Paysage du département Côte-d'Or

Département Côte-d'Or

Code 21 693 communes

Population 2022

530 121

Transports

33 gares

1 333 arrêts bus

Tourisme & monuments

942 points touristiques

856 monuments

Portrait du département

La Côte-d'Or, terre d’enracinement et de perspective

Entre les vallons boisés et les massifs qui s’étirent près du Morvan, la Côte-d’Or—rattachée à la Bourgogne-Franche-Comté—se lit comme un roman où les lieux parlent. Avec ses 693 communes et une population qui franchit le cap des 530 000 habitants en 2022, le département tient une promesse simple: y vivre, c’est apprendre à écouter les saisons, les caves qui murmurent des chiffres et les marchés qui rassemblent les familles autour d’un boulanger et d’un producteur. On recense 942 sites touristiques qui dessinent un itinéraire sans cesse renouvelé, 1 333 arrêts de bus (OSM) qui relient les villages et les bourgs, et 33 gares SNCF qui ouvrent les horizons. Et dans ce réseau vivant, 7 197 créations d’entreprises ont marqué l’année 2024, témoignant d’un territoire où les projets prennent racine aussi vite qu’ils germent au printemps.

La richesse naturelle et humaine s’épanouit dans les villes et les villages qui ponctuent le territoire. Au fil des rues et des placettes, on sait que la vie locale est soutenue par un maillage public dense: 693 mairies qui incarnent la proximité, 37 Points Justice pour les questions civiques, 30 gendarmeries, 27 France Services, 21 polices municipales, 19 EPCI, 11 CPAM et 10 Trésoreries. Cette architecture du service public permet à chacun d’accéder aux droits, à la culture et à l’emploi, tout en assurant une sécurité paisible et une assistance quotidienne.

Le patrimoine, tangible et vivant, se révèle aussi dans les monuments historiques qui écrivent le temps: l’abbaye fondée au début du 8e siècle, les vestiges des abbayes de La Bussière-sur-Ouche, Marmagne, Villiers-le-Duc ou Curtil-Vergy, et les traces tissées dans les pierres et les celliers qui font de chaque balade un rendez-vous avec l’histoire. Dans ce cadre, les paysages viticoles et les bourgades médiévales invitent à de longues observations, à des conversations avec les vignerons et à des visites qui mêlent dégustation et mémoire. Parmi ces lieux, les villages se déploient et s’ancrent dans la vie quotidienne, comme dans la dynamique des associations et des initiatives locales qui font rayonner la région.

Parmi les lieux à découvrir dans ce tissu mouvant, Dijon demeure le centre nerveux: capitale administrative et culturelle, elle associe patrimoine et modernité, marchés quotidiens et musiques des soirées. Au cours du voyage, Beaune brille par ses toits et ses hospices, où l’on goûte l’histoire comme un grand cru qui se déguste sur le temps. Plus loin, Chenôve raconte l’élan d’un territoire en mouvement, où proximité urbaine et identité rurale se complètent pour former un tableau vivant. Le parcours se poursuit avec Talant, Chevigny-Saint-Sauveur, Fontaine-lès-Dijon et Quetigny, qui tissent des réseaux associatifs actifs et des lieux d’échanges pour les familles et les jeunes adultes.

Dans les paysages plus résidentiels et semi-urbains, Longvic, Auxonne, Saint-Apollinaire et Marsannay-la-Côte illustrent la diversité des rythmes: quartiers d’affaires, centres-bourg et espaces verts cohabitent, soutenus par les services publics et les associations qui animent les salles communales, les associations de quartier et les clubs sportifs. Les chiffres parlent d’eux-mêmes: 693 mairies et l’ensemble des services publics majeurs veillent sur l’organisation du quotidien et la citoyenneté locale, assurant sécurité et accompagnement à chaque étape du parcours.

