Département Lot-et-Garonne
Population 2022
332 226
Transports
10 gares
707 arrêts bus
Tourisme & monuments
229 points touristiques
403 monuments
Portrait du département
Lot-et-Garonne, terre de rencontres entre vigne et fleuve
Entre Garonne et prairies, Lot-et-Garonne tisse son identité dans les reflets des marchés, les vergers et les bastides qui bordent les vallées. Ce département, composé de 319 communes et peuplé par 332 226 habitants en 2022, offre une mosaïque de reliefs et de couleurs où le temps semble s’être arrêté pour mieux redémarrer. Dans les ruelles et sur les bords du fleuve, Agen déploie son souffle monumental, mêlant patrimoine roman et vie contemporaine, et invite chacun à écouter le clapotis des souvenirs qui s’y racontent au fil des saisons.
La vie publique est portée par des infrastructures qui restent proches des habitants: 319 mairies assurent la proximité, et des dispositifs comme Gendarmerie (33 postes) et France Services (22 sites) garantissent sécurité et accompagnement. Avec 10 gares SNCF et près de 707 arrêts de bus répertoriés, les trajets quotidiens se font simples et fluides. Dans ce paysage, la création d’entreprises continue d’alimenter le tissu économique: 4 151 naissances d’entreprises en 2024 témoignent d’un territoire qui ose et se réinvente, du petit atelier au service innovant. Dans Marmande, on voit comment l’esprit entrepreneur irrigue les marchés et les commerces, tout en restant fidèle à une tradition horticole et culinaire forte.
Le patrimoine se lit aussi dans les pierres et les voûtes: l’abbaye de Saint-Maurin, et l’abbaye de Clairac, rappellent des chapitres historiques qui ont façonné les échanges et les pratiques religieuses. Dans le cortège des villes, Villeneuve-sur-Lot porte les traces d’un temps où les quais et les places publiques étaient les lieux d’assemblées et de convivialité, tandis que les grands ensembles religieux et civils témoignent d’un souci de mémoire partagée.
Plus à l’est, Nérac et Sainte-Livrade-sur-Lot prolongent l’allure des bastides, avec leurs jardins, leurs marchés et leurs promenades près de la rivière. Ces paysages dessinent une frontière douce entre ruralité et vie urbaine, où les associations et les collectifs locaux jouent un rôle fondamental dans l’animation culturelle et sociale et où l’on voit fleurir les initiatives citoyennes qui lient les générations.
Autour d’Agen, les ceintures humaines prennent forme dans des communes comme Bon-Encontre, Boé et Foulayronnes. Elles deviennent des lieux d’échanges, d’écoles, de commerces de proximité et d’associations qui organisent concerts, ateliers et coopératives locales, nourrissant ce que certains appellent l’esprit de communauté. Les paysages urbains et ruraux s’y mêlent en douceur, et chacun peut trouver un chemin pour s’impliquer selon ses talents et ses envies.
Plus loin, Fumel, la bastide aux forêts environnantes, et les anciennes cités de Casteljaloux et de Pont-du-Casse témoignent de l’ingéniosité locale et des échanges qui ont forgé le patrimoine industriel et paysan de la région. Les rues et les places portent encore l’écho des métiers d’autrefois, tout en accueillant les projets de demain et les voies nouvelles de mobilité et de tourisme durable.
Plus au sud, Aiguillon et Layrac s’ancrent dans une continuité rurale qui sait recevoir: marchés, réseaux associatifs, services publics et équipements publics qui soutiennent l’école, la culture et la solidarité. Chaque village, chaque bourg offre un point d’ancrage, un peu comme une halte dans une longue route où l’on salue les produits du terroir et les gestes du quotidien qui font la cohésion du territoire.
Face à l’ampleur du paysage, on garde en mémoire les chiffres qui dessinent la réalité: 229 points touristiques répertoriés, 707 arrêts de bus, 10 gares, et l’équilibre entre densité urbaine et douceur rurale qui permet à chacun de trouver sa place. La sécurité et le cadre de vie, mesurés par les efforts conjoints des communes et des services publics, dessinent une "ville à la campagne" où les projets collectifs dépassent les ambitions individuelles. C’est dans cette alchimie que Lot-et-Garonne, 47, continue d’écrire son histoire, à l’écoute des riverains autant que des visiteurs impatients de découvrir ses siècles d’histoires et ses saveurs d’aujourd’hui.
Et pour prolonger le voyage, laissez-vous guider vers l’Aveyron, afin de découvrir une autre facette du patrimoine et de la vie publique française, où la nature et les territoires s’unissent pour nourrir l’imaginaire et l’espoir.
Top communes
Populations (2022)
Créations 2024
Associations
Sécurité / Délinquance
Par défaut seules les données 2024 sont affichées.
