Département Haute-Corse
Population 2022
185 231
Transports
0 gares
314 arrêts bus
Tourisme & monuments
879 points touristiques
206 monuments
Portrait du département
Haute-Corse (2B) — Entre mer et maquis, une terre qui se raconte
Haute-Corse, code 2B, est un territoire où chaque horizon semble écrire une page différente du même livre: littoral escarpé, maquis odorant, villages accrochés aux flancs des montagnes, et une langue qui résonne dans les criques et les clochers. Avec 236 communes et une population qui s’échelonne autour de 185 231 habitants en 2022, ce territoire est une mosaïque où le quotidien s’accorde au rythme des saisons et des métiers hérités des générations passées. Le voyage commence souvent par le regard sur un paysage qui passe du bleu profond de la Méditerranée au vert des maquis épais, puis se poursuit dans l’intimité des places et des églises où la vie locale prend forme. Dans ce décor, Bastia demeure une ouverture vers le monde, un port et une scène où l’on entend encore le souffle d’un passé actif et d’un présent qui se réinvente.
Les contours du territoire dessinent deux véritables ailes: une côte tour à tour sauvage et lumineuse, et un intérieur où les vallées et les cités se font mémoire. Sur le littoral nord, des villes comme Borgo et d’autres bégnent les longues perspectives sur les îles et les fiords intérieurs, tandis que vers l’est et le sud, les chemins mènent des plateaux vers des lieux où l’on cultive terroirs et traditions. Le patrimoine naturel est un vivant, qu’on respire en arpentant les sentiers qui guident les pas des habitants et des visiteurs, et qui raconte, à chaque pas, une histoire de vent, de pierre et d’eau.
Dans l’arrière-pays, Corte demeure une ville-écrin où l’on écoute les voix des anciens et où les étudiants donnent au lieu une énergie nouvelle. La montagne y dessine des routes qui serpentent jusqu’à des belvédères où l’on rêve éveillé, et les cisaillements du terrain invitent à penser autrement l’architecture et le vivant communautaire. Ici, les monuments, les chapelles et les places publiques se répondent comme des chapitres d’un même récit collectif. L’ensemble du département porte des traces qui invitent à la curiosité sur chacune de ses parcelles.
La vie quotidienne est aussi une matière organisationnelle solide: 879 points touristiques recensés, des réseaux publics structurés et des services qui irriguent les 236 communes. Sur le terrain, plusieurs services publics majeurs façonnent l’accès des habitants au droit, à l’éducation et à la vie quotidienne: 236 Mairies qui restent les voix locales du changement; 21 France Services qui facilitent les démarches; 19 Gendarmeries pour la sécurité; 12 Épci pour la coopération intercommunale; 11 Points Justice pour l’accès au droit; 8 Missions Locales pour l’insertion; 6 PIF pour l’insertion financière; 5 Caf pour les prestations familiales. En matière de mobilité, 314 arrêts de bus recensés par l’OSM témoignent d’un maillage encore vivant, même si les gares SNCF restent aujourd’hui au nombre de zéro sur ce territoire.
Les chapelles et les monuments religieux tissent aussi le fil du temps: Poggio-d’Oletta, Casalta, Lumio, Piedicroce, Corte, Gavignano, Calenzana et Sermano ne forment pas une liste rangée mais une carte où chaque édifice raconte un trajet spirituel et social. La chiara richesse des chapelles de confrérie et des églises anciennes rappelle que le patrimoine n’est pas un musée, mais une pratique vivante, partagée lors des fêtes, des processions et des pèlerinages.
Sur le plan économique et entrepreneurial, l’année 2024 a été marquée par 3 142 créations d’entreprises, signe d’un tirant d’air nouveau et d’un entrepreneuriat qui cherche des façons locales et adaptées de croître. Cette énergie se diffuse à travers les communes, nourrissant les associations et les collectifs qui œuvrent au quotidien pour que les services publics restent accessibles et que les projets communautaires prennent forme. Parmi ces lieux, Calvi et sa forteresse maritime symbolisent aussi ce pont entre histoire et modernité où l’on aime dire que le territoire sait se renouveler sans renoncer à ce qui le rend singulier.
