui ont trouvé là des images de protéction et de résistance face à la mer.
À mesure que l’on progresse dans le territoire, les infrastructures et les services publics renforcent l’élan collectif. Les publics maillent le département par le biais de 416 Mairies, qui s’organisent autour d’un réseau d’associations de communes et de coopérations intercommunales pour proposer des équipements et des actions partagés. Le rôle des gendarmes et des forces de sécurité, avec 40 Brigades de Gendarmerie, se conjugue avec les dispositifs France Services (21) et les missions locales (12), afin d’accompagner les jeunes comme les adultes dans leurs projets et leurs démarches administratives. Les polices municipales (10), les points justice (7) et les services de trésorerie (7) complètent ce maillage, garantissant une présence publique qui rassure et oriente chaque habitant. Dans ces équilibres, les CPAM (6) et les autres services publics indispensables tiennent les liens entre l’action locale et les besoins quotidiens.
Le dynamisme économique se lit dans les chiffres : 3 042 créations d’entreprises en 2024 dessinent une Manche en mouvement, où l’innovation et l’entrepreneuriat se côtoient dans les villes comme dans les campagnes. Cette énergie se manifeste aussi dans les villes choisies pour être mises en lumière et racontées autrement, comme dans l’émergence d’un réseau d’associations de communes qui contribue à fédérer les projets autour des activités culturelles, sportives et solidaires. Dans cette dynamique, les habitants et les associations s’appuient sur des lieux qui parlent à chacun et qui s’enrichissent des échanges entre les générations.
Pour donner corps à cette mosaïque, les villes à mettre en lumière témoignent d’un art de vivre partagé et d’une identité qui se réinvente sans cesse. Ainsi, dans l’esprit d’une offre culturelle et d’un accueil de qualité, on peut se projeter dans Saint-Lô, puis se laisser porter vers les arts et la mer en passant par Granville. Dans les ruelles d’Avranches, on entend les voix des marchés et des associations qui font la vie du quotidien; les canaux humains et les projets intercommunaux s’y croisent avec intensité. La découverte se poursuit dans Carentan-les-Marais, où les paysages marins et agricoles dialoguent, et dans Coutances, qui conjugue patrimoine, culture et services publics de proximité. Le regard se déplace ensuite vers Valognes, vers Saint-Pair-sur-Mer, puis vers les communes plus modestes mais tout aussi vivantes comme Agneaux ou Conde-sur-Vire, qui insufflent l’assurance d’un territoire tourné vers l’avenir. Le chemin passe aussi par Bréhal, Les Pieux, et continue avec Picauville, Isigny-le-Buat, Donville-les-Bains et Agon-Coutainville, des maillons essentiels d’un ensemble vivant et attractif.
Au fil des saisons, les rythmes varient sans renier leur continuité. Les chiffres de sécurité publique et de prévention, avec les cambriolages qui témoignent d’un passé qui s’écrit différemment selon les années — 314 faits diffusés en 2024 — invitent chacun à rester vigilant et à vivre ce territoire avec sérénité. Mais l’élan collectif et l’attention portée aux lieux, aux services publics et aux associations de communes donnent à la Manche sa force tranquille et son esprit d’ouverture, prêt à accueillir les visiteurs curieux et les habitants qui bâtissent chaque jour le cadre d’une vie tournée vers demain.
Et lorsque vous aurez arpenté ces rivages et ces vallons, laissez-vous porter par l’idée qu’une même énergie peut voyager aussi loin que l’Aubrac et la Cordillère. Pour prolonger l’expérience, partez aussi à la découverte de l’Aveyron.
Top communes
Populations (2022)
Créations 2024
Associations
Sécurité / Délinquance
Par défaut seules les données 2024 sont affichées.
31 893 indicateurs diffusés
Cambriolages de logement
Destructions et dégradations volontaires
Escroqueries et fraudes aux moyens de paiement
Trafic de stupéfiants
Usage de stupéfiants
Usage de stupéfiants (AFD)
Violences physiques hors cadre familial
Violences physiques intrafamiliales
Violences sexuelles
Vols avec armes
Vols d'accessoires sur véhicules
Vols dans les véhicules
Vols de véhicule
Vols sans violence contre des personnes
Vols violents sans arme
Données complètes
Cambriolages de logement
Destructions et dégradations volontaires
Escroqueries et fraudes aux moyens de paiement
Trafic de stupéfiants
Usage de stupéfiants
Usage de stupéfiants (AFD)
Violences physiques hors cadre familial
Violences physiques intrafamiliales
Violences sexuelles
Vols avec armes
Vols d'accessoires sur véhicules
Vols dans les véhicules
Vols de véhicule
Vols sans violence contre des personnes
Vols violents sans arme
Créations d'entreprises
Monuments historiques
Top 10 parmi 382 référencés
église paroissiale
Avranches • arrêté
14 rue Ormont
Paroisse mentionnée dès le 7e siècle. Le premier édifice, construit au 17e siècle, présentait une tour de façade surmontée de deux dômes. A la demande de la ville, un nouvel édifice reprenant à l'identique le précédent jugé vétuste, est construit en 1843 par l'architecte Cheftel. En 1890, la reconstruction de la tour façade est entreprise par Cheftel fils. Les travaux s'achèvent en 1899. A l'intérieur, la nef est composée d'une colonnade qui reçoit un entablement accueillant la voûte à pénétration. A l'extérieur, la tour présente le passage du massif carré au dôme octogonal surmonté d'un lanternon.
