Département Aude
Population 2022
376 193
Transports
13 gares
1 521 arrêts bus
Tourisme & monuments
799 points touristiques
495 monuments
Portrait du département
En Aude, une terre où chaque horizon se raconte
Reliant la mer Méditerranée et les collines des Corbières, le département de l’Aude (11) est un tableau vivant où 430 communes se répondent comme les tesselles d’un même vitrail. Avec une population totale de 376 193 habitants en 2022, ce territoire s’imagine comme une grande agora locale, où les marchés chantent le terroir et où les associations de communes donnent le tempo des projets partagés. Dans cette mosaïque, Narbonne et Carcassonne apparaissent comme des pôles de mémoire et d’animation: à Narbonne, la cité antique respire au rythme des ruelles et du littoral, tandis qu’à Carcassonne, les murs médiévaux racontent des siècles d’échanges et de passions.
Le paysage s’éclaire aussi par les infrastructures qui irriguent le quotidien: 13 gares SNCF et plus de 1 500 arrêts de bus OSRM relient villes, bourgs et villages, facilitant les déplacements des habitants comme des visiteurs. Le rapport entre travail et vie locale se lit dans le maillage des services publics majeurs: 430 mairies, une présence de France Services et des acteurs locaux qui soutiennent les familles, les jeunes et les entrepreneurs. Dans ce trio public-privé, Castelnaudary demeure une étape incontournable où l’on sent grandir les voix d’un territoire qui se réinvente autour du cassoulet, mais aussi autour d’un ensemble d’initiatives portées par Castelnaudary et ses partenaires.
Le patrimoine naturel et architectural est une évidence au détour des routes et des vallées: l’Aude est un vivier d’étangs, de vignes et de garrigues, où l’eau nourrit les paysages et les villages. Dans ce cadre, Lézignan-Corbières rayonne par une tradition viticole qui irrigue les collines et les caves, et l’on peut sentir, à chaque étape, l’écho des abbaye fortifiées et des jardins secrets qui ont façonné le territoire. C’est aussi ici que se lit l’histoire de Limoux, ville où l’on respire l’effervescence des bulles et où les fêtes de village mêlent mémoire et modernité. à Lézignan-Corbières et Limoux, les paysages racontent le travail des hommes sur plusieurs siècles et invitent chacun à prendre le temps de regarder autour de soi.
La vie quotidienne s’appuie sur un maillage humain qui se décline en petits et grands lieux: Port-la-Nouvelle et ses rivages, Coursan et son sillage de marchés, Sigean et ses sentiers littoraux offrent des repères simples et accessibles. Dans ces figures du quotidien, la mobilité devient une valeur commune, et l’on voit se tisser des réseaux associatifs et intercommunaux qui favorisent l’emploi, la culture et l’innovation, comme autour de Port-la-Nouvelle, Coursan ou Sigean.
Le chapitre du patrimoine immatériel et matériel s’écrit aussi par les lieux de culte et de mémoire: les monuments historiques saillants, des abbaye de Lagrasse à Saint-Papoul, et les vestiges d’Alet-les-Bains ou de Narbonne, jettent des ponts entre Moyen Âge et Renaissance. Ce riche bouquet s’achève sur des sites qui attirent les curieux: les abbaye de Caunes-Minervois, Saint-Hilaire et Saint-Polycarpe dessinent des itinéraires de visite où l’œil cherche le détail et l’esprit s’attarde sur les récits transmis par les pierres.
Dans ce territoire où 799 points touristiques font émerger des histoires, les entreprises et les projets se mêlent aux saisons et aux métiers. Les chiffres illustrent une dynamique: 5 624 créations d’entreprises en 2024 témoignent d’un tissu économique réactif et créatif, prêt à accueillir des idées venues des villages comme Trèbes ou Gruissan et à les faire grandir. À Trèbes comme à Gruissan, on perçoit l’énergie des commerces, des artisans et des jeunes entrepreneurs qui jouent collectif pour améliorer les services et la vie locale.