21 771 indicateurs diffusés
Cambriolages de logement
Destructions et dégradations volontaires
Escroqueries et fraudes aux moyens de paiement
Trafic de stupéfiants
Usage de stupéfiants
Usage de stupéfiants (AFD)
Violences physiques hors cadre familial
Violences physiques intrafamiliales
Violences sexuelles
Vols avec armes
Vols d'accessoires sur véhicules
Vols dans les véhicules
Vols de véhicule
Vols sans violence contre des personnes
Vols violents sans arme
Données complètes
Cambriolages de logement
Destructions et dégradations volontaires
Escroqueries et fraudes aux moyens de paiement
Trafic de stupéfiants
Usage de stupéfiants
Usage de stupéfiants (AFD)
Violences physiques hors cadre familial
Violences physiques intrafamiliales
Violences sexuelles
Vols avec armes
Vols d'accessoires sur véhicules
Vols dans les véhicules
Vols de véhicule
Vols sans violence contre des personnes
Vols violents sans arme
Créations d'entreprises
Monuments historiques
Top 10 parmi 403 référencés
croix monumentale
Agen • arrêté
place du Maréchal-Foch
Croix ajourée surmontée d'un coq. L'éponge est fichée au bout d'un roseau, lui-même fiché sur le bras droit. La lance est située sur le bras gauche auquel sont de plus accrochés un calice à la partie supérieure et une main à la partie inférieure. Divers éléments symboliques la complètent : lune, soleil, voile, clou, marteau, tenailles, ossements, couronne d'épines entre les bras de la croix, sabre, échelle, jonc, colonne, bourse et pot. Le centre de la croix est entouré de rayons.
hôtel
Agen • arrêté
place de l'Hôtel-de-Ville ; rue des Juifs
Le cadastre de 1566 mentionne déjà des constructions à l’emplacement de l’hôtel de Vergès où logent Jehan de Vergès, médecin et seigneur de Brimont, et son gendre. On ne sait pas s’il s’agit déjà des bâtiments actuels mais il est établi que l’hôtel subit une restauration dans la seconde moitié du XVIe siècle. La fille de Jehan de Vergès de Brimont, Claude de Vergès de Brimont, a hérité des biens et titres de son père et épousé Caprazi de Las (procureur du roi au Présidial). Le mariage a lieu en 1563 mais n’a pas de descendance et Caprazi de Las hérite du bâtiment après de décès de son épouse vers 1569. « Nous pensons, au vu de l’inscription de la façade (AN. CHR. MVLXXV.) et des renseignements que nous avons recueillis que le cadastre de 1594, qu’il fit reconstruire sur cet emplacement une vaste demeure : un hôtel sur rue, avec une cour intérieure, une deuxième « basse-cour » et des dépendances au Nord pour les chevaux » (Patrick Fraysse). On est donc passé de deux maisons, signalées au cadastre de 1566, à un bâtiment unique sur le cadastre de 1594. Dans son mémoire de 1993, Patrick Fraysse estime que l’édifice appelé aujourd’hui « Hôtel de Vergès » a en réalité dû être bâti en 1575 par Caprazi de Las, le gendre de Vergès. Olivier Salmon juge cependant la façade Nord plus tardive. C’est donc par ses secondes noces en 1569 avec Isabeau de la Vigerie que Caprazi de Las obtient une descendance (connue sous le nom de Las de Brimont) qui se transmet l’hôtel jusqu’au début du XIXe siècle.
maison
Agen • arrêté
rue du Puits-du-Saumon
L'étage principal est éclairé par quatre arcatures géminées supportées par des faisceaux de colonnettes reposant sur un bandeau saillant. La grande salle du premier étage était ornée de fresques représentant des empereurs romains encadrés dans des inscriptions. La maison passait pour être, au 17e siècle, une synagogue.
théâtre
Agen • arrêté
place de l'Hôtel-de-Ville
Théâtre construit de 1907 à 1908 à l'emplacement du théâtre Moncorny, datant de 1808. Financé par un legs de 300 000 francs fait par Alphonse-Pierre Ducourneau (1841-1903) , natif d'Agen, qui avait fait fortune à Paris avec un nouveau type de ciment, le ciment Amalga. L'architecte du théâtre, Guillaume Tronchet, second Grand prix de Rome en 1892 et architecte en chef des palais nationaux, est retenu après un concours organisé en février 1906. Il dessine un théâtre classique à l'italienne, mais l'usage du béton armé permet l'aménagement de balcons en porte-à-faux, donnant une meilleure visibilité et rendant le théâtre incombustible. Décors intérieurs exécutés par des artistes locaux jusqu'en 1911, dont une allégorie de la musique au plafond par le peintre Antoine Calbet.
