Paysage du département Creuse

Département Creuse

Code 23 253 communes

Population 2022

113 572

Transports

11 gares

687 arrêts bus

Tourisme & monuments

283 points touristiques

283 monuments

Portrait du département

Creuse, terre d'histoires et de lumière

Entre les plateaux du Massif Central et les vallées qui se nichent au creux des siècles, la Creuse déploie son visage tranquille et résolu. Avec 113 572 habitants en 2022 et 253 communes, ce territoire de Nouvelle-Aquitaine porte en lui une silhouette humaine façonnée par les saisons, les fils et les pierres. Le réseau des transports témoigne de cette accessibilité de proximité: 11 gares SNCF et 687 arrêts de bus recensés par les données ouvertes; il suffit de lever les yeux pour penser que le voyage peut commencer aussi bien à Guéret qu’à La Souterraine, là où les clochers tracent l’échelle des temps.

Le patrimoine naturel est une respiration: forêts profondes, rivières apaisées et horizons sans fin invitent à la marche et au silence. Le département compte près de 283 points touristiques qui permettent d’embrasser la mosaïque des paysages et des métiers d’autrefois. Parmi les traces visibles, les monuments historiques et les chapelles croisent les toits en ardoise et les sentiers qui mènent, chacun à sa manière, vers les lieux de vie et de mémoire. Dans ce décor qui invite à prendre son temps, on tourne parfois la page vers Aubusson, cité emblématique du tissage et du savoir-faire, où l’on entend encore le fracas des métiers et les récits des manufactures d’antan.

La vie publique est une colonne vertébrale qui donne à la fois chaleur et sécurité: 253 mairies assurent proximité et continuité démocratique, soutenues par 24 gendarmeries, 22 France Services et des structures intercommunales essentielles (EPci, Cij, Caf, France Travail, PMI). Dans ce cadre, les actions collectives s’organisent autour d’associations de communes et de territoires où chacun peut trouver accueil, information et assistance. Dans cet élan de mutualisation, Sainte-Feyre se distingue par sa vitalité locale et son rôle dans la vie culturelle et citoyenne.

Au-delà des services, l’économie locale s’épaissit d’un dynamisme discret mais constant: 1 104 créations d’entreprises en 2024 témoignent d’une énergie qui sait s’adapter, innover et se reprocher dans les artisans, les commerces et les services qui rythment les places et les villages. C’est aussi une économie portée par les liens entre les communes, où les projets mobilisent les habitants autour d’initiatives éducatives, culturelles et sociales. Dans ce mouvement, Saint-Vaury incarne une filière locale qui conjugue accueil et innovation pour les familles et les jeunes professionnels.

Le maillage territorialisé s’affirme aussi sur le terrain des infrastructures: les 11 gares et les 687 arrêts de bus constituent une colonne vertébrale qui permet à chacun d’aller travailler, étudier ou s’offrir une escapade le week-end. Les associations de communes veillent à ce que ce réseau se densifie, tout en préservant les espaces ruraux et leur cadre de vie. À proximité, Bourganeuf incarne l’esprit de ces interconnexions où les services publics coexistent avec les commerces de quartier, les écoles et les espaces publics qui font la conversation entre générations et générations.

La richesse du patrimoine s’accompagne aussi de lieux de mémoire visibles et accessibles, dont la diversité a façonné l’identité locale: les abbayes, les chapelles et les clochers racontent des siècles de présence humaine et de foi partagée. Dans cet univers, Saint-Sulpice-le-Guérétois rappelle que les paysages se lisent aussi dans les pierres, les tours et les abris des hameaux qui longent les routes sinueuses, le long desquelles on croise souvent les marchés et les lies de l’eau claire. Le temps s’y dépose autrement, et les habitants savent écouter ce qui se murmure entre les tracés des rues et les cloches des églises.

