Département Charente
Population 2022
320 295
Transports
7 gares
2 159 arrêts bus
Tourisme & monuments
208 points touristiques
407 monuments
Portrait du département
Charente, terre d'eau et de lumière
Dans le département Charente (16), la vie se noue entre vallons et coteaux, au bord d’une rivière qui porte le nom même du territoire. Avec ses 342 communes, il compte une population de 320 295 habitants en 2022 et fait respirer un esprit de proximité qui se vit au quotidien dans les rues, les marchés et les assises des associations de communes. Après tout, 208 sites touristiques répertoriés témoignent d’un patrimoine vivant qui invite à flâner autant qu’à apprendre, à travers les villes et les villages qui s’égrènent comme des perles sur le fleuve.
Le paysage charentais mêle nature et patrimoine bâti, et c’est là l’un des charmes constants de ce territoire. À travers les abbaye et les églises qui jalonnent les campagnes, on entend encore le souffle des siècles: Font Vive puis Gros Bois près de Charras, l’abbaye de Tusson, celle de Nanteuil-en-Vallée et les ruines impressionnantes de Baignes-Sainte-Radegonde, sans oublier Bassac et Merpins qui ont vu les hommes s’attaquer aux guerres et aux reformes avec la même obstination. Ces édifices racontent l’introduction du gothique dans l’Angoumois et un art monastique profondément ancré dans le quotidien des communautés. Cette mémoire s’écoute aussi dans les vallons plus secrets et les jardins qui entourent les villages, comme un souffle qui porte les récoltes et les fêtes de village.
L’importance des infrastructures et des services publics est une réalité vécue au quotidien. Le réseau de transports, dense et accessible, permet de relier les lieux au-delà des frontières des communes. Le département dispose de sept gares SNCF réparties sur le territoire et, selon les données publiques, de 2 159 arrêts de bus recensés (OSM), facilitant les déplacements des habitants et des visiteurs. Les services publics majeurs—Mairie (342), France Services (29), Gendarmerie (27), Police Municipale (20), Pcb (13), Point Justice (12), Epci (7) et Pif (7)—structurent un socle de proximité et de sécurité, tout en soutenant les associations et initiatives locales qui affinent le lien social jour après jour.
Sur le front économique, le dynamisme se lit dans les chiffres: 3 857 créations d’entreprises en 2024 témoignent d’un territoire qui attire les porteurs de projets et les artisans. Cette vitalité se ressent dans les rues commerçantes et dans les quartiers dédiés à l’artisanat, où les associations de communes et les Établissements publics de coopération intercommunale (Epci) jouent un rôle clé pour favoriser les coopérations et les projets collectifs.
La vie locale s’incarne aussi dans les lieux de pouvoir et les personnes qui les incarnent. Dans Angoulême, capitale du territoire, la mairie recèle des rendez-vous fédérateurs et des initiatives culturelles fort bien ancrées, dirigées par Xavier Bonnefont. À proximité, Cognac rayonne par son vignoble et ses transitions urbaines, guidées par Morgan Berger. Dans Soyaux, les services et structures dédiés au quotidien des familles s’inscrivent dans une dynamique de quartier, tout comme dans La Couronne, où les projets collectifs prennent forme au fil des rencontres citoyennes.
Les voix de l’histoire se mêlent à la vie moderne dans d’autres villes qui font rayonner le territoire. À Saint-Yrieix-sur-Charente, on respire l’âme du patrimoine avec une énergie contemporaine qui soutient les associations locales et les initiatives culturelles. Ruelle-sur-Touvre et Gond-Pontouvre témoignent d’un équilibre entre habitats, services et espaces publics, tandis que L’Isle-d’Espagnac s’impose comme un carrefour de vie et de mobilité douce.
Plus à l’est et au sud du département, les lieux de vie comme Champniers et Barbezieux-Saint-Hilaire portent des commerces de proximité, des écoles et des associations actives qui tissent le quotidien. Dans Jarnac, on s’imagine aussi autour des marchés et des salles culturelles qui rassemblent les habitants; Roullet-Saint-Estèphe déploie des espaces d’accueil intercommunaux où se déclinent les projets sociaux et éducatifs. Enfin, Brie et Fléac s’inscrivent dans des dynamiques plus récentes, épaulées par des élus et des habitants engagés dans la vie associative locale. Le panorama se conclut à Châteaubernard, où les équipements sportifs et culturels nourrissent les échanges et les rencontres intergénérationnelles.
Le Charente est aussi un territoire où la sécurité et l’accueil sont des priorités partagées. Les chiffres agrégés de sécurité montrent une tendance qui s’inscrit dans un cadre de vie globalement serein, avec des chiffres de cambriolages à suivre et à comparer sur les années, témoignant d’un travail collectif mené par les forces de l’ordre et les élus. Les monuments historiques, riches et variés, restent des repères culturels; les abbaye de Font Vive et Gros Bois, telles qu’évoquées plus haut, se combinent à la tradition viticole et artisanale locale pour offrir une expérience authentique et singulière à chaque visiteur et à chaque habitant.