palais de justice
Agen • arrêté
place Armand-Fallières
Décidée en 1853 par le conseil général, la construction du palais de justice commença en 1862. Les travaux furent confiés à l'architecte Lisch. Sur la façade, un portique central corinthien est précédé d'un escalier coupé d'un palier, et flanqué de deux grandes statues représentant le Droit et la Loi (mises en place sous la troisième république). La cour d'honneur est fermée par deux ailes en retour d'équerre et une grille. Le bâtiment est aéré par deux cours intérieures autour desquelles sont répartis les différents services. Au centre se trouve la salle des pas perdus qui dessert quatre chambres d'audience. Des pilastres encadrent des lampadaires à colonnes et des cariatides supportant un plafond à caissons. La cour d'assises a conservé son décor peint d'étoiles, spirales, grecques... et se termine en abside. La prison a été prévue à proximité, et la construction d'une passerelle reliant les deux bâtiments avait été envisagée.
usine textile
Agen • arrêté
15 rue Valence
La manufacture de toiles à voiles, très vite érigée en manufacture royale (titre octroyé le 24 février 1763) , est construite entre 1764 et 1780 à la demande de Pierre Gounon, maire d'Agen. Le chanvre cultivé en Agennais, reconnu comme le meilleur du royaume, permet d'obtenir des toiles de qualité supérieure qui intéressent la Marine royale. La production est considérable. Les ateliers abritent plus de deux cents métiers à tisser en 1782 et presque autant de machines sont dispersées en ville et dans les environs, où 7 000 fileuses travaillent à domicile. Le chanvre d'abord moulu, puis peigné à l'intérieur de la manufacture, était divisé en trois catégories correspondant à trois qualités ; il était ensuite distribué à des fileuses, avant de revenir à la manufacture où il était blanchi avant d'être tissé. Malgré cette activité florissante, le déclin s'amorce rapidement après la fin de la guerre d'Amérique. Les difficultés financières de la Manufacture sont telles qu'elles entraînent sa fermeture à la Révolution. Un nouvel essor est redonné sous le Consulat et l'Empire mais cette embellie reste sans suite car il s'avère alors plus intéressant de cultiver le tabac. Un dépôt de remonte (1845-1933) et à partir de 1875, la caserne Valence, s'installent dans les ateliers désaffectés. Les bâtiments, occupés partiellement depuis 1989 par une unité de gendarmerie, déterminent deux cours rectangulaires. Le corps central, qui s'élève sur trois niveaux, abrite l'ancien atelier de tissage, vaste salle avec voûtes d'arêtes sur piliers carrés, longtemps utilisé comme réfectoire.
maison
Agen • arrêté
1 rue Beauville
A l'origine, boulangerie séparée des maisons voisines. Construction datée de la fin du 15e siècle au début du 17e siècle. L'édifice se compose d'une cave et d'un rez-de-chaussée en calcaire et brique pleine. Les deux étages sont réalisés en pans de bois de chêne, avec remplissage de brique pleine. Il reste l'arc de la porte du four à pain et le puits.
église
Agen • arrêté
12 rue des Martyrs
Saint-Caprais fut martyrisé à Agen sous le principat d'Aurélien (270-275) et aurait été inhumé, selon la tradition, dans un hypogée de la nécropole des notables de la cité. Les restes du saint auraient été abrités dans une basilique Saint-Caprais mentionnée par Grégoire de Tours en 592. Dans l'état actuel des recherches archéologiques, il est impossible de savoir si cette basilique fut édifiée au-dessus du tombeau supposé du saint ou sur l'emplacement occupé par la cathédrale Saint-Caprais. L'église du Martrou fut bâtie à l'époque romane. Ce sanctuaire ainsi que celui de sainte-Foy, martyrisée quelques années après Saint-Caprais, fit d'Agen une étape de pèlerinage vers Saint-Jacques de Compostelle. Rapidement, un hôpital du même nom s'éleva contre l'église du Martrou qui en devint la chapelle. Cette église relevant de la collégiale Saint-Caprais connut de nombreux remaniements, de l'époque romane jusqu'au 20e siècle, époque à laquelle fut exécuté le décor peint du choeur (1941).
église paroissiale
Agen • arrêté
route de Toulouse
Léglise fut édifiée à partir de 1876 par Paul Abadie mais resta inachevée au nord. Le clocher-porche est terminé par Henri Vidal en 1947 daprès son projet de 1938-1939. A une église néo-gothique est ainsi accolé un clocher en béton armé dont la verticalité appartient au style « moderne ». Les vitraux de la fin du 19e siècle sont dus à Dagrant et Leuzy.
monument aux morts
Agen • arrêté
place Armand-Fallières
Ce monument fut élevé en 1923-1924. Imaginé par le sculpteur Daniel Bacqué, il se présente sous la forme d'un cénotaphe surmonté d'une Victoire ailée accompagnant un Poilu. Une crypte occupe le rez-de-chaussée du cénotaphe et les murs portent les noms gravés des Agenais morts au cours de toutes les guerres.