Département Haute-Marne
Population 2022
161 644
Transports
10 gares
329 arrêts bus
Tourisme & monuments
220 points touristiques
400 monuments
Portrait du département
Haute-Marne, entre vallées et patrimoines vivants
Au cœur du Grand Est, la Haute-Marne déploie ses paysages comme un livre ouvert sur la patience des siècles: vallons et forêts, rives sages, plateaux calcaires et villages qui parlent encore le langage des métiers d’antan. Les eaux de la Marne et leurs affluents dessinent des reliefs calmes où les habitants tissent chaque jour des usages partagés et des rendez-vous communautaires. Dans ce territoire où la nature demeure une alliée précieuse, on respire aussi le souffle des lieux, des abbayes anciennes aux châteaux modestes, et l’on marche d’un lieu à l’autre en ressentant l’écho d’un passé vivant.
La toile humaine est dense sans être pressante: 418 mairies pour autant de voix locales, 24 gendarmeries qui veillent au quotidien, 17 France Services et 11 Points Justice qui facilitent les démarches, et un réseau d’associations de communes qui coordonnent projets publics et initiatives citoyennes. Dans ce maillage, chaque village participe à une vie collective qui sait conjuguer proximité et capacité d’action. C’est aussi une région où l’accès au territoire — trains, autocars et bus — s’organise autour de 10 gares SNCF et d’un maillage de 329 arrêts recensés par les données ouvertes, gages d’un système de mobilité qui unit les villages entre eux et avec les villes chefs-lieux des alentours. Parmi ces lieux qui font bouger le territoire, on peut évoquer Saint-Dizier, souvent perçue comme l’un des pivots humains et économiques de la région.
Au fil des saisons, la nature se fait aussi musée vivant, avec 220 points touristiques recensés qui invitent à la découverte des monastères, abbayes et chapelles qui jalonnent les chemins. Le patrimoine monumental y tient une place déterminante: des abbayes médiévales aux réminiscences de l’art de vivre du clergé et des bénédictions royales, les sites témoignent d’un héritage façonné par le temps et les renaissances successives. Dans cette Belletruelle du patrimoine, Langres s’impose comme une halte majeure, où la cathédrale et l’ancien cloître mènent une bibliothèque municipale qui respire la culture contemporaine au cœur d’un cadre antique. Pour le sentir de près, on peut se promener en douceur dans les rues et, pourquoi pas, s’arrêter un instant près des remparts qui surveillent encore la vallée.
La vie quotidienne se déploie autour de villes et de bourgs qui portent chacun leurs traits particuliers. À Chaumont, par exemple, l’équilibre entre institutions, vie associative et commerces locaux nourrit une énergie sereine qui attire autant les familles que les jeunes chercheurs d’un cadre de travail et de formation. Dans les petites villes comme Nogent ou Joinville, la vie de quartier demeure une vraie richesse: marchés, associations d’arts et de sports, et initiatives citoyennes qui créent du lien sans forcer les distances. C’est là que se dessinent les fondamentaux d’un territoire où l’entraide se pratique au quotidien et où les projets collectifs s’éclairent des expériences héritées du passé.
Le réseau routier et les équipements publics soutiennent cette dynamique: des écoles et services publics qui répondent présentes sur tout le territoire, et des lieux d’accueil qui savent télétravailler, informer et accompagner. Le dynamisme économique se retrouve dans les chiffres de 2024: 1 446 créations d’entreprises, signe d’un tissu entrepreneurial en mouvement, diversifié et résilient. Dans cet écosystème, certaines communes jouent le rôle de catalyseurs, comme Langres et Joinville, où commerces, culture et services publics se mêlent pour offrir un cadre propice à l’innovation tout en restant profondément ancré dans les populations locales.
