Département Yvelines
Population 2022
1 439 714
Transports
79 gares
6 131 arrêts bus
Tourisme & monuments
1 936 points touristiques
523 monuments
Portrait du département
Introduction
Dans les Yvelines, code 78, la vie se déploie sur 258 communes, tissant une mosaïque où nature et culture se croisent au quotidien. La région Île-de-France abrite ce territoire de vallons et de forêts, où la modernité se mêle au patrimoine avec une énergie discrète mais fidèle. Sa population totale en 2022 s’élevait à 1 439 714 habitants, et les tranches d’âge racontent une société à la fois dynamique et enracinée: 0-14 ans 288 837; 15-29 ans 256 709; 30-44 ans 285 396; 45-59 ans 292 170; 60-74 ans 202 187; 75 ans et plus 114 392. Parmi eux, Versailles incarne l’élégance et la mémoire, un lieu où chaque pas résonne dans les œuvres du passé et les aspirations du présent.
La scène du quotidien y est multiple: marchés qui s’éveillent à la fraîcheur des matins, associations qui organisent des rendez-vous culturels, et écoles qui font grandir les enfants dans le respect d’un patrimoine vivant. Au gré des balades, on devine que les Yvelines ne se résument pas à une carte administrative, mais à des territoires qui s’écrivent dans les regards des habitants et dans les gestes des communes qui les composent.
Patrimoine vivant et nature préservée
Le cœur vert des Yvelines se lit dans la forêt de Rambouillet, immense et protectrice. Des sentiers de randonnée y serpentent, des étangs reflètent les nuages, et l’on entend encore le souffle des anciens charbonniers et des rois qui firent de cette terre un lieu d’usage et de mémoire. Rambouillet est aussi une porte d’accès vers des plateaux où l’on croise paysans et promeneurs, artistes et techniciens, tous reliés par des chemins entretenus par des associations et des acteurs locaux. À travers d’autres paysages—vallons, grèves et bords de rivières—la nature des Yvelines offre à chacun des espaces où se ressourcer, s’émerveiller et revenir à l’essentiel.
Patrimoine historique et monuments saillants
Le patrimoine architectural et religieux du 78 se dévoile dans des monuments historiques saillants. L’abbaye fondée en 1204 par Mathilde de Garlande à Magny-les-Hameaux rappelle les liens entre pouvoir et spiritualité qui ont marqué la région, tandis que l’ensemble monastique de Cernay-la-Ville témoigne d’une réhabilitation du 19e siècle qui a su mêler mémoire et fonctionnalité. Parmi les lieux emblématiques, la cathédrale de Versailles illustre une collision féconde entre architecture et symbolique, et les petites chapelles et bornes disséminées sur le territoire racontent, pierre après pierre, les gestes de ceux qui les ont élevées et entretenues. Ces trésors vivent aussi au contact des habitants et des associations qui veillent à leur entretien et à leur transmission.
Réseaux, infrastructures et services publics
La circulation et l’accès aux services forment un véritable souffle économique et humain dans les Yvelines: 79 gares SNCF et 6 131 arrêts de bus répertoriés par OSM relient les communes et permettent à chacun d’aller où il faut, quand il faut. Cette densité est soutenue par un maillage public robuste: 259 mairies, 91 polices municipales, 27 France Services, 23 Cij, 22 Points Justice, 20 gendarmeries, 19 commissariats et 13 Cpams complètent un réseau de proximité qui nourrit l’action publique et citoyenne au quotidien. Dans ce système intégré, les services publics se déploient comme des passerelles entre l’administration et les habitants, facilitant démarches, soutien et projets collectifs.
Vies locales et associations de communes
Les Yvelines prennent forme aussi dans l’âme des villes qui les font vivre chacun à leur manière. Dans Saint-Germain-en-Laye, l’histoire et l’innovation cohabitent, tandis que les initiatives citoyennes émaillent les quartiers et les bourgs. Dans Sartrouville, les espaces publics et les équipements culturels nourrissent un tissu social dense et chaleureux; et dans Conflans-Sainte-Honorine, les projets intercommunaux se lisent dans les bibliothèques, les médiathèques et les maisons de quartier qui font du lien social leur cœur battant. À proximité, Trappes et Les Mureaux se mobilisent pour l’emploi, l’éducation et le sport, démontrant que les associations de communes savent mobiliser les ressources humaines et financières pour des projets durables. Dans Houilles, Montigny-le-Bretonneux et Plaisir, les mairies et les acteurs locaux accompagnent les jeunes familles et les entrepreneurs, aujourd’hui comme hier.
Dans Chatou et Guyancourt, la vie associative anime les rues comme les salles de spectacles, tandis que Élancourt expérimente des politiques publiques innovantes pour faciliter les mobilités, les services numériques et le dialogue intergénérationnel. Cette logistique humaine et institutionnelle, associée à un tissu économique actif—créations d’entreprises en 2024: 25 913—permet au département de rester fluide et accueillant, même face aux défis et aux mutations du XXIe siècle.