En somme, le département Charente, avec ses 342 communes et ses 208 sites touristiques, demeure une terre où l’eau et la pierre s’entrelacent pour nourrir la vie publique, les échanges économiques et les liens humains. Au cœur de ce territoire, chaque village, chaque bourg et chaque ville se prend par la main pour dessiner un avenir où l’espace public, les services et les associations restent les fils conducteurs d’une société vivante. Et pour prolonger ce voyage, un appel à la découverte de l’Aveyron.
Top communes
Populations (2022)
Créations 2024
Associations
Sécurité / Délinquance
Par défaut seules les données 2024 sont affichées.
23 991 indicateurs diffusés
Cambriolages de logement
Destructions et dégradations volontaires
Escroqueries et fraudes aux moyens de paiement
Trafic de stupéfiants
Usage de stupéfiants
Usage de stupéfiants (AFD)
Violences physiques hors cadre familial
Violences physiques intrafamiliales
Violences sexuelles
Vols avec armes
Vols d'accessoires sur véhicules
Vols dans les véhicules
Vols de véhicule
Vols sans violence contre des personnes
Vols violents sans arme
Données complètes
Cambriolages de logement
Destructions et dégradations volontaires
Escroqueries et fraudes aux moyens de paiement
Trafic de stupéfiants
Usage de stupéfiants
Usage de stupéfiants (AFD)
Violences physiques hors cadre familial
Violences physiques intrafamiliales
Violences sexuelles
Vols avec armes
Vols d'accessoires sur véhicules
Vols dans les véhicules
Vols de véhicule
Vols sans violence contre des personnes
Vols violents sans arme
Créations d'entreprises
Monuments historiques
Top 10 parmi 407 référencés
église;chapelle
Angoulême • arrêté
rue de Montmoreau
Cet édifice néo-gothique est bâti en remplacement d'une chapelle du 18e siècle démolie. La construction s'étale de 1895 à 1960, depuis les projets des architectes Raymond Barbaud et François Bauhain jusqu'à l'habillage de la flèche. La nef est achevée en 1899, la crypte en 1914 et le choeur en 1929. Les vitraux du choeur sont réalisés en 1942. Leur mise en oeuvre rappelle la Sainte Chapelle de Paris. Les voûtes sont en briques enduites, les charpentes sont en métal sur la nef, en béton sur le choeur et les bras du transept, la flèche repose sur un tabouret en béton armé, la crête du faîtage est en fibre de verre. Les sculptures sont dues à Raoul-Charles Verlet et les vitraux aux Frères Mauméjean.
église
Angoulême • arrêté
rue Taillefer
En 1020, le comte d'Angoulême, Guillaume II, donna l'église à l'abbaye Saint-Amand de Boixe qui y fonda un prieuré. Il ne reste rien de cet édifice, rebâti au 12e siècle. La partie orientale de cette construction fut remplacée, à la fin du 15e sièicle, par une église à trois nefs. En 1568, les Protestants abattirent toutes les voûtes, sauf celle sous le clocher. Ces dernières ne furent remontées qu'en 1668. Trois travées de l'église du 12e siècle forment narthex. Les murs latéraux sont ornés d'arcades aveugles, au cintre brisé, reposant sur un faisceau de trois colonnes. Des motifs sculptés, provenant probablement de la partie détruite, ont été encastrés à l'ouest du mur séparatif de la construction gothique. La voûte en berceau brisé a été refaite en même temps que les autres. Une tribune a été montée au revers de la façade en 1821. La partie orientale de quatre travées se compose d'une nef et de bas-côtés, terminés par un mur droit. Deux chapelles ont été ouvertes dans les bas-côtés, au début du 16e siècle, l'une dans la travée nord-ouest, l'autre dans la troisième travée sud. Le clocher est divisé en deux étages par des cordons. Ses faces sont percées de deux baies dont les jambages sont moulurés en colonnettes.
immeuble
Cognac • arrêté
31 rue de l'Isle-d'Or
Le bâtiment auquel appartient cette porte était l'ancien hôtel de ville de Cognac pendant la majeure partie du 18e siècle. Il est situé dans la rue qui était alors, d'après la tradition, celle des familles les plus fortunées de la ville. Cette ancienne porte du 17e siècle présente deux ressauts en saillie du mur. Deux pilastres cannelés très plats, doublés chacun d'un second, tous deux avec chapiteau ionique, encadrent un arc plein cintre mouluré, à la clef formée d'un claveau très saillant en forme de console ornée d'une palmette. Dans les écoinçons formés par l'arc et les pilastres se trouvent des feuillages. La partie supérieure formant les pilastres présente une frise ornée de deux entrelacs inégaux. Cet entablement supportait un fronton en saillie sur le mur aux extrémités duquel se trouvent des pots à feu doublés.
