Département Guyane
Population 2022
288 382
Transports
0 gares
0 arrêts bus
Tourisme & monuments
0 points touristiques
91 monuments
Portrait du département
Guyane (973) : terre de forêts, de rivières et de rencontres qui font vivre le territoire
La Guyane est un département d’outre-mer ancré dans une nature d’exception et dans une dynamique humaine qui passe par ses 22 communes et par une population dense et diversifiée. Avec 288 382 habitants recensés en 2022, ce territoire ne cesse d’écrire son présent au rythme des fleuves, des mangroves et des projets qui relient les villages entre eux. L’instantané des infrastructures montre un visage particulier: un maillage public dense et des services qui portent les besoins quotidiens, tout en laissant aussi émerger des défis propres à la région. Sur le plan de la mobilité et des transports, l’offre répertoriée est limitée, puisqu’il n’est pas enregistré d’arrêts de bus et aucune gare SNCF sur le territoire, ce qui invite à repenser les déplacements dans une logique locale et communautaire plutôt que centrale.
Ce paysage humain se déploie autour d’un patrimoine vivant, où les services publics structurent les lieux de vie et les échanges. Le département s’appuie sur un réseau d’édifices et d’organismes qui tissent la continuité entre l’État et les territoires : Points Justice, France Services et mairies, mais aussi des postes avancés comme la Gendarmerie, la Cpam et des structures de proximité pour l’emploi et l’insertion. Cette présence publique, bien que répartie différemment selon les villes, constitue un socle pour les familles et les entreprises qui œuvrent au quotidien.
Patrimoine et mémoire : des témoins de siècles passés
Le patrimoine de la Guyane est passé par des lignes marquantes, visibles dans des monuments historiques saillants qui racontent une histoire complexe et multiple. Le bagne et la chapelle de l’ancien pénitencier, à Cayenne, remontent au 19e siècle et évoquent une architecture où charpente et bois ont porté le récit d’un temps révolu. À Saint-Laurent-du-Maroni, les traces des colonies pénitentiaires témoignent des débuts d’une organisation pénitentiaire qui s’est étendue au fil des décennies. À Cayenne encore, l’hôpital construit dans les années 1862-1863 s’impose comme une étape de soins et d’interventions, avec des traces de peinture murale qui révèlent les gestes et les vies d’autrefois. D’autres ensembles témoignent d’un réseau militaire et administratif, comme ces casernes et ce commissariat qui s’inscrivent dans la mémoire urbaine du territoire, tandis que la cathédrale de Cayenne, remplacée à partir de 1923, raconte l’évolution d’une église en pierre, et l’édifice religieux demeure aujourd’hui un repère pour les habitants. Montsinéry-Tonnegrande abrite aussi une colonie pénitentiaire du 2e quart du 20e siècle, alors que Remire-Montjoly révèle, avec la demeure et la sucrerie, les traces d’un passé industriel lié à l’économie locale.
Chaque ville est ainsi porteuse d’un fragment du récit collectif: du bagne au patrimoine civil, du travail des campagnes à celui des quartiers urbains. Les lieux ne vivent pas en silence: ils invitent à regarder la mémoire comme une ressource pour comprendre les choix présents et préparer les actions à venir.
Par ailleurs, le paysage urbain et rural accueille des pôles d’activité et des lieux où se tissent les échanges quotidiens. Des axes qui relient les rives et les plateaux, des marchés et des lieux de rencontre, des associations et des initiatives citoyennes. Dans cette mosaïque, les villes mises en lumière jouent un rôle-clé pour donner vie au territoire et nourrir les projets collectifs.
Dans ce cadre, la conversation publique s’enrichit des associations de communes et de l’action des Établissements Publics de Coopération Intercommunale (EPCI), qui accompagnent les services, facilitent les projets territoriaux et soutiennent les initiatives locales au service des habitants. Cette logique intercommunale est une réponse concrète au besoin d’équipements, d’aménagements et d’offres de service qui dépassent les frontières d’une seule commune.
On peut ainsi évoquer l’animation des villes, sans les réduire à leurs chiffres: Cayenne demeure un pôle de vie et d’accès, tandis que Saint-Laurent-du-Maroni symbolise l’élan vers l’Ouest et les cadres ruraux. Dans le sud, Matoury et Remire-Montjoly illustrent le mélange entre densité urbaine et cadre résidentiel, tandis que Kourou évoque l’esprit de la frontière scientifique et spatiale. Au nord, les communes de la satellites et les espaces préservés coexistent et se complètent: Macouria ouvre sur les horizons du littoral intérieur et des forêts, et Mana porte une identité marquée par les liens avec les grandes activités locales. En profondeur forestière, Apatou et Grand-Santi rappellent les dynamiques spécifiques des territoires frontaliers et frontaliers du fleuve. Plus loin encore, Maripasoula et Papaichton inscrivent la