Les dynamiques de vie locale se lisent dans les itinéraires et les rencontres. Par exemple, les littoraux abritent des communes telles que Ghisonaccia, au nord-est, où l’agriculture et les marchés tissent le quotidien des familles et des jeunes adultes qui choisissent d’y rester ou d’y revenir après des études. La mémoire des siècles se déploie aussi dans l’architecture des villages et les vallées profondes qui relient l’intérieur à la côte, comme si chaque trajet devenait une lettre adressée à la continuité du territoire.
Dans le maquis et les forêts plus profondes, les lieux qui accueillent les habitants portent le nom de Prunelli-di-Fiumorbo, de Penta-di-Casinca ou encore de Vescovato, où les associations de commune et les intercommunalités travaillent à la mise en valeur des arts de rue, des produits du terroir et des initiatives citoyennes. On peut y rencontrer des bénévoles qui organisent des marchés, des concerts, des chantiers participatifs et des ateliers éducatifs destinés à transmettre le savoir-faire local aux enfants et aux adultes.
Pour ceux qui privilégient la douceur d’un littoral pensé comme espace vivant, L’Île-Rousse et Ville-di-Pietrabugno illustrent la tension harmonieuse entre port, place publique et plage. Chaque promenade au bord de l’eau peut devenir une fenêtre sur l’histoire maritime et sur les commerces qui portent encore l’empreinte des échanges anciens. Et lorsque l’on s’aventure vers San-Martino-di-Lota, on goûte à l’alliance entre les jardins, les cafés de village et les sentiers qui montent jusqu’aux panoramas où la mer porte le regard loin derrière les paquets de maquis.
Enfin, sur la côte est et au cœur des villages littoraux, Ventiseri rappelle que le rapport au territoire s’écrit aussi dans les gestes quotidiens: nourrir les familles, entretenir les routes et les espaces publics, accueillir les visiteurs et soutenir les associations locales qui veillent sur les monuments et les sites pittoresques. Dans ce dialogue entre nature, patrimoine et vie civique, la Haute-Corse offre une invitation à regarder, écouter, rencontrer et bâtir, pas à pas.
Et pour étendre cette curiosité au-delà des montagnes corses, je vous invite à la découverte de l’Aveyron.
Top communes
Populations (2022)
Créations 2024
Associations
Sécurité / Délinquance
Par défaut seules les données 2024 sont affichées.
22 080 indicateurs diffusés
Cambriolages de logement
Destructions et dégradations volontaires
Escroqueries et fraudes aux moyens de paiement
Trafic de stupéfiants
Usage de stupéfiants
Usage de stupéfiants (AFD)
Violences physiques hors cadre familial
Violences physiques intrafamiliales
Violences sexuelles
Vols avec armes
Vols d'accessoires sur véhicules
Vols dans les véhicules
Vols de véhicule
Vols sans violence contre des personnes
Vols violents sans arme
Données complètes
Cambriolages de logement
Destructions et dégradations volontaires
Escroqueries et fraudes aux moyens de paiement
Trafic de stupéfiants
Usage de stupéfiants
Usage de stupéfiants (AFD)
Violences physiques hors cadre familial
Violences physiques intrafamiliales
Violences sexuelles
Vols avec armes
Vols d'accessoires sur véhicules
Vols dans les véhicules
Vols de véhicule
Vols sans violence contre des personnes
Vols violents sans arme
Créations d'entreprises
Monuments historiques
Top 10 parmi 206 référencés
église
Bastia • arrêté
rue Jean-Baptiste-de-Caraffa
L'église a été construite à partir de 1612 et appartenait alors au collège des Jésuites. En 1629, poursuite du projet. Après l'expulsion des Jésuites, en 1768, l'église est devenue le siège de la confrérie de San Carlo. C'est un édifice baroque avec façade classique à pilastres sur deux étages, couronnée par un fronton triangulaire. Dans les niches se trouvent les statues de Saint-Ignace de Loyola (1708) et Saint-François-Xavier (1666). Le plan de l'édifice est conforme à celui habituellement employé par les Jésuites et se veut une application des réformes liturgiques issues du Concile de Trente : vaste nef unique conduisant au choeur entièrement occupé par le maître-autel.