Autour des coteaux et des rivières, les villages comme Châtillon-sur-Seine, Nuits-Saint-Georges, Genlis et Montbard portent une mémoire collective et un art de vivre qui nourrissent les projets des habitants. Ici, les habitants s’investissent dans des associations, dans les réseaux communaux et intercommunaux, dans les initiatives culturelles et les circuits touristiques qui valorisent aussi bien les vignobles que les patrimoines cachés. Et si la Côte-d’Or séduit par ses vins et ses musiques de rues, elle rassure aussi par une sécurité quotidienne et une accessibilité renforcée grâce à ses 33 gares et ses 1 333 arrêts de bus. Pour l’avenir, les chiffres restent porteurs: croissance des créations d’entreprises, renouvellement des services, et une énergie qui transforme les lieux en passages et en ports d’accueil.

Et pour élargir vos horizons, partez à la découverte de l’Aveyron.

Top communes

Populations (2022)

Dijon 159 941
Beaune 20 233
Chenôve 14 299
Talant 11 986

Créations 2024

Dijon 2 664
Beaune 340
Chenôve 204
Chevigny-Saint-Sauveur 151

Associations

Dijon 6051
Beaune 757
Chenôve 348
Talant 262

Sécurité / Délinquance

Par défaut seules les données 2024 sont affichées.

59 079 indicateurs diffusés

Cambriolages de logement

2024 795 faits 0,38‰

Destructions et dégradations volontaires

2024 3 297 faits 1,57‰

Escroqueries et fraudes aux moyens de paiement

2024 2 172 faits 1,82‰

Trafic de stupéfiants

2024 253 faits 0,01‰

Usage de stupéfiants

2024 2 057 faits 1,24‰

Usage de stupéfiants (AFD)

2024 1 390 faits 0,68‰

Violences physiques hors cadre familial

2024 1 118 faits 0,14‰

Violences physiques intrafamiliales

2024 1 008 faits 0,26‰

Violences sexuelles

2024 584 faits 0,09‰

Vols avec armes

2024 25 faits 0,00‰

Vols d'accessoires sur véhicules

2024 564 faits 1,24‰

Vols dans les véhicules

2024 1 136 faits 0,52‰

Vols de véhicule

2024 319 faits 0,03‰

Vols sans violence contre des personnes

2024 3 013 faits 0,60‰

Vols violents sans arme

2024 172 faits 0,00‰

Données complètes

Cambriolages de logement

2024 795 faits 0,38‰
2023 707 faits 0,27‰
2022 679 faits 0,22‰
2021 523 faits 0,16‰
2020 591 faits 0,16‰
2019 794 faits 0,31‰
2018 719 faits 0,26‰
2017 706 faits 0,27‰
2016 851 faits 0,36‰

Destructions et dégradations volontaires

2024 3 297 faits 1,57‰
2023 3 273 faits 1,57‰
2022 3 220 faits 1,83‰
2021 3 191 faits 1,70‰
2020 3 314 faits 1,91‰
2019 3 950 faits 2,02‰
2018 3 619 faits 2,18‰
2017 3 758 faits 2,22‰
2016 3 793 faits 2,23‰

Escroqueries et fraudes aux moyens de paiement

2024 2 172 faits 1,82‰
2023 2 151 faits 1,76‰
2022 1 769 faits 1,15‰
2021 1 788 faits 0,92‰
2020 1 590 faits 0,57‰
2019 1 485 faits 0,44‰
2018 1 432 faits 0,37‰
2017 1 375 faits 0,33‰
2016 1 327 faits 0,35‰

Trafic de stupéfiants

2024 253 faits 0,01‰
2023 280 faits 0,02‰
2022 285 faits 0,02‰
2021 253 faits 0,02‰
2020 190 faits 0,02‰
2019 153 faits 0,02‰
2018 206 faits 0,03‰
2017 175 faits 0,02‰
2016 174 faits 0,03‰

Usage de stupéfiants

2024 2 057 faits 1,24‰
2023 1 546 faits 0,71‰
2022 983 faits 0,23‰
2021 991 faits 0,23‰
2020 820 faits 0,28‰
2019 869 faits 0,24‰
2018 1 000 faits 0,21‰
2017 860 faits 0,17‰
2016 791 faits 0,18‰