Le territoire ne cesse d’évoluer, entre modernité et mémoire. Des villes comme Gouzon s’efforcent de concilier patrimoine et vie actuelle, en soutenant les initiatives culturelles, les projets jeunesse et les services qui permettent à chacun de rester connecté tout en préservant l’esprit des lieux. De même, les pentes et les vallons autour de Felletin et des villages alentours restent des terrains d’expérimentation citoyenne et associative, où les habitants s’impliquent pour que les rues demeurent animées et sûres, avec une vigilance de proximité partagée avec Ahun et ses environs.

La Creuse ne se résume pas à quelques chiffres: elle vit aussi dans le souffle des maires, des associations et des habitants qui font de chaque village un petit monde où l’on se parle, où l’on s’entraide et où l’on transmet les gestes qui font société. Dans ce mouvement, les projets autour de Fursac et Bonnat prennent racine dans les conseils locaux, les écoles et les espaces culturels, qui deviennent le théâtre des rencontres et des apprentissages. Et quand l’ombre du soir tombe sur les toits de lever le soleil, on pense encore à ces lieux qui donnent à la Creuse toute son énergie, comme on pense à la suite des pas sur les chemins qui mènent vers les campagnes qui bordent Évaux-les-Bains et Boussac.

Et pour clore ce regard sur l’écrin d’un département qui sait accueillir et s’ouvrir, Le Grand-Bourg rappelle que l’avenir se tisse au plus près, dans la coopération et le partage des ressources, pour que chaque habitant puisse continuer à écrire sa page de Creuse. Pour une autre escapade, laissez-vous tenter par l’Aveyron et ses paysages tout aussi merveilleux qui invite à l’émerveillement.

Top communes

Populations (2022)

Guéret 12 814
La Souterraine 4 928
Aubusson 3 036
Sainte-Feyre 2 531

Créations 2024

Guéret 148
La Souterraine 53
Aubusson 49
Bourganeuf 20

Associations

Guéret 730
Aubusson 236
La Souterraine 217
Felletin 100

Sécurité / Délinquance

Par défaut seules les données 2024 sont affichées.

21 158 indicateurs diffusés

Cambriolages de logement

2024 92 faits 0,36‰

Destructions et dégradations volontaires

2024 380 faits 1,58‰

Escroqueries et fraudes aux moyens de paiement

2024 190 faits 1,49‰

Trafic de stupéfiants

2024 33 faits 0,01‰

Usage de stupéfiants

2024 135 faits 0,09‰

Usage de stupéfiants (AFD)

2024 63 faits 0,03‰

Violences physiques hors cadre familial

2024 145 faits 0,15‰

Violences physiques intrafamiliales

2024 124 faits 0,32‰

Violences sexuelles

2024 67 faits 0,09‰

Vols avec armes

2024 Non diffusé 0,00‰

Vols d'accessoires sur véhicules

2024 17 faits 0,01‰

Vols dans les véhicules

2024 48 faits 0,02‰

Vols de véhicule

2024 31 faits 0,02‰

Vols sans violence contre des personnes

2024 193 faits 0,78‰

Vols violents sans arme

2024 12 faits 0,00‰

Données complètes

Cambriolages de logement

2024 92 faits 0,36‰
2023 72 faits 0,18‰
2022 49 faits 0,17‰
2021 45 faits 0,07‰
2020 50 faits 0,12‰
2019 44 faits 0,09‰
2018 66 faits 0,14‰
2017 76 faits 0,17‰
2016 72 faits 0,14‰

Destructions et dégradations volontaires

2024 380 faits 1,58‰
2023 388 faits 1,72‰
2022 389 faits 1,85‰
2021 423 faits 2,17‰
2020 370 faits 1,90‰
2019 475 faits 2,61‰
2018 489 faits 2,28‰
2017 428 faits 1,91‰
2016 451 faits 2,06‰

Escroqueries et fraudes aux moyens de paiement

2024 190 faits 1,49‰
2023 181 faits 1,45‰
2022 198 faits 1,21‰
2021 185 faits 1,02‰
2020 141 faits 0,75‰
2019 80 faits 0,41‰
2018 86 faits 0,29‰
2017 96 faits 0,36‰
2016 131 faits 0,40‰