Sur le plan des services publics et de la sécurité, le département cultive un équilibre entre autorité locale et proximité citoyenne: 430 mairies et 47 polices municipales structurent la présence locale, soutenues par la gendarmerie et les réseaux de France Services, afin que chacun puisse accéder à l’information et aux aides. Le regard se porte aussi sur les lieux plus intimes du quotidien: les chiffres de délinquance — environ 1 126 cambriolages de logement en 2024 — rappellent la nécessité de travailler ensemble à la prévention et au soutien des habitants. Côté patrimoine vivant, Leucate et Villemoustaussou offrent des cadres où les associations locales organisent loisirs, sport et solidarité; à Leucate comme à Villemoustaussou, les espaces associatifs savent mobiliser les énergies, les bénévoles et les talents.
Et puisqu’un territoire ne vit pas que du passé ni des chiffres, les détails vont de pair avec les gestes quotidiens: Fleury et Cuxac-d'Aude s’illustrent par leurs lieux de vie et leurs commerces qui tissent la convivialité, tandis que Salles-d'Aude, tout près des littoraux et des vignobles, conjugue résilience et curiosité. Chaque village porte sa part d’histoire — et sa part d’avenir — dans une Aude qui sait accueillir, écouter et agir.
Pour prolonger cette exploration des paysages et des vies, laissez-vous séduire par l’idée d’un autre voyage proche, vers l’Aveyron, afin d’y découvrir des reliefs et des patrimoines qui complètent ce grand récit du Midi.
Top communes
Populations (2022)
Créations 2024
Associations
Sécurité / Délinquance
Par défaut seules les données 2024 sont affichées.
34 008 indicateurs diffusés
Cambriolages de logement
Destructions et dégradations volontaires
Escroqueries et fraudes aux moyens de paiement
Trafic de stupéfiants
Usage de stupéfiants
Usage de stupéfiants (AFD)
Violences physiques hors cadre familial
Violences physiques intrafamiliales
Violences sexuelles
Vols avec armes
Vols d'accessoires sur véhicules
Vols dans les véhicules
Vols de véhicule
Vols sans violence contre des personnes
Vols violents sans arme
Données complètes
Cambriolages de logement
Destructions et dégradations volontaires
Escroqueries et fraudes aux moyens de paiement
Trafic de stupéfiants
Usage de stupéfiants
Usage de stupéfiants (AFD)
Violences physiques hors cadre familial
Violences physiques intrafamiliales
Violences sexuelles
Vols avec armes
Vols d'accessoires sur véhicules
Vols dans les véhicules
Vols de véhicule
Vols sans violence contre des personnes
Vols violents sans arme
Créations d'entreprises
Monuments historiques
Top 10 parmi 495 référencés
croix monumentale
Alet-les-Bains • arrêté
place de l'Eglise
La croix est récente. La partie médiane du socle était constituée par une pierre de remploi sculptée, en grès, de provenance inconnue. Les quatre faces du pilier sont sculptées d'une tête ou d'un masque qui forme le centre d'un cartouche au découpage compliqué dont les bords se retournent en épaisses volutes. Le tout est lourdement chargé d'ornements baroques, de linges, de cordelières, toujours disposés suivant une rigide symétrie axiale.
maison
Alet-les-Bains • arrêté
Grande-Place ; rue Cadène
Edifice composé de deux maisons se faisant suite, de deux étages sur rez-de-chaussée. L'encorbellement du premier étage, très prononcé sur rue, est moins accentué sur la place. Le deuxième étage est au même aplomb que le premier, sauf dans les parties de façades en bordure de la rue. Les poutrelles de la maison d'angle sont visibles à l'intérieur. Ces bois présentent quelques moulures simples qui soulignent les angles. Les couvre-joints appliqués sous le plancher et qui dessinent entre les poutrelles des carrés réguliers, sont constitués par des liteaux fibreux portant encore quelques traces de décor au pochoir. Les maisons conservent deux fenêtres de bois sur la rue Cadène.