Usage de stupéfiants (AFD)

2024 1 390 faits 0,68‰
2023 851 faits 0,43‰
2022 277 faits 0,03‰
2021 238 faits 0,03‰
2020 113 faits 0,03‰
2019 Non diffusé 0,00‰
2018 Non diffusé 0,00‰
2017 Non diffusé 0,00‰
2016 Non diffusé 0,00‰

Violences physiques hors cadre familial

2024 1 118 faits 0,14‰
2023 1 284 faits 0,14‰
2022 1 119 faits 0,14‰
2021 1 014 faits 0,14‰
2020 934 faits 0,14‰
2019 1 039 faits 0,15‰
2018 960 faits 0,12‰
2017 887 faits 0,12‰
2016 824 faits 0,11‰

Violences physiques intrafamiliales

2024 1 008 faits 0,26‰
2023 1 069 faits 0,22‰
2022 815 faits 0,16‰
2021 747 faits 0,16‰
2020 643 faits 0,13‰
2019 576 faits 0,09‰
2018 537 faits 0,06‰
2017 513 faits 0,06‰
2016 485 faits 0,06‰

Violences sexuelles

2024 584 faits 0,09‰
2023 545 faits 0,07‰
2022 505 faits 0,07‰
2021 472 faits 0,06‰
2020 330 faits 0,04‰
2019 310 faits 0,03‰
2018 301 faits 0,03‰
2017 281 faits 0,02‰
2016 212 faits 0,02‰

Vols avec armes

2024 25 faits 0,00‰
2023 21 faits 0,00‰
2022 19 faits 0,00‰
2021 31 faits 0,00‰
2020 15 faits 0,00‰
2019 29 faits 0,00‰
2018 23 faits 0,00‰
2017 17 faits 0,00‰
2016 18 faits 0,00‰

Vols d'accessoires sur véhicules

2024 564 faits 1,24‰
2023 622 faits 1,96‰
2022 610 faits 1,71‰
2021 393 faits 0,64‰
2020 374 faits 0,79‰
2019 359 faits 0,42‰
2018 367 faits 0,40‰
2017 344 faits 0,28‰
2016 479 faits 0,49‰

Vols dans les véhicules

2024 1 136 faits 0,52‰
2023 1 104 faits 0,46‰
2022 1 171 faits 0,38‰
2021 961 faits 0,21‰
2020 960 faits 0,37‰
2019 1 128 faits 0,32‰
2018 1 020 faits 0,38‰
2017 996 faits 0,37‰
2016 958 faits 0,33‰

Vols de véhicule

2024 319 faits 0,03‰
2023 385 faits 0,03‰
2022 449 faits 0,05‰
2021 409 faits 0,04‰
2020 397 faits 0,04‰
2019 380 faits 0,04‰
2018 320 faits 0,03‰
2017 386 faits 0,04‰
2016 531 faits 0,06‰

Vols sans violence contre des personnes

2024 3 013 faits 0,60‰
2023 3 071 faits 0,63‰
2022 2 923 faits 0,65‰
2021 2 561 faits 0,66‰
2020 2 725 faits 0,69‰
2019 3 259 faits 0,84‰
2018 3 393 faits 0,75‰
2017 3 734 faits 0,87‰
2016 3 363 faits 0,83‰

Vols violents sans arme

2024 172 faits 0,00‰
2023 176 faits 0,00‰
2022 168 faits 0,00‰
2021 194 faits 0,00‰
2020 177 faits 0,00‰
2019 152 faits 0,00‰
2018 196 faits 0,00‰
2017 205 faits 0,00‰
2016 169 faits 0,00‰

Créations d'entreprises

2024 7 197
2023 6 712
2022 6 694
2021 7 079
2020 6 209
2019 5 889
2018 4 991
2017 4 384
2016 3 913
2015 3 917
2014 4 083
2013 3 846
2012 3 861

Monuments historiques

Top 10 parmi 856 référencés

Voir tous

église;presbytère

Beaune • liste;Arrêté

13e s.;14e s.;15e s.;17e s.

impasse Notre-Dame

Eglise : 14e siècle

chambre de commerce

Beaune • arrêté

19e s.

