Département Martinique
Population 2022
361 019
Transports
0 gares
0 arrêts bus
Tourisme & monuments
0 points touristiques
124 monuments
Portrait du département
Introduction
La Martinique, département 972, est une terre où la mer parle aux montagnes et où le soleil rythme les jours. Sur ses 34 communes, elle tisse une carte humaine faite de marchés, de criques et de rues qui chantent le créole. La population 2022 s’élève à 361 019 âmes, et les rythmes de la vie se lisent dans les rues, sur les quais et dans les places publiques. Dans Fort-de-France, porte d’entrée et ville-capitale, le port bat au rythme des échanges et des cafés; dans Le Lamentin, cœur administratif et économique, on perçoit l’hybridité entre champs et services publics. À Le Robert, les bateaux racontent la mémoire des pêcheurs, et dans Schœlcher, le littoral résonne des familles et des marchés; dans Ducos, les jardins et les rives évoquent une ruralité contemporaine.
Cette île est aussi le lieu d’un réseau dense d’infrastructures publiques et de services qui irrigue les 34 communes et tisse des liens entre quartiers et villages. Mairies, Points Justice, Gendarmerie, France Services, Mission Locale, Police Municipale, France Travail et Cpam forment un maillage conçu pour l’accompagnement, l’accès à l’information et la protection des plus vulnérables. Dans Saint-Joseph, on sent comment les associations intercommunales transforment ces outils en actions quotidiennes pour les jeunes et les familles; à Le François, on voit les échanges entre littoral et terroir; Sainte-Marie et Rivière-Salée portent ces projets dans les quartiers et les marchés; enfin Rivière-Pilote soutient l’insertion et la formation grâce à des dispositifs régionaux et nationaux qui mobilisent les services publics et les associations locales.
Les monuments historiques saillants tracent une chronologie qui relie le passé industriel à la vie contemporaine: le bassin de radoub de Fort-de-France, réalisé entre 1864 et 1868, témoigne d’un état qui a su transformer la mer en outil économique; la bibliothèque de Fort-de-France, vestige de l’Exposition universelle de Paris de 1889, raconte les échanges culturels qui ont traversé l’Atlantique; le calvaire monumental au Mont Calvaire du Morne-Rouge invite à gravir le paysage comme on gravit un souvenir; la cathédrale métallique néogothique de Fort-de-France, reconstruite après le passage du cyclone de 1891, et l’église paroissiale de Saint-Pierre, marquée par les destructions et les renaissances, rappellent la fragilité et la résilience. Dans La Trinité, Saint-Esprit, Gros-Morne, Sainte-Luce, et Le Marin, les façades et les paysages littoraux prolongent cette histoire, mêlant mémoire et vie quotidienne au rythme des marchés, des fêtes et des panoramas sur la mer.
Sur le plan économique et social, le territoire montre sa capacité à se réinventer. En 2024, 7 317 créations d’entreprises témoignent d'un maillage entrepreneurial dense, qui croise les secteurs du tourisme, de l’agriculture et des services. Le réseau des services publics majeurs—34 Mairies, 24 Points Justice, 21 Gendarmerie, 21 France Services, 19 Mission Locale, 12 Police Municipale
Top communes
Populations (2022)
Créations 2024
Associations
Sécurité / Délinquance
Par défaut seules les données 2024 sont affichées.