Le territoire compte également des lieux qui portent l’imaginaire des visiteurs et des habitants: à Wassy, on écoute encore les histoires des rivières et des tisserands; à Chalindrey, les rues racontent les échanges de la vie sociale et l’alliance du patrimoine et du renouveau, notamment autour des monuments et des églises qui surprennent par leur simplicité élégante. D’autres sites, tels qu'Éclaron-Braucourt-Sainte-Livière, évoquent des chapelles et des fermes fortifiées qui témoignent d’un art de vivre rural préservé. La région sait aussi prendre le temps de la détente et des soins: les stations thermales et les lieux dédiés au bien-être se mêlent à d’innombrables itinéraires nature pour qui cherche le silence et la redécouverte de soi.
Les villages ne sont pas de simples arrêts sur une carte: leur énergie se voit aussi dans des projets partagés et des équipements qui facilitent le quotidien. À Eurville-Bienville, par exemple, les initiatives locales travaillent main dans la main avec les associations pour proposer des activités intergénérationnelles et des rendez-vous culturels. Même dans des moments plus épars, les services publics majeurs — mairie, gendarmerie et France Services — assurent une présence rassurante et une liaison efficace entre les habitants et les institutions, permettant d’envisager l’avenir avec sérénité. Quelques pas plus loin, Bourbonne-les-Bains rappelle que la valorisation du cadre thermal et des ressources locales peut devenir un champ d’expérimentation économique et touristique, sans rompre avec la tradition locale.
La liste des lieux qui captent l’attention ne saurait être exhaustive sans évoquer les villages de caractère qui jalonnent le territoire. Bologne et Val-de-Meuse illustrent comment les réseaux humains et les patrimoines bâtis s’harmonisent pour offrir des cadres de vie attractifs, tandis que Bettancourt-la-Ferrée et Châteauvillain portent la mémoire d’un pays qui sait s’adapter et innover sans renoncer à son identité. Enfin, Villiers-en-Lieu rappelle que même les plus petits pôles peuvent devenir des vecteurs de projets collectifs et de solidarité locale, quand les habitants se rassemblent autour d’une vision commune.
À travers ces pages de pierre, d’eau et de cœur, la Haute-Marne conserve le goût des rencontres et l’élan des projets partagés. Son patrimoine naturel et bâti, ses services publics et ses associations de communes écrivent chaque jour une poésie pratique: celle d’un territoire qui sait accueillir et qui encourage chacun à contribuer à sa façon. Et pour prolonger cette curiosité, un appel à la découverte de l’Aveyron.
Top communes
Populations (2022)
Créations 2024
Associations
Sécurité / Délinquance
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37 241 indicateurs diffusés
Cambriolages de logement
Destructions et dégradations volontaires
Escroqueries et fraudes aux moyens de paiement
Trafic de stupéfiants
Usage de stupéfiants
Usage de stupéfiants (AFD)
Violences physiques hors cadre familial
Violences physiques intrafamiliales
Violences sexuelles
Vols avec armes
Vols d'accessoires sur véhicules
Vols dans les véhicules
Vols de véhicule
Vols sans violence contre des personnes
Vols violents sans arme
Données complètes
Cambriolages de logement
Destructions et dégradations volontaires
Escroqueries et fraudes aux moyens de paiement
Trafic de stupéfiants
Usage de stupéfiants
Usage de stupéfiants (AFD)
Violences physiques hors cadre familial
Violences physiques intrafamiliales
Violences sexuelles
Vols avec armes
Vols d'accessoires sur véhicules
Vols dans les véhicules
Vols de véhicule
Vols sans violence contre des personnes
Vols violents sans arme
Créations d'entreprises
Monuments historiques
Top 10 parmi 400 référencés
château
Arc-en-Barrois • arrêté
La famille de Broyes fait édifier, dès le 12e siècle, un château au centre d'Arc-en-Barrois, à proximité de l'église et en bordure de l'Aujon. Il ne subsiste plus rien de ces dispositions médiévales qui sont détruites à la Révolution mais le château neuf construit par la famille de Vitry au milieu du 17e siècle est conservé. C'est un édifice, sur plan rectangulaire, de taille modeste qui va subsister jusqu'en 1845. Il appartient à l'époque à Adélaïde d'Orléans, la soeur du roi. Sans enfant, elle souhaite donner l'ensemble du domaine à son neveu François d'Orléans (1818-1900), prince de Joinville. Elle fait entreprendre des travaux pour transformer et aménager le château. Château aujourd'hui aménagé en hôtel.