hôtel
Alet-les-Bains • arrêté
Grande-Place ; rue Lamouroux
La maison se compose de trois étages sur rez-de-chaussée. La façade sur la place est en pan de bois, les murs latéraux en pierre. Les pierres d'appareil en grès sont réservées aux angles et aux encadrements de baies. Les parties en encorbellement de pierre correspondent aux saillies des pans de bois qu'elles soutiennent et se composent de longs corbeaux de pierre, taillés en quart de rond. Une reprise ultérieure a masqué partiellement le grand encorbellement du premier. Le raccord laisse voir les dispositions primitives. Le pan de bois comprend presque uniquement des potelets verticaux très rapprochés, le colombage se réduisant à quelques rares pièces obliques. Le remplage est constitué par des briques régulièrement disposées en point de Hongrie. Le dernier étage de cette façade forme une galerie à claire-voie. Les dispositions intérieures ont été remaniées à plusieurs reprises.
maison
Alet-les-Bains • arrêté
rue Calvières
La façade sur rue s'ouvre par une porte dont les vantaux, anciens, montrent encore leurs clous à têtes en losange. L'encadrement est formé par un épais boudin en saillie. Sur la cour, la façade est restée à peu près intacte. Elle est éclairée, au rez-de-chaussée et à chacun des étages, par quatre fenêtres disposées symétriquement par rapport à l'axe médian. Les autres baies des deux étages inférieurs sont de grandes fenêtres à meneaux croisés, à section carrée. Chaque fenêtre est ornée d'un encadrement extérieur mouluré, avec crossettes aux angles supérieurs. Quant à l'étage supérieur, il est éclairé par des fenêtres basses, jumelées de part et d'autre de meneaux verticaux. L'intérieur de la maison a été détruit par un incendie vers 1930.
maison
Alet-les-Bains • arrêté
rue Cadène
L'immeuble est formé de deux maisons dont les façades sur rue se font suite. Planchers et encorbellements sont au même niveau. La partie gauche de l'immeuble, construite de façon plus fruste, paraît postérieure à l'autre. La porte d'entrée s'ouvre dans la façade de droite. C'est une porte en plein cintre. L'arc, composé de onze claveaux, est orné d'une série de moulures. Chaque vantail est composé de petits panneaux, assemblés par des pièces de bois en forme de pilastres, qui n'ont conservé que quelques traces de leur mouluration primitive. Au-dessus de la console de gauche de la façade, une pierre sculptée est incrustée dans le mur. C'est une tête couronnée aux longs cheveux ondulés, descendant jusqu'à la nuque. Sa provenance est inconnue. Sur la façade arrière de la cour, dans un angle, se trouve une petite fenêtre murée dont le linteau porte un écu bûché et la date de 1590.
maison
Alet-les-Bains • arrêté
rue Calvières
Une tradition orale fait de cette maison un ancien palais de justice. Depuis le milieu du 16e siècle, elle n'a cessé de servir de demeure à de notables habitants. Le second étage déborde sur trois parties de la façade par une galerie en bois, en encorbellement très prononcé. Fenêtres géminées et arcs murés. La porte d'entrée est contemporaine de l'escalier auquel elle donne accès (17e siècle). La mouluration d'encadrement comprend essentiellement un boudin, retourné en crossettes aux angles supérieurs. A l'intérieur de l'encadrement, chacun des petits carrés isolés par les retours des crossettes est orné d'une rose. Au-dessus de la porte est ménagé un oculus ovale, grillé, en deux pièces. Les vantaux ont conservé leurs têtes de clous en losange. La porte donne accès à un couloir voûté d'arêtes, avec arcs doubleaux appareillés. L'escalier, à deux volées parallèles avec paliers intermédiaires, est porté par des arcs qui retombent en s'épaulant les uns les autres, sur des clefs suspendues ornées. La rampe est pleine, avec des évidements simulant des balustres, et un décor géométrique rampant, gravé en creux. La galerie était autrefois ouverte sur toute sa longueur. Le pan de bois, à potelets verticaux avec colombage en croix de Saint-André, repose sur de forts sommiers encastrés constitués chacun par deux pièces de bois superposées. A l'arrière, la galerie communique avec les appartements par une porte en accolade en bois sculpté.