2 832 indicateurs diffusés
Cambriolages de logement
Destructions et dégradations volontaires
Escroqueries et fraudes aux moyens de paiement
Trafic de stupéfiants
Usage de stupéfiants
Usage de stupéfiants (AFD)
Violences physiques hors cadre familial
Violences physiques intrafamiliales
Violences sexuelles
Vols avec armes
Vols d'accessoires sur véhicules
Vols dans les véhicules
Vols de véhicule
Vols sans violence contre des personnes
Vols violents sans arme
Données complètes
Cambriolages de logement
Destructions et dégradations volontaires
Escroqueries et fraudes aux moyens de paiement
Trafic de stupéfiants
Usage de stupéfiants
Usage de stupéfiants (AFD)
Violences physiques hors cadre familial
Violences physiques intrafamiliales
Violences sexuelles
Vols avec armes
Vols d'accessoires sur véhicules
Vols dans les véhicules
Vols de véhicule
Vols sans violence contre des personnes
Vols violents sans arme
Créations d'entreprises
Monuments historiques
Top 10 parmi 124 référencés
église paroissiale
Les Anses-d'Arlet • arrêté
allée des Arlésiens
Un baptême mentionné en 1671 témoigne de la présence d’une chapelle sous le vocable de Saint Antoine de Padoue. Une première église est attestée en 1673. Elle est détruite par les anglais en 1762, puis reconstruite peu après grâce aux dons d’Henry Larcher, un riche habitant de la paroisse. L’église fut ensuite placée sous le vocable de saint Henry en reconnaissance de son bienfaiteur, comme l’atteste la plaque commémorative datée de 1767. Le 21 octobre 1817 l’édifice est partiellement détruit par un cyclone. L’année suivante, le 17 mai 1818, le gouvernement accorde une aide d’un montant de 12 540 livres coloniales pour sa réparation. En 1856 le clocher et l’avant corps sont reconstruits. Une nouvelle sacristie aurait été ajoutée en 1874. Deux verrières sont réalisées pour le chœur par le peintre-verrier Léon Tournel (1838-1902) en 1875, comme l'indiquent la date et la signature. Lors d’une visite pastorale en 1944, l’évêque constate que l’église a « toujours besoin de réparations et qu’elle devrait être agrandie » car elle est insuffisante pour une population qui compte 4 000 habitants. Les visites pastorales suivantes confirment cet état de vétusté, notamment la toiture qui menace ruine. En 1956, la municipalité reconstruit le clocher et agrandit l'église en ajoutant des bas-côtés. Les murs latéraux de la nef sont remplacés par de colonnes. Lors du cyclone Dean du 7 août 2007 la couverture de l’église qui a été « soufflée », puis le Séisme du 29 novembre 2007 qui a engendré d'importantes fissures sur le clocher et le massif d'entrée ont nécessité d’importants travaux : la reconstruction du clocher, la restauration de la charpente et de la couverture de l’ensemble de l’édifice. Cette importante opération de restauration a été conduite en 2009 par Étienne Poncelet, architecte en chef des Monuments historiques.
église
Fort-de-France • arrêté
6, rue Saint-Christophe ; 12, rue Tamarin-des-Indes
Constatant l'extension de la banlieue de Fort-de-France vers le quartier de Dillon et la saturation de l'église Sainte-Thérèse, l'évêché décide en 1955, de fonder la nouvelle paroisse de Saint-Christophe. L'objectif est de réaliser une église très sobre, de 800 places assises, sans piliers, dont l'autel serait le seul point d'attraction. Parti en métropole pour les formalités obligatoires, le père Bidou revient avec les plans de l'architecte parisien Jules Alazard, dressés à titre gracieux, mais sans subside. La construction de l'église est suivie par Jacques Tessier et Raymond Crevaux, architectes installés à Pointe-à-Pitre, sous la direction du père Bidou et de Mgr Varin de la Brunelière (évêque de la Martinique de 1942 à 1972). En attendant la fin de la construction, une chapelle est installée dans une ancienne écurie. La pose de la première pierre a lieu le 15 avril 1956. Elle est installée sur la façade latérale gauche et porte la date ; elle proviendrait des ruines de Saint-Pierre. Le père Bidou sollicite l'aide de nombreux donateurs. Pendant la construction, les difficultés sont nombreuses : pluies diluviennes, retards des entrepreneurs. L'église est terminée à temps pour célébrer la messe de minuit. Le 19 octobre 1958 a lieu la bénédiction. Dans les années 60 sont construits le presbytère et la salle paroissiale Jean XXIII. Dans les 90 sont ajoutés un étage à la salle paroissiale, ainsi que d'autres salles. Le père Behaxeteguy (prêtre de 1989 à 2002) fait apposer sur plusieurs façades des croix basques pour marquer son passage.