6 rue Vergnette-de-la-Motte

La Chambre de commerce de Beaune est créée en 1864. Elle acquiert les locaux de la rue Vergnette de la Motte dès 1889. Les travaux d'aménagement de l'ancienne dépendance du couvent des Carmélites sont confiés à Arthur Montoy et à l'architecte Félix Goin. Administrateur des Hospices et secrétaire de la chambre de commerce, Arthur Montoy est bien connu des Beaunois. Il s'est illustré notamment dans la restauration de l'hôtel-Dieu sous la maitrise d'oeuvre de Maurice Ouradou. L'ensemble comprend une grande salle au rez-de-chaussée pour les expositions et les manifestations publiques autour du vin. Les lambris de hauteur, qui habillent les murs, servent également de présentoirs à bouteilles. Une carte en relief représentant les climats du vignoble de la Côte en est le point de mire. Un escalier monumental mène à l'étage à la salle des séances, un bureau et un vestibule avec la même qualité de décor. Ce décor total qui concerne à la fois, les sols, les plafonds, les motifs peints, les boiseries, le mobilier, les luminaires et les vitraux, illustre l'esprit néogothique qui a cours également à l'hôtel-Dieu. Arthur Montoy a laissé de nombreux dessins d'exécution qui attestent d'un grand souci du détail et de la qualité des motifs proposés. L'exécution a été confié à des entreprises beaunoises.

hôtel

Dijon • arrêté

17e s.;18e s.

39, 41 rue Vannerie

Premier hôtel bâti vers 1670. En 1740, le trésorier des Etats de Bourgogne, Marc-Antoine Chartraire de Montigny l'achète et le met au goût du jour (sculpteur Claude Saint-Père). Son fils achète l'hôtel voisin en 1783 et le fait rebâtir par Charles Saint-Père (façade sur rue de 1787). Hôtels séparés en 1792, puis réunis et transformés au 19e siècle pour y installer l'école privée Saint-François. Acquis par l'Etat en 1971, actuellement siège de la direction régionale des affaires culturelles de Bourgogne.

hôpital

Dijon • arrêté

15e s.;16e s.;17e s.

3 rue du Faubourg Raines

L'hôpital a été fondé par le duc de Bourgogne en 1204, à l'époque à l'extérieur de la ville. Il accueille malades, pauvres, enfants abandonnés et pèlerins. En 1504, une grande salle des malades est édifiée, puis l'hôpital Notre-Dame de la Charité en 1640 et l'hôtel Sainte-Anne pour les orphelines. En 1669, l'ensemble prend le nom d'hôpital général. D'autres bâtiments sont construits au cours du 18e siècle, dont les communs. En 1782, l'hôpital du Saint-Esprit est démoli pour raison de salubrité. Au milieu du 19e siècle, l'architecte Pierre-Paul Petit réaménage l'ancienne grande salle des hommes en chapelle et surélève la façade par un clocher-arcade. Il construit le dépositoire en 1857. L'hôpital est réaménagé intérieurement en fonction des besoins médicaux, mais les façades ne subissent pas de modifications majeures. Au 20e siècle, extension des bâtiments à l'emplacement du jardin et de l'ancien cimetière. L'hôpital a été construit selon un plan en grille, dont l'axe principal est formé par la grande salle des malades, actuelle grande chapelle. Les bâtiments sont construits de façon identique autour de quatre cours.

abbaye;cathédrale;palais épiscopal

Dijon • arrêté

13e s.;17e s.;19e s.

place Saint-Bénigne

Ancien palais abbatial Saint-Benigne : Bâtiment en L situé à l'est du chevet de la cathédrale Saint-Bénigne comprenant une partie construite de 1767 à 1770 sur les plans de Claude Saint-Père, architecte dijonnais (très beau décor intérieur du salon et de la salle à manger) . Bâtiment inachevé : seule l'aile gauche a été réalisée et est devenue l'école des Beaux-Arts. L'aile en retour à l'est date de 1958. Construction de style néo-classique. Saisie comme bien national en 1793, l'aile du 18e siècle est affecté à l'évêché jusqu'en 1905, puis à l'école des Beaux-Arts. Cellier : 13e siècle ; Ancien logis abbatial (ancien logis de l'intendant de Bourgogne) : 17e siècle, 19e siècle

collège

Dijon • Arrêté

16e s.;17e s.;18e s.;19e s.