Trafic de stupéfiants

2024 33 faits 0,01‰
2023 26 faits 0,01‰
2022 24 faits 0,01‰
2021 29 faits 0,01‰
2020 31 faits 0,03‰
2019 33 faits 0,02‰
2018 11 faits 0,00‰
2017 9 faits 0,00‰
2016 8 faits 0,00‰

Usage de stupéfiants

2024 135 faits 0,09‰
2023 134 faits 0,07‰
2022 88 faits 0,04‰
2021 94 faits 0,06‰
2020 102 faits 0,14‰
2019 88 faits 0,15‰
2018 93 faits 0,17‰
2017 94 faits 0,17‰
2016 59 faits 0,12‰

Usage de stupéfiants (AFD)

2024 63 faits 0,03‰
2023 76 faits 0,03‰
2022 37 faits 0,01‰
2021 24 faits 0,01‰
2020 15 faits 0,01‰
2019 Non diffusé 0,00‰
2018 Non diffusé 0,00‰
2017 Non diffusé 0,00‰
2016 Non diffusé 0,00‰

Violences physiques hors cadre familial

2024 145 faits 0,15‰
2023 127 faits 0,14‰
2022 137 faits 0,11‰
2021 125 faits 0,12‰
2020 110 faits 0,09‰
2019 115 faits 0,12‰
2018 95 faits 0,10‰
2017 94 faits 0,10‰
2016 80 faits 0,08‰

Violences physiques intrafamiliales

2024 124 faits 0,32‰
2023 122 faits 0,18‰
2022 129 faits 0,17‰
2021 107 faits 0,17‰
2020 53 faits 0,06‰
2019 55 faits 0,04‰
2018 22 faits 0,01‰
2017 12 faits 0,01‰
2016 19 faits 0,01‰

Violences sexuelles

2024 67 faits 0,09‰
2023 69 faits 0,11‰
2022 57 faits 0,06‰
2021 60 faits 0,06‰
2020 54 faits 0,04‰
2019 24 faits 0,01‰
2018 17 faits 0,01‰
2017 18 faits 0,01‰
2016 16 faits 0,01‰

Vols avec armes

2024 Non diffusé 0,00‰
2023 Non diffusé 0,00‰
2022 Non diffusé 0,00‰
2021 Non diffusé 0,00‰
2020 Non diffusé 0,00‰
2019 Non diffusé 0,00‰
2018 Non diffusé 0,00‰
2017 Non diffusé 0,00‰
2016 Non diffusé 0,00‰

Vols d'accessoires sur véhicules

2024 17 faits 0,01‰
2023 17 faits 0,01‰
2022 14 faits 0,01‰
2021 5 faits 0,00‰
2020 17 faits 0,01‰
2019 47 faits 0,03‰
2018 31 faits 0,01‰
2017 70 faits 0,03‰
2016 21 faits 0,01‰

Vols dans les véhicules

2024 48 faits 0,02‰
2023 42 faits 0,02‰
2022 15 faits 0,01‰
2021 32 faits 0,02‰
2020 26 faits 0,01‰
2019 75 faits 0,04‰
2018 67 faits 0,03‰
2017 68 faits 0,04‰
2016 71 faits 0,04‰

Vols de véhicule

2024 31 faits 0,02‰
2023 22 faits 0,01‰
2022 14 faits 0,01‰
2021 7 faits 0,00‰
2020 14 faits 0,01‰
2019 24 faits 0,01‰
2018 56 faits 0,03‰
2017 35 faits 0,02‰
2016 32 faits 0,02‰

Vols sans violence contre des personnes

2024 193 faits 0,78‰
2023 215 faits 0,54‰
2022 215 faits 0,59‰
2021 158 faits 0,53‰
2020 155 faits 0,56‰
2019 213 faits 0,80‰
2018 212 faits 0,66‰
2017 245 faits 0,70‰
2016 258 faits 0,76‰