phare
Fort-de-France • arrêté
boulevard du Chevalier-Sainte-Marthe
Le feu à secteurs est construit en 1930 sur la caserne d'Amblimont. Il comporte un fanal en cuivre et bronze, de très belle facture. Il est placé sur un pylône quadrangulaire, dont la structure en métal riveté est de type Eiffel, et un local technique. Le feu est éteint, en 2011, par décision ministérielle.
phare
Fort-de-France • arrêté
141 rue du Petit-Pavois
Exemple unique en Martinique de cette architecture métallique utilisée dans le domaine de la signalisation maritime.
maison
Fort-de-France • arrêté
131 route de Redoute
Il s'agit d'une construction très simple située dans le quartier résidentiel de La Redoute. La demeure se compose de trois chambres, d'une zone de repas et séjour, d'un bureau, de pièces d'eau et d'une galerie périphérique. La bibliothèque contient plusieurs objets prouvant l'intérêt d'Aimé Césaire pour l'ethnologie, notamment des statuettes et des masques africains. Le bureau, considéré comme la pièce la plus importante de la maison, comporte une armoire qui forme une séparation entre la zone de travail et une autre pour le repos.
cathédrale
Fort-de-France • arrêté
rue Blénac ; rue Antoine-Siger ; place Monseigneur-Romero
Construction métallique néogothique, reconstruite après le passage d'un cyclone (1891).
bibliothèque
Fort-de-France • arrêté
rue de la Liberté
Ancien pavillon de l'Indochine de l'Exposition Universelle de Paris de 1889.
préfecture
Fort-de-France • arrêté
82 rue Victor-Sévère ; 25 rue du Gouverneur-Général-Félix-Eboué ; 1 rue Louis-Blanc
Vers le milieu du 18e siècle, les gouverneurs de Martinique s'installent à cet emplacement. L'édifice actuel est construit en 1923 par l'architecte Germain Olivier. Il devient le siège de la préfecture en 1946. Le 19 mars 1946, la départementalisation des anciennes colonies des Antilles, de la Guyane et de la Réunion est votée. L'édifice du gouvernement prend le nom de Préfecture. Ce n'est toutefois que le 23 août 1947 qu'eut lieu la cérémonie d'installation. En 1948, un arrêté ministériel a donné la propriété juridique des bâtiments de la préfecture au département. L'Etat en conserve cependant la jouissance à titre gracieux. Il bénéficie des mêmes obligations et prérogatives qu'un propriétaire véritable à l'exception naturellement du pouvoir d'aliéner le bien dont il a la gestion.
église paroissiale
Le Lamentin • arrêté
rue Schœlcher
L'église, du milieu du 19e siècle, a été très restaurée en 1949 avec des structures de béton. Vitraux réalisés par le maître-verrier Pierre-Gustave Dagrant.
église paroissiale
Le Marin • arrêté
place Joffre
Le « Cul-de-Sac du Marin » est mentionné en 1664, 199 habitants y sont dénombrés. La paroisse aurait été créée en 1669 comme l’indiquerai un registre paroissial. En 1673, les anglais incendient le bourg. La chapelle est confiée en 1684 aux Capucins qui la reconstruisent sur l'emplacement des actuelles dépendances du presbytère. L'édifice est reconstruit à partir de 1766 par le père Capucin Jean-Marie de Coutances. Les deux chapelles latérales sont ajoutées en 1853 et 1854. L'église d'origine comportait une simple nef terminée par un chœur semi-circulaire. La façade et le clocher ont été restaurés en 1988 puis en 1996. Après le cyclone Dean le 17 août 2007, l'église est restaurée entre avril et décembre 2009 (maçonnerie, charpente et couverture), puis entre 2013 et 2015 (restauration des intérieurs). L'ensemble de ces travaux ont été conduits par Etienne Poncelet, architecte en Chef des Monuments historiques.