maison
Jarnac • arrêté
20bis, 22 rue Abel Guy
Ensemble remontant en grande partie au 19e siècle, comprenant une maison sur trois niveaux flanquée d'une aile basse plus récente, une cour, un jardin et une ancienne vinaigrerie attenante à une autre maison bourgeoise. La vinaigrerie a été construite en 1920, à la place d'un ancien établissement, et a fonctionné jusque dans les années 1970, sous la raison sociale Mitterrand Frères. A l'intérieur, le rez-de-chaussée est orné de boiseries et de meubles bretons transformés. François Mitterrand est né dans cette demeure le 26 octobre 1916.
croix de chemin
Agris • arrêté
Au croisement du chemin vicinal des Granges vers Le Bourg et du chemin vicinal des Granges vers Le Chevilloux
Croix de chemin avec emmarchement. Le grand fût se termine par un amortissement surmonté d'une croix. La croix d'Agris est citée dans un document daté de 1642.
église
Agris • arrêté
Edifice roman des 12e et 13e siècles dont les murs ont été surélévés dans un but de défense, très vraisemblablement. La nef, flanquée extérieurement d'importants contreforts, est voûtée par un berceau surbaissé, renforcé par de puissants arcs doubleaux reposant sur des piles formant contreforts intérieurs, lesquels sont reliés par des arcs qui donnent à cet intérieur un aspect massif. A l'extrémité de la nef, l'abside carrée est voûtée en arêtes. Un clocher carré et une chapelle latérale du 14e siècle complètent l'ensemble.
maison
Alloue • arrêté
Manoir du 16e siècle, remanié au 17e siècle, autrefois composé de deux cours. La première, presque entièrement entourée de douves en eau comblées vers 1930, accueillait le corps de logis et une tour qui ont conservé à peu près les mêmes dispositions. La deuxième cour était encadrée de communs dont il ne reste que le bâtiment qui abrite le porche d'entrée et une partie du bâtiment qui faisait le retour d'équerre. Ces deux ailes ne sont plus reliées actuellement.
usine de papeterie
Angoulême • arrêté
180 rue de Bordeaux
La société, créée en 1878 par Leméteyer et Hébert sous la raison sociale Manufacture de papiers d'Angoulême, s'installe en 1906, 180 rue de Bordeaux, dans des locaux des pompes funèbres datant du 19e siècle et agrandis à cette occasion. Edouard Hébert dirige cette entreprise de façonnage de papier, qui reste dans la famille jusqu'à la cessation d'activité. Les opérations, manuelles au départ, sont assez vite assurées par des machines. L'atelier Hébert possède une toiture en shed reposant sur des poteaux en bois. Bien que fermé depuis 1975, il a conservé toutes ses machines qui constituaient la chaîne de pliage d'enveloppes, celles de fabrication de cartes de visite et de cahiers, et celle de façonnage de boîtes en carton. Un atelier d'imprimerie complète cet exceptionnel ensemble.
église
Angoulême • arrêté
Eglise néo-classique édifiée entre 1840 et 1843 par Paul Abadie (père). L'église qui précédait celle-ci, relevait de l'abbaye de Saint-Cybard. Son édification remontait à 1110 et était rattachée au pélerinage jacquaire. Elle avait un plan en croix et se situait à l'est du nouvel édifice. Celui-ci n'est pas orienté. Il est construit en pierre de taille calcaire, la couverture est en tuile creuse et zinc pour la coupole et le clocher. Le plan est en croix latine, précédé d'un porche. L'abside est en hémicycle. Le clocher, à trois étages, est rectangulaire et attenant à l'abside. Deux sacristies sont placées le long des bras de transept. Le porche, élevé sur quatre marches, est supporté par quatre colonnes ioniques. Le fronton triangulaire est bordé, sur ses rampants, de modillons entre lesquels se trouvent des rosaces. Le porche abrite la porte principale, encadrée de deux niches abritant deux statues dues à Pajot. Deux portes latérales donnent accès à l'église, encadrées d'un porche dont le fronton est porté par deux colonnes, et précédées d'un emmarchement. Tout l'édifice est sommé d'un étage d'attique au-dessus d'une corniche saillante. Le carré du transept est couvert d'une coupole surhaussée, présentant en son centre un oculus sous un lanternon. L'abside, couverte d'un cul de four, présente un sommet ajouré d'un oculus.
église
Angoulême • arrêté
Projet néo-roman conçu en 1849 par Paul Abadie. L'architecte utilise le plan allongé avec clocher-porche en avant de l'édifice dont le premier étage s'ouvre sur la nef par l'intermédiaire d'une plateforme ménagée dans la première travée au-dessus d'un sas d'entrée. Le choeur est greffé sur la nef avec un volume en discontinuité avec elle. La construction de l'église s'achève en 1856. L'architecte fait cohabiter le style roman à l'extérieur et le style gothique à l'intérieur (voûtement). Paul Abadie s'implique également dans la réalisation de mobilier.