abbaye
Auberive • arrêté
Abbaye fondée avant 1135, dépendant de Clairvaux. La plupart des bâtiments ont été reconstruits au 18e siècle. Les travaux s'étendent de 1753 à 1777. L'aile ouest renferme un ensemble de pièces ayant conservé leurs boiseries d'origine et un grand escalier suspendu avec son garde corps en fer forgé 18e. L'ancien dortoir des moines est élevé entre 1782 et 1787, selon les plans de l'architecte Buron. L'intérieur a conservé un escalier monumental à quatre noyaux. Les anciens cachots sont aménagés au milieu du 19e siècle dans un étage entresolé, lorsque l'abbaye devient prison en 1857. Au 18e siècle, démolition de l'ancienne église. L'ancien choeur sert de remise, de bûcher et de débarras après la construction de la nouvelle église, achevée en 1777. Dans les dépendances de l'abbaye se trouve l'ancien pigeonnier, de plan octogonal, l'ancien moulin qui conserve en élévation des éléments du 13e siècle. Le bâtiment a été élargi au 19e siècle, lors de l'aménagement d'une orangerie (1825-1856). Les parties du 13e siècle encore conservées semble être uniques dans la région, et particulièrement rares en France.
château
Autreville-sur-la-Renne • arrêté
5 rue de la Pompadour
Edifice construit autour de 1738 selon les plans de l'architecte Jean-Baptiste Bouchardon, pour Claude Courtet, mousquetaire du Roi. Le plan de Bouchardon n'a pas été respecté : les ailes de remises n'y apparaissent pas. A l'intérieur, le grand escalier prévu dans le hall d'entrée n'a pas été réalisé. Il a été placé sur le côté et semble avoir subi une reprise importante au 20e siècle. Cheminée et lambris du mur sud sont un remontage du 19e siècle. La salle à manger et l'ancien appartement de Madame ont conservé leur distribution ancienne et une partie de leurs lambris du 18e siècle. La chambre conserve son alcôve et un parquet Versailles. Dans la partie nord, la chambre de Monsieur possède encore son alcôve, et la cuisine sa cheminée ancienne. La pièce de rangement a conservé ses placards 18e, et la salle de bain son dallage. Le parc semble avoir perdu son dessin ancien. Emploi, sur les deux petites ailes, de dôme à l'impériale. Le château est vendu comme bien national en 1792.
abbaye
Belmont • arrêté
rue de l'Abbaye
Abbaye cistercienne fondée entre 1126 et 1136. Détruite au cours des guerres de Cent ans et de Religion, l'abbaye est reconstruite au 18e siècle. Les travaux paraissent achevés en 1776. Sont conservés le logis des hôtes en totalité et une partie du bâtiment conventuel et de l'église. L'ancien logis des hôtes est un bâtiment de plan en U, élevé sur deux niveaux avec une travée centrale surmontée d'un fronton triangulaire. Après la Révolution, deux agriculteurs se partagent les lieux, transformés en ferme. Le pavillon nord-ouest est transformé en grange. Le logis est complété, au nord, par un ancien pigeonnier de plan carré, ayant perdu ses dispositions d'origine, et par un four à pain. A l'est du logis se trouvent une partie de l'aile conventuelle contemporaine du logis des hôtes ayant servi de presbytère, et l'ancienne église abbatiale devenue paroissiale au 19e siècle. L'église a été transformée en 1836 avec l'ajout d'une travée supplémentaire à l'ouest. Un clocher-porche est construit à l'est en 1865-1866, selon les plans de l'architecte Girard. L'ancien choeur devient l'entrée de la nef, et le choeur est repoussé à l'ancienne entrée ouest. Deux chapelles complètent l'édifice en 1879, d'après les plans de l'architecte Fayl-Billot. Le plan rectangulaire est alors transformé en plan de croix latine, avec doublement de la taille. Seules les trois premières travées de la nef correspondent à l'ancienne église abbatiale.£
pont
Brainville-sur-Meuse • arrêté
C.D. 119
Pont de la première moitié du 18e siècle, restauré dans les années 1789-1790 sous la direction de l'ingénieur Lecreux et en 1869. Pont à cinq arches cintrées, tablier en dos d'âne, becs triangulaires.