3, 5 rue de l'Ecole-de-Droit ; 27, 29 rue du Petit-Potet

La bibliothèque municipale de Dijon occupe les bâtiments de l'ancien collège des jésuites, aussi appelé collège des Godrans du nom de son fondateur, Odinet Godran, président du Parlement de Bourgogne. Le collège devint royal en 1764 après l'expulsion des Jésuites du royaume de France. Jusqu'à la Révolution, il fut administré par des clercs séculiers sous la responsabilité de la Ville de Dijon. Supprimé en 1793, il laissa place à l'école centrale du département de la Côte-d'Or. La chapelle fut utilisée successivement tout au long du 19e siècle par diverses institutions, parmi lesquelles l'école de dessin, une école primaire annexe de l'école normale ou encore l'école de musique de la Ville ; elle fut attribuée en 1909 à la bibliothèque municipale. La chapelle jésuite, réalisée par Etienne Martellange, a été inaugurée en 1617. Sa porte monumentale à vantaux sculptés, située 3 rue de l’Ecole de droit, est l’oeuvre de l’ébéniste Pierre Dubois (dessin-contrat de 1615). L’intérieur de la chapelle présente un décor peint et sculpté ; c’est aujourd’hui la salle de lecture de la bibliothèque patrimoniale et d’étude. La salle des devises, construite et décorée entre 1654 et 1657, présente un plafond à caissons peints réalisé par les maîtres-menuisiers Claude Sambin et Michel Guillaume (contrat de1649). Son ornementation est ponctuée par les armes du fondateur (Odinet Godran) et des bienfaiteurs des lieux (Bernard Martin, Anne Boulier et Louis Laisné de la Margueurie), ainsi que par des devises visant à exhaler l’oeuvre des jésuites. Les salles historiques du premier étage (Boullemier, Globe-tombeau-Mémoires) et leurs rayonnages ont été aménagées fin 18e, début 19e ; elles occupent trois ailes du premier étage donnant sur la cour d’honneur de l’ancien collège des jésuites. Dans cette cour, 5 rue de l’Ecole de Droit, le Puits d'amour est un monument sculpté rapporté en 1947 : édifié à la fin du 16e s. dans la cour d'une maison particulière, il a été déplacé une première fois dans l'enceinte du Palais de Justice avant de gagner les lieux (source : BM Dijon).

lycée

Dijon • arrêté

19e s.

16 boulevard Thiers

A la fin du 19ème siècle, et suivant les exemples apparus dans la capitale ainsi que dans la majorité des grandes villes, la municipalité de Dijon entreprend de bâtir un lycée de garçons sous la conduite de l'architecte départemental Arthur Chaudouet, lauréat du concours ouvert à cette occasion en 1887. Le projet initial est modifié pour répondre aux normes innovantes, basées sur l'hygiène et le confort, en laissant davantage de lumière pénétrer l'intérieur des lieux. La simplicité du bâtiment principal, implanté boulevard Thiers, s'oppose au style ostentatoire de la travée du portail, caractéristique du classicisme éclectique de la seconde partie du 19ème siècle.£La structure principale est flanquée de part et d'autre de deux bâtiments modernes abritant les quartiers des Petits et des Grands. Construits en pierre et en brique, ils sont décorés de bas-reliefs en terre-cuite. Les sculptures entourant l'horloge ainsi que les autres éléments ornementaux sont des réalisations de l'artiste dijonnais Jules Schanosky. L'ensemble architectural est inauguré le 31 juillet 1893.