Vols violents sans arme

2024 12 faits 0,00‰
2023 6 faits 0,00‰
2022 Non diffusé 0,00‰
2021 Non diffusé 0,00‰
2020 Non diffusé 0,00‰
2019 5 faits 0,00‰
2018 11 faits 0,00‰
2017 8 faits 0,00‰
2016 5 faits 0,00‰

Créations d'entreprises

2024 1 104
2023 1 067
2022 998
2021 969
2020 848
2019 794
2018 680
2017 694
2016 611
2015 621
2014 733
2013 730
2012 770

Monuments historiques

Top 10 parmi 283 référencés

Voir tous

usine textile

Aubusson • arrêté

19e s.

8 avenue de la République

La manufacture est née de l'association, en 1842, de la famille Demy-Doineau avec Alexandre Braquenié, industriel belge originaire de Tournai. En 1858, ce dernier reprend l'affaire, secondé par son frère Henri-Charles. La manufacture est bâtie entre 1860 et 1862 sur un terrain acheté par les frères. Son aspect actuel résulte d'un incendie en 1926 qui occasionna la reconstruction complète des ateliers de tissage situés en fond de cour, dont seul le rez-de-chaussée fut préservé. Ces ateliers s'élevaient à l'origine sur quatre niveaux dont un étage de comble sous un toit à pente brisée percé de lucarnes à chevalet, avec frontons et jouées en bois. L'incendie de 1926 et la crise de 1929 portent un coup fatal à la production qui aura du mal à survivre après la Seconde guerre mondiale. L'activité cesse en 1992 et les bâtiments sont repris par la commune pour y établir un pôle Enfance. Sont alors détruits le logement du concierge, l'aile perpendiculaire à la rue et le hangar adjacent. Le site est aujourd'hui constitué de quatre bâtiments regroupés autour d'une cour centrale. A front de rue se trouvent deux maisons contiguës qui accueillaient les bureaux administratifs. Elles présentent chacune un plan rectangulaire régulier. La première se développe sur cinq travées couronnées par un fronton triangulaire percé d'un oeil de boeuf. La seconde se développe sur trois travées, percées de baies à linteaux et piédroits en brique. Son rez-de-chaussée est couvert par une porte cochère cintrée. En fond de cour, parallèle à l'avenue, s'élève le bâtiment des ateliers de tissage, comportant deux étages carrés sous un toit à longs pans. Le traitement de son rez-de-chaussée contraste avec celui de ses deux niveaux supérieurs, reconstruits en brique après l'incendie. Un escalier tournant à retours, avec jour, en maçonnerie, y dessert les étages qui ont conservé leurs aménagements intérieurs et une partie de leur mobilier d'origine. Au rez-de-chaussée se trouvent les ateliers de confection des tapis dits de La Savonnerie. Le premier niveau accueille les ateliers de tissage en basse lisse. Le second étage renferme un magasin des laines et l'atelier des peintres cartonniers. L'ensemble du bâtiment se caractérise par une architecture sobre et fonctionnelle, conçue pour faire pénétrer largement la lumière dans les espaces de travail. Le long de la Beauze, à l'arrière des ateliers de tissage, se trouvent deux édifices partiellement ruinés : la teinturerie et la chaufferie.

chapelle

Felletin • arrêté

Moyen Age

rue Coudert ; rue de Beaumont

Cette chapelle, bâtie pour la confrérie des Pénitents Bleus, se compose de deux travées voûtées sur croisée d'ogive. De grands contreforts, à l'extérieur, contrebutent les poussées. La décoration consiste en des culs-de-lampe et clefs de voûte armoriées, ainsi qu'une fenêtre avec nervures.

église

Ahun • arrêté

12e s.;18e s.