église paroissiale
Avranches • arrêté
place Carnot
Vers 1855, le conseil de fabrique fait appel à l'architecte Théberge pour entreprendre la construction d'une nouvelle église de style néogothique. Il s'agit d'un vaisseau avec une façade à deux tours (flèches inachevées) , transept saillant, choeur à déambulatoire avec chapelle axiale (jamais réalisée). Les travaux s'étendent de 1863 à 1927. L'église avait été pourvue d'un ensemble de verrières signées Duhamel-Marette, détruites par les bombardements de 1944.
monument
Avranches • arrêté
place Valhubert
Désireux d'honorer sur le pont de la Concorde dix généraux morts au combat, Napoléon commanda à Pierre Cartellier une statue du général Valhubert, mort à Austerlitz en 1805. Le modèle en plâtre fut terminé en 1812, le marbre en 1815. Sous Louis XVIII, les statues furent achevées dans une cour des Invalides. A la demande du beau-frère de Valhubert et de la ville d'Avranches, la statue arriva dans la ville en 1829. En 1832, elle fut érigée dans les jardins de l'Evêché. Debout dans son uniforme de général, Valhubert tient dans sa main droite le sabre d'honneur reçu en 1803. A ses pieds est représenté le boulet qui le faucha. La statue mesure 4, 50m de hauteur.
jardin
Coutances • arrêté
rue Quesnel-Morinière
Prototype des jardins publics aménagés en Basse-Normandie sous le Second Empire.
église paroissiale
Graignes-Mesnil-Angot • arrêté
place de la Mairie
Chargé de dresser le plan de reconstruction du village de Graignes, Guy Pison est également désigné pour la construction dune nouvelle église déplacée, comme lensemble du bourg, au sud de lancien village dont le clocher subsistant de léglise précédente a été érigé en mémorial du souvenir. Placée délibérément sous les auspices de la modernité triomphante, léglise, entièrement construite en béton armé de 1956 à 1960, sinscrit dans un plan longitudinal dont le vaisseau central est rythmé par une série de portiques. La structure laissée apparente arbore différents traitements du béton : banché, bouchardé, lavé, etc. Les dalles de verre de François Chapuis, alternant tonalités chaudes et tonalités translucides, créent un contraste avec le ton monochrome du béton armé.
hôtel
Valognes • arrêté
28 rue des Religieuses
Les multiples vestiges d'époques médiévale et renaissance observables parmi les bâtiments de cet hôtel attestent l'ancienneté de son implantation. Mentionné en tant qu'auberge dès 1707, il abritait également un relais de poste. Son hôte le plus célèbre, Barbey d'Aurévilly, y séjourna en 1871 puis régulièrement jusqu'en 1887. A l'intérieur de l'hôtel, il convient de signaler le décor des panneaux peints, réalisés en 1920 par les ateliers d'Alice Courtois, situés dans la salle à usage de café-bar du rez-de-chaussée.
église paroissiale
Auvers • arrêté
La nef, le transept et le choeur datent des 13e et 14e siècles. Quelques compléments ont été ajoutés aux 15e et 16e siècles. La sacristie et le décor sont du 19e siècle.
demeure
Avranches • arrêté
26 rue d'Auditoire
L'édifice, qui remonte au milieu du 12e siècle, fut vraisemblablement un hall seigneurial construit pour Hasculf de Subligny, fondateur de l'abbaye de la Lucerne et frère de l'évêque Richard de Subligny. Après une campagne de restauration - reconstruction, le logis, qui aurait servi de salle capitulaire, fut prolongé à l'est par un petit bâtiment (le petit Doyenné, détruit au 18e siècle) , et prit le nom de doyenné. Au 15e siècle, la salle fut divisée en deux niveaux et une nouvelle construction, abritant les cuisines, fut adossée à l'ouest. Au milieu du 18e siècle, une dernière campagne de travaux remodèle la façade sud sur jardin et redessine les aménagements intérieurs. L'édifice conserve le cellier voûté d'arêtes du 12e siècle, la charpente du 15e et les boiseries du 18e. Il s'agit de l'un des rares manoirs urbains d'époque romane.
manoir
Barneville-Carteret • arrêté
Cette construction, réalisée pendant les guerres de religion, a été précisément datée par inscription (1574-1575). Le corps de logis principal a partiellement été ruiné au 19e siècle. Le potager a été aménagé au 18e siècle.
chapelle
Beuvrigny • arrêté
La chapelle Heuzebroscq est en fait l'ancienne paroisse de la commune de Notre-Dame de la Chapelle Heuzebroscq, rattachée à Beuvrigny le 29 avril 1829. Il s'agit d'un édifice que l'on peut dater du second quart du 16e siècle, si l'on part de l'hypothèse raisonnable que la date portée sur la charpente à entrait et poinçon (1536) correspond à une fin de chantier. Plusieurs dates portées in situ indiquent réfections et travaux en tout genre : en lambris de couvrement, on trouve 1699, 1723. En façade ouest, la pierre au dessus de la porte d'entrée porte la date de 1753. Cette dernière date correspond à une campagne assez importante, avec la reconstruction de l'actuel clocher-peigne, la suppression du petit transept saillant sud, sans doute pour des raisons sanitaires. Dans le même temps sont sciés au moins trois entraits de charpente qui devaient menacer ruine, les fenêtres sont agrandies et enfin, un mur de refend est élevé dans le sanctuaire pour établir un autel. A l'origine, le vaisseau était unique, la sacristie n'a été établie qu'après coup. On y voit encore la piscine placée côté Epître. L'église présente une analogie certaine avec l'église voisine de Saint-Symphorien des Buttes à Saint-Amand, inscrite depuis 1993 (notice Mérimée PA00125303).