maison
Alet-les-Bains • arrêté
rue Cadène
Maison à deux étages sur rez-de-chaussée, avec un seul encorbellement, très marqué, sur le rez-de-chaussée. Le seul détail visible est l'encorbellement de pierre du mur latéral, à quadruple corbeau en quart de rond.
maison
Alet-les-Bains • arrêté
rue du Séminaire
Cet ensemble d'immeubles comprend quatre maisons en encorbellement dont les façades ne présentent d'autres particularités que la forte saillie du premier étage, supporté par des poutrelles peu travaillées. La porte d'entrée est à un vantail, avec encadrement en plein cintre et impostes moulurées. Les pilastres latéraux supportent chapiteaux et entablement, ce dernier surmonté par une ouverture rectangulaire grillée, encadrée par des volutes en ailerons. Le décor des écoinçons est formé, à gauche, par un cartouche aux bords découpés et retournés en volutes, timbré au centre d'un doublé V, sans doute un emblème artisanal ; à droite, par une tête de boeuf portant, suspendu par une lanière, le bâton qui entrave la marche.
maison
Alet-les-Bains • arrêté
Grande-Place ; rue Lamoureux
La façade en avant-solier sur la place, présente des arcades visiblement remaniées, sans doute de 1683 ou plus récentes. Dans cette partie, une fenêtre à meneaux s'ouvre au premier étage, dans chacune des trois directions : place et rues. Les filets qui ornent ces meneaux ne permettent guère de les dater avant le 17e siècle. Les façades qui prolongent l'immeuble dans la rue Lamoureux présentent un encorbellement en pierre à deux étages. Le premier est supporté par un triple corbeau, probable reste d'une ancienne façade en encorbellement ultérieurement remaniée. Au-dessus d'une porte en plein cintre est incrusté un gros bloc de pierre taillé, présentant des traces d'armoiries. Il semble rappeler les armes royales qui étaient apposées sur certains édifices publics. Ici, cela pourrait correspondre à l'époque où la justice n'était pas encore transférée rue du Roumanou (avant 1650).
église
Belpech • arrêté
Place de l'Église
D'après une inscription placée au-dessus de l'archivolte, l'église aurait été bâtie en 1162. Devenue trop étroite pour la population, elle fut remplacée par une église plus vaste en 1321, laquelle fit disparaître le choeur roman, et qui resta elle-même inachevée et dépourvue de voûtes. Au 16e siècle, la nef romane devint la chapelle Saint-Michel. Le portail est surmonté d'un clocher en briques percé d'arcades. Il sert de passage et n'est garni d'aucun vantail. C'est l'un des éléments de l'ancienne église romane. Il présente des colonnettes ainsi qu'une frise à hauteur des chapiteaux. L'église du 14e siècle est couverte de voûtes modernes : les piliers sont seuls en pierre de taille ainsi que les chapiteaux, le reste est en briques. La chapelle du Saint-Sépulcre est adossée au choeur. C'est une adjonction au plan primitif qui peut être datée de la fin du 15e siècle. Elle aurait été construite par la famille de Claverie qui y aurait eu sa sépulture. Elle est couverte par une voûte à liernes et tiercerons, ornée de peintures en grisaille de la fin du 18e siècle, recouvrant peut-être un décor Renaissance. La grille en fer forgé qui la ferme date du 15e siècle. A l'intérieur se trouvent un sépulcre qui se compose d'un autel en pierre avec moulurations du 15e siècle ; un saint sépulcre placé sous une arcature dont l'archivolte et les piédroits portent une gorge ornée de feuillages, sculpture du 15e siècle. L'autel supporte un tombeau entouré de sept personnages dont deux, sur les côtés, ensevelissent le corps du Christ. Le fond de l'arcature est orné de neuf petites figures d'anges en haut relief, portées par des nuages et tenant dans leurs mains les instruments de la Passion.