Eglise à partie orientale (choeur, absidiole sud et crypte) romane et nef du 18e siècle. Choeur du milieu du 12e siècle avec chevet à six larges fenêtres en plein-cintre à mouluration limousine, sous archivolte, séparées par des contreforts-colonnes aux chapiteaux sculptés d'animaux fantastiques et de végétaux et couronnées, en deuxième niveau, d'une arcature d'inspiration berrichonne. Absidiole sud restaurée en 1932 par E. Harot. Travaux de reconstruction de la nef confiés en 1770 à Joseph Brousseau (1734-1797) , qui proposa un vaisseau voûté d'un berceau en anse de panier en lattis plâtré, éclairé de hautes fenêtres et élargi de deux chapelles à trois pans formant les bras de la croix. Clocher octogonal en façade s'inspirant du clocher primitif qui se trouvait à la croisée.

église

Ajain • arrêté

13e s.

Eglise de la fin du 13e siècle, à nef unique de trois travées carrées voûtées d'arêtes nervées, avec chevet plat. La façade occidentale et le chevet étaient défendus par quatre tourelles d'angle avec mâchicoulis et reliées par un crénelage aujourd'hui disparu. Sur les façades latérales existent des corniches à corbeaux sculptés, et le portail d'entrée est orné de colonnettes avec chapiteaux à feuillages et bases plates. C'est un bon exemple complet d'église fortifiée.

église

Anzême • arrêté

13e s.;14e s.

Edifice privé au début du 11e siècle, l'église fut donnée en alleu à Saint-Pierre de Rome vers 1030. Un petit monastère s'établit près de l'élgise. Les clercs réguliers se rattachèrent au chapitre cathédral de Limoges vers 1060. En 1093, le pape remit l'église à l'abbaye de Déols qui dépendait du Saint-Siège. L'église d'origine était plus longue. Il subsiste des murs de l'édifice antérieur. L'église actuelle date du 13e siècle et a été voûtée au 14e. Elle se compose d'une nef d'une travée, de chapelles latérales et d'un choeur à chevet plat. A considérer le plan de la partie occidentale, il est probable que la nef a été amputée d'au moins une travée du côté ouest. Un petit campanile en charpente couronne en léger retrait le pignon de la façade occidentale. Tourelle d'escalier d'accès au comble, côté sud. Tout l'édifice est voûté sur croisées d'ogives. Une voûte sexpartite, très rare dans cette région, couvre le choeur. Chapiteaux à crochets et à feuillages. Culots à personnages.

église

Arrènes • arrêté

15e s.;16e s.

Le patronage de cette église appartenait à l'abbaye de Bénévent. Cet édifice est formé d'un vaisseau rectangulaire de trois travées, dont la dernière forme choeur à chevet plat. Les travées sont couvertes de croisées d'ogives à clefs de voûte circulaires. Plusieurs niches sont creusées dans les murs. Le mur sud est percé d'une double piscine dont chacune des ouvertures géminées est moulurée d'un cavet et surmontée d'une accolade inscrivant un décor tréflé. Cette église possédait un décor intérieur peint sur les murs et les voûtes. Un fond sur lequel ont été peints des personnages apparaît partiellement sur le mur nord de la seconde travée, ainsi que sur le mur sud du choeur.

église

Ars • arrêté

13e s.;14e s.;16e s.

Eglise romane partiellement reconstruite au 14e siècle, avec addition de chapelle au 15e. Nef à chevet droit, chapelle au nord, clocher à l'extrémité ouest de la nef. Les trois premières travées sont voûtées en berceau brisé, avec doubleaux retombant sur des colonnes engagées à chapiteaux épannelés (12e siècle). La quatrième travée et le choeur sont voûtés d'ogives avec liernes. Retombée sur des faisceaux de trois colonnettes à chapiteaux polygonaux ornés de deux rangs de crochets. Les faisceaux sont reçus par des culots à masques humains (14e siècle). La chapelle seigneuriale se compose d'une travée voûtée d'ogives à liernes avec retombée sur colonnettes à chapiteaux polygonaux ornés à feuillages (15e siècle). La façade sud est percée d'un portail au tracé brisé à trois ressauts, avec archivolte garnie de boudins retombant sur des colonnettes à chapiteaux ornés de crochets (12e siècle). Le fronton triangulaire du chevet est accosté à chaque extrémité d'ornements qui ont dû être ajoutés au 17e siècle.