parc;réservoir;jardin;fontaine;sculpture

Dijon • arrêté

19e s.

place Darcy

En 1838, l'hydraulicien Henry Darcy conçoit sur ce lieu un important réservoir d'eau potable de 2300 m³ (28 m de diamètre et 350000 litres d'eau quotidiens) pour alimenter en eau courante les 29 000 habitants de Dijon de l'époque par un aqueduc souterrain de 12 km relié à la source du Rosoir de la haute vallée du Suzon avec un début de 8000 litres d'eau par minute (le tout étant également relié au bassin d'eau de la place Wilson de Dijon). Ce projet monumental fait de Dijon l'une des premières villes à posséder l'eau courante avec Rome et contribue au développement de la ville et à la santé des habitants. En 1880, le jardin Darcy, premier jardin public de Dijon, est aménagé sur le réservoir d'eau, dans le style italien, par l'architecte Félix Vionnois (1841-1902) avec de nombreuses variétés d'arbres et de fleurs, terrasses à balustrades, bassins, fontaines, chutes d'eau, statues, 4000 m² de pelouse et des zones de jeux pour les enfants. L'ours blanc qui orne l'entrée du parc, sculpture de Henry Martinet datant de 1937, est un hommage posthume à François Pompon (1855-1933), sculpteur originaire du département et reproduit son oeuvre la plus célèbre, présentée au Salon d'Automne de 1922 et aujourd'hui conservée du musée d'Orsay. La fontaine de la Jeunesse est du sculpteur Max Blondat.

grange

Gilly-lès-Cîteaux • arrêté

13e s.

3 rue Jacques de Saulx

La grange de Saulx se situe dans le coeur ancien du village, au centre de Gilly. C'est un quartier très dense. On y trouve le patrimoine historique et architectural majeur du village à l'exception de quelques fermes isolées. La grange est construite au 13e siècle par la famille de Saulx en même temps qu'une maison qui se trouvait juste en face du château de Montbis. La famille de Saulx possédait sur Gilly-les-Cîteaux etles villages voisins un domaine très étendu qui avait été détaché du fief de Montbis (famille de Vienne) dans le milieu du 13e siècle, lorsqu'en 1248, Marie de Mont-Saint-Jean, fille de Guillaume II, épouse de Jacques de Saulx. La date exacte de construction n'est pas connue mais se situe entre 1240 et 1280. Jusqu'en 1449, cette bâtisse reste la propriété de la famille de Saulx. Les cisterciens en deviennent propriétaires en 1449 à l'initiative de leur abbé Jean Vion. Cette grange a toujours été utilisée à des fins agricoles aussi bien par les moines que par leurs successeurs. Jusqu'en 1989, elle reste liée au château. Elle est cédée à la commune par le département. Le bâtiment est régulièrement entretenu par la commune et l'association Sauvons la grange de Jacques de Saulx créée en 2004. Elle sert actuellement à des manifestations culturelles. Ce vaste édifice n'est visible de la rue par un grand mur pignon très pointu, épaulé par un contrefort et percé d'une vaste porte charretière. Sa surface au sol est de 500 m² et sa toiture de 900 m². La charpente imposante, en chêne de la forêt de Cîteaux devait vraisemblablement supporter une couverture de lave, comme l'attestent les sections importantes des bois utilisés.

fort

Hauteville-lès-Dijon • arrêté

19e s.

rue du Fort

Ce fort appartient à un ensemble de fortifications établies autour de Dijon après la guerre de 1877, et s'intègre dans le système de défense des frontières de l'Est, dû au général Séré de Rivières. La construction s'étend de 1877 à 1880. De plan polygonal, le fort est entouré de fossés profonds. Des parapets flanqués de caponnières protègent les casernements, la poudrière, et les ateliers. De 1940 à 1944, le fort renferme prisonniers politiques et résistants, puis des prisonniers allemands. Ces derniers ont transformé une casemate en chapelle, l'ornant de peintures murales.