église;oratoire
Bastia • arrêté
rue Napoléon
Le voeu d'élever un sanctuaire à Saint-Roch aurait été fait suite aux pestes de 1569. L'église actuelle a été rebâtie à partir de 1604, après un écroulement. La façade actuelle a été refaite en 1911. Les décors de stucs ont été remaniés et enrichis à la fin du 18e siècle. Le décor peint du 17e a été entièrement refait au début du 19e. La façade néo-classique présente un fronton triangulaire reposant sur quatre colonnes, deux de chaque côté de la porte d'entrée. A l'intérieur, nef unique ornée de damas rouges, avec pilastres cannelés supportant une corniche peinte et dorée. Ce décor de stuc doré a été réalisé par Francesco Marengo au 17e siècle.
église
La Porta • arrêté
place de la Porta
La construction de l'église, commencée en 1644 sous la direction de l'architecte milanais Domenico Baïna, s'achèva en 1700. Celle du campanile débuta en 1720, également suivie par Baïna jusqu'au quatrième niveau. A sa mort, le maître d'oeuvre Francescone termina le cinquième étage et la coupole, et y posa la croix tréflée.
église
Santa-Reparata-di-Balagna • arrêté
Au centre du village
Eglise de style baroque, datant du milieu du 16e siècle. Il ne reste de l'église primitive du 11e siècle, que l'abside et le choeur. La façade, la nef et les deux chapelles latérales ont été refaites en 1538. Le campanile date du 17e siècle.
couvent
Alando • arrêté
Ce couvent, fondé en 1623 par les Franciscains observantins, fut, en 1757, le lieu du combat entre les troupes du général Pascal Paoli et celles d'Emmanuel Matra au cours duquel celui-ci fut tué. Désaffecté en 1791, il servit de casernement à la gendarmerie de 1804 à 1863. A partir de cette date, il fut entièrement privatisé. L'église tomba en ruine dans les années 1820. Reconstruite en 1865, elle retrouva sa fonction d'église paroissiale. ££Le couvent présente un plan en L, avec l'église en retour d'angle. L'élévation latérale nord de l'église comporte trois chapelles en décrochement. A l'est, le chevet à fond plat est prolongé par un autre bâtiment. Le bâtiment du couvent est accolé à l'élévation sud du choeur. Très remanié, il n'a conservé que la partie haute d'une arcade de l'ancienne église du rez-de-chaussée. L'étage est desservi par un couloir sur lequel s'ouvrent, de part et d'autre, les portes des anciennes cellules. Le coude que fait le couloir vers l'est atteste l'existence probable d'une aile aujourd'hui disparue. La galerie haute doit être un rajout tardif. Précédée d'un palier à l'étage, elle est accolée à l'élévation sud de l'église et se termine par une porte haute qui s'ouvre sur le vide.
site archéologique;civitas
Aléria • arrêté
Ancienne colonie grecque, puis romaine, la cité fut la capitale de l'Ile pendant l'Antiquité, avant d'être abandonnée au 5e siècle. Les fouilles ont permis de dégager le forum et le soubassement des principaux monuments de la ville romaine.
église
Aléria • arrêté
Bâtie au 15e siècle sans doute sur le site de l'ancienne cathédrale du diocèse d'Aléria, cette église a connu, du 17e au 20e siècle, de profonds remaniements. La façade antérieure comporte trois niveaux séparés par d'épaisses corniches, et est couronnée d'un fronton triangulaire. Elle est scandée de pilastres plats et est percée d'une fenêtre haute et d'une porte à deux vantaux. Le chevet est plat. A l'intérieur, la nef centrale s'ouvre, par des arcades, sur deux collatéraux étroits et est séparée par une simple balustrade d'un choeur peu profond. L'ensemble de l'édifice est couvert d'une toiture à pyramidon. Edifié en 1886, le clocher comporte une chambre des cloches percée de baies.
chapelle
Altiani • arrêté
Près du pont génois
L'ensemble composé par le pont et la chapelle remonte au 10e ou au 11e siècle.
église
Aregno • arrêté
Petit édifice élevé à la fin du 11e siècle, pendant l'occupation pisane.
église
Barrettali • arrêté
Edifiée à la fin du 16e siècle, l'église comporte une façade principale à deux niveaux, séparés par une épaisse corniche à ressauts latéraux. Elle est scandée de pilastres et couronnée par un fronton courbe. L'intérieur se compose d'une nef couverte d'une voûte et de huit autels latéraux. Chevet polygonal.