église

Aubusson • arrêté

12e s.;16e s.

place Saint-Jean

Désaffectée depuis la Révolution, l'église conserve des éléments archéologiques. Elle se compose d'un plan rectangulaire de deux travées. La travée occidentale, actuelle nef, est l'ancienne croisée de transept dont les arcades des bras subsistent, murées dans les murs gouttereaux. Les deux angles de la façade sont formés d'un pilier à noyau cruciforme dont les faces extérieures montrent une demi-colonnes adossée, indiquant qu'ils portaient la retombée d'une arcature de nef et d'une arcade de collatéral. A l'intérieur, ces supports sont ornés de chapiteaux sculptés représentant des motifs végétaux réalistes ou fantaisistes. Les tailloirs chanfreinés indiquent une construction du 12e siècle. Le choeur a dû être reconstruit vers 1527. La nef a sans doute été démolie à la même époque, pour vétusté. La façade d'entrée peut être un aménagement du début du 17e siècle. A la Révolution, l'église devient propriété privée et appartient à la famille de tapissiers Sallandrouze-le-Moullec.

usine textile

Aubusson • arrêté

19e s.;19e s.;20e s.

12 A avenue de la République

La manufacture fut créée par Emile Castel dans les années 1840. De plan rectangulaire et d'un seul tenant, elle abritait deux fonctions distinctes: ateliers de tissage et une teinturerie. En 1893, l'établissement est acquis par Louis Bernaux qui fait bâtir une nouvelle teinturerie en brique et pierre. L'entreprise est cédée, en 1910, à Maurice Lauer, et devient dès lors de plus en plus autonome après le nomination, en 1927, de son directeur Alfred Gatien. L'arrivée de Suzanne Goubely à la tête de la manufacture, en 1960, inaugure une nouvelle ère grâce aux liens privilégiés qu'elle entretient avec de nombreux artistes dont Dom Robert, moine à l'abbaye bénédictine d'En-Calcat. En 1997, à la mort de Suzanne Goubely, l'entreprise est léguée à la communauté religieuse qui crée sur le site l'Atelier de la Beauze chargé de tisser l'intégralité de l'œuvre de Dom Robert. La mission achevée, en 2005, l'atelier ferme ses portes. Les bâtiments de la manufacture sont encore visibles. Ainsi la construction principale, abritant les ateliers de tissage et le logement du directeur, a gardé ses dispositions d'origine. La teinturerie a conservé sa cheminée circulaire en brique et ses ouvertures de cuisson.

usine textile

Aubusson • arrêté

19e s.;20e s.

3 rue Saint-jean

La manufacture est établie en 1883, à Aubusson, par Georges et René Hamot et a pour vocation la fabrication et le commerce de tapis, tapisseries, étoffes pour ameublement. Ils acquièrent pour cela un ensemble d'édifices construits au 19ème siècle entre la route départementale de Tulle et la Creuse. De nouveaux bâtiments sont édifiés sur le site entre 1885 et 1900. Ainsi, au nord-est, des ateliers sous sheds sont destinés au tissage et abritent un magasin de soies. A l'ouest, sont bâtis une teinturerie, un séchoir et une chaufferie. L'entreprise connait un plein essor jusqu'à la Première Guerre Mondiale et retrouve son lustre après la crise de 1930 grâce à une production de luxe. Après des travaux de déviation de la route nationale, la manufacture reçoit une nouvelle façade sur l'avenue des Lissiers. En 1984, l'établissement est racheté et prend l'appellation de « manufacture Saint-Jean ».Certains des bâtiments ont conservé leur mobilier d'origine comme l'aile est dont le rez-de-chaussée abrite les magasins des laines.