maison
Châteauvillain • arrêté
21 rue du Duc-de-Vitry
Maison contruite au début du 17e siècle. La façade d'entrée sur la rue montre trois niveaux. Les fenêtres ont été sans doute agrandies au 18e siècle. La porte d'entrée et la lucarne montrent un décor de style maniériste caractéristique du début du 17e siècle. Au rez-de-chaussée, la pièce sur rue possède une cheminée en pierre du 17e siècle. A l'étage, les cheminées ont été changées au 18e siècle. La charpente du 17e siècle n'a subi aucune modification importante. Un bâtiment de communs accueillait à l'origine une cuisine, une vinée et une écurie. Le pavement en galets de pierre de l'écurie a été conservé. La vinée a été transformée en garage. La cuisine a conservé sa cheminée ancienne. L'organisation de l'ensemble restitue la vie d'une ancienne maison où les parties d'habitation sont étroitement liées aux parties économiques.
château : pigeonnier
Châteauvillain • arrêté
3 rue Sœur Hélène
L'emprise du château, symbolisée par un puissant donjon médiéval, élevé sur un plan polygonal, y est présente jusqu'à sa démolition au début du XIXè siècle. Le pigeonnier date de 1644, il est construit à l'Est du château. Inclus dans l'AVAP de Châteauvillain, fin 2015 il est signalé comme étant un édifice de "premier intérêt architectural".
château
Cirey-sur-Blaise • arrêté
L'ensemble des bâtiments permet de comprendre la vie du château sur trois siècles. Reconstruit à partir de 1642, le château comprend un pavillon et deux ailes latérales. Une aile a été ajoutée par Voltaire en 1734-1735. Au 19e siècle, l'aile de Voltaire est complétée par une aile en retour, et une nouvelle chapelle est construite et décorée par le peintre Constant Ménissier (1851). Sur le site des anciens communs du château du 17e siècle, une grande cave formée de locaux voûtés en anse de panier et une fruiterie sont bâties. Distribués autour d'une cour rectangulaire, les communs se composent des écuries (1860) , du poulailler, du pigeonnier, du grenier à bois, du bâtiment du fermier, de la maison du berger, des granges et des étables. Dans le parc, présence d'un pont métallique (1880) et d'un chalet à décor de bois découpé caractéristique du goût de la fin du 19e siècle. Halle du haut fourneau reconstruite en 1855. Le bâtiment du directeur de la forge est caractéristique de l'architecture rurale de la fin du 18e siècle (moellons enduits, percements réguliers). Pavillons d'entrée construits en 1915.
église paroissiale
Coublanc • arrêté
L'église Saint-Pierre et Saint-Paul avait une double utilisation : paroissiale et prieurale, car elle dépendait de l'abbaye bénédictine de Bèze, en Bourgogne. Choeur et nef du 12e siècle, sacristie du 16e siècle, décor intérieur du début du 18e siècle, restaurations au 19e siècle.
église paroissiale
Doulevant-le-Château • arrêté
Les parties les plus anciennes de l'église sont le choeur et le transept, élevés au début du 16e siècle dans le style gothique flamboyant. La nef est plus tardive (1606-1627) , de style classique avec un décor de piquetage sur les pierres de façade. La nef est modifiée entre 1857 et 1860 par l'architecte Couvreux (réhaussement de la toiture, pans de toitures accentués pour permettre le remplacement des tuiles courbes par des tuiles plates ; couverture de la nef par des voûtes d'arêtes en brique creuse enduite qui coupent la rose 16e siècle). En 1895, réfection de la couverture du clocher en losange de zinc.