Sur le plan sécuritaire, les chiffres invitent à la lucidité: les cambriolages de logement ont évolué sur la période 2020-2024 avec des pics en 2024 à 3 789 faits diffusés (7,19 ‰), et une tendance générale marquée par une vigilance constante des acteurs locaux et des dispositifs de prévention. Cette réalité, loin d’alourdir l’atmosphère, alimente une culture de la prévention et de la coopération entre les communes, les services et les habitants.
À travers ses paysages, ses monuments, ses réseaux et ses vies, le département des Yvelines révèle une dynamique qui conjugue héritage et avenir, harmonie entre nature et urbanité, et solidarité locale qui s’étend bien au-delà des limites administratives. Et lorsque votre curiosité s’éveille, laissez-vous guider vers l’Aveyron.
Top communes
Populations (2022)
Créations 2024
Associations
Sécurité / Délinquance
Par défaut seules les données 2024 sont affichées.
17 202 indicateurs diffusés
Cambriolages de logement
Destructions et dégradations volontaires
Escroqueries et fraudes aux moyens de paiement
Trafic de stupéfiants
Usage de stupéfiants
Usage de stupéfiants (AFD)
Violences physiques hors cadre familial
Violences physiques intrafamiliales
Violences sexuelles
Vols avec armes
Vols d'accessoires sur véhicules
Vols dans les véhicules
Vols de véhicule
Vols sans violence contre des personnes
Vols violents sans arme
Données complètes
Cambriolages de logement
Destructions et dégradations volontaires
Escroqueries et fraudes aux moyens de paiement
Trafic de stupéfiants
Usage de stupéfiants
Usage de stupéfiants (AFD)
Violences physiques hors cadre familial
Violences physiques intrafamiliales
Violences sexuelles
Vols avec armes
Vols d'accessoires sur véhicules
Vols dans les véhicules
Vols de véhicule
Vols sans violence contre des personnes
Vols violents sans arme
Créations d'entreprises
Monuments historiques
Top 10 parmi 523 référencés
église
Aubergenville • arrêté
place de Louvain
Située au coeur d'Elisabethville - une petite ville créée au 20e siècle et connue pour sa plage fluviale - l'église Sainte-Thérèse-de-l'Enfant-Jésus est construite par l'architecte Paul Tournon de 1927 à 1928. Conçue comme une chapelle votive, elle est consacrée à l'amitié franco-belge. La structure en béton armé recherche une harmonie entre l'art contemporain et les formules gothiques. Les sculptures en ciment de la façade sont l'oeuvre de Carlo Sarrabezolles ; la ferronnerie du portail est due à Raymond Subes et les vitraux, enchâssés directement dans les claustras en béton sont de Marguerite Huré, d'après un carton du peintre Marcel Imbs. Les peintures murales du baptistère sont d'Elizabeth Branly. Les vitraux ont été restaurés et complétés en 1984 par l'atelier du maître-verrier Bruno de Pirey. L'église est désaffectée en 1997.
maison
Bazoches-sur-Guyonne • arrêté
1 chemin du Saint-Sacrement
Maison comportant une grande galerie d'exposition et construite de 1958 à 1960 pour le collectionneur et marchand d'art Louis Carré (1897-1977). Conçue dans ses moindres détails par l'architecte Alvar Aalto, à qui le commanditaire donne carte blanche, elle est l'unique oeuvre française de cet architecte finlandais. L'architecte français Guy Derevoge collabore avec Aalto pour suivre le chantier de construction, confié à des entreprises finlandaises. L'édifice est élevé en briques peintes en blanc, avec un soubassement en pierre. Les huisseries à l'intérieur sont en sapin rouge. Une piscine et un garage, également dessinés par Aalto, sont construits de 1961 à 1962.
château
Choisel • arrêté
Allée du château
A l'emplacement d'une forteresse médiévale, construction du château à la fin du 16e et au début du 17e siècle, dans le style Henri IV (actuelle partie centrale du corps de logis en pierre et brique, avec des combles élevés). En 1712, terres et château entrent dans le patrimoine des Breteuil : nombreux agrandissements et embellissements, en particulier création d'un jardin à la française. Vers 1900, réfection des jardins par Henri et Achille Duchêne et construction des deux ailes en retour d'équerre.
église
Favrieux • arrêté
5 rue de l’église
L'édifice se situe aux confins des régions Île-de-France et Normandie. L'église est dédiée à la Vierge, son vocable est Notre-Dame de la Nativité, même si de nos jours celui de Notre-Dame de la Trinité est fréquemment rencontré. L'église est environnée par son cimetière. Le plan et l'élévation de l'église semblent correspondre aux caractéristiques romanes (XIe siècle) et plus précisément à celles rencontrées en Île-de-France, voire même en Normandie très proche, alors que l'ébrasement intérieur légèrement ogival marque la transition vers l'époque gothique. Des travaux importants sont intervenus au XIXe siècle puis dans la seconde moitié du XXe siècle, ce qui explique que les ajouts de l'époque médiévale ont été camouflés par plusieurs interventions (charpente, clocher, enduits, réduction de la nef côté choeur, etc.). En 2012, des peintures murales ont été découvertes sur les murs des travées de la nef, elles sont probablement datées des XIVe et XVe siècles. Restaurées entre octobre 2017 et juillet 2018, elles représentent un rare exemple en Île-de-France de décor mural de cette époque qui soit encore conservé (représentations d'un christ pansant ses plaies, Saint-Christophe traversant le fleuve, personnage en pied, etc.).
maison
Montfort-l'Amaury • arrêté
5 rue Maurice-Ravel
Maison construite en 1907 par l'architecte J. Morel que Maurice Ravel achète en 1921 et fait agrandir, en 1924. Il se charge de la décoration intérieure des pièces qu'il a démultipliées en les cloisonnant. Il y compose ses œuvres les plus célèbres. L'adéquation entre les meubles et objets conservés avec la musique de Ravel est extrêmement intéressante. Aussi cette maison constitue-t-elle un lieu de mémoire dans son acception la plus matérielle du terme. La maison, labellisée maison des Illustres, est la propriété de la Réunion des Musées Nationaux depuis 1971.
maison
Poissy • arrêté
avenue Blanche-de-Castille
Villa baptisée "Les Heures Claires", construite de 1929 à 1931 par les architectes Le Corbusier et son cousin et associé Pierre Jeanneret pour la famille de Pierre Savoye, administrateur fortuné d'une compagnie d'assurances. "Posée au milieu de l'herbe comme un objet", la villa est implantée sur un vaste terrain libre de toute contrainte. Construite en béton armé, elle constitue un manifeste des idées corbuséennes en cinq points pour une architecture nouvelle (la construction sur pilotis, le toit-jardin, le plan libre, la façade libre et la fenêtre en long bandeau). L'édifice comporte un garage pour trois automobiles, la courbe de la voie d'accès s'imprimant sur le plan du rez-de-chaussée. Maltraitée avant et pendant la Deuxième Guerre mondiale, la villa a été sauvée à la suite d'une pétition internationale. Elle est aujourd'hui ouverte à la visite à la suite des travaux de restauration menés depuis 1963 (gros oeuvre et peintures intérieures).
demeure
Poissy • arrêté
47 rue des Migneaux
On retrouve à peu près dans sa forme présente le domaine des Migneaux sur un plan terrier de 1787. Le pavillon d'entrée y est représenté ainsi que le ru qui traverse le fond du vallon. La construction du logis actuel est réalisée en 1898 par l'architecte Pierre-Antoine Lucien Tropey-Bailly. Le parc s'étend de part et d'autre du ruisseau. Il est aménagé en fonction des cônes de vues depuis la nouvelle demeure et depuis certains points du parc vers la maison. Les espèces végétales choisies sont destinées à proposer des perspectives visuelles sur des sujets divers posés sur de grandes pelouses.
château
Le Port-Marly • arrêté
1 avenue du Président-John-Kennedy
En 1844, Alexandre Dumas père décide de s'installer sur le coteau de Port-Marly et d'y faire construire une demeure campagnarde. Il demande d'abord à l'architecte Planté la construction d'une maison. Le "château" de Monte-Cristo est inauguré le 27 juillet 1847, l'architecte Durand ayant succédé à Planté ; il s'agit d'un pavillon Renaissance composé d'un rez-de-chaussée surmonté de deux étages ; à l'intérieur se trouve le salon mauresque décoré de motifs orientaux par deux sculpteurs tunisiens. A environ 200 mètres du château se trouve le "castel gothique", le château d'If, ressemblant à un donjon miniature ; dans la maçonnerie extérieure, sont gravés les titres des oeuvres d'Alexandre Dumas. Tout autour du château, s'étendait un parc à l'anglaise. En 1853, ruiné et poursuivi par ses créanciers, Dumas vend le domaine.
écurie
Rambouillet • décret
Voie communale des Gardes
Au début du XVIIIe siècle, le comte de Toulouse fait agrandir les anciens communs situés à proximité immédiate du château pour disposer de bâtiments dignes de sa charge de grand veneur : écuries au rez-de-chaussée, appartements au premier étage pour les officiers, et cuisines au sous-sol, reliées au château par un passage sous-terrain. Les écuries sont construites en 1784 à la demande de Louis XVI : bâtis sur un plan asymétrique, les bâtiments ont une élévation ordonnancée, un étage carré et un étage de comble, ainsi qu’un toit à longs pans avec une couverture en ardoise. Elles servent de vénerie impériale au début du XIXe siècle puis de caserne, communément appelée Caserne des Gardes. Un important bâtiment est ajouté au XIXe siècle du côté ouest de la cour. La caserne a accueilli l’Ecole Militaire Préparatoire de Rambouillet de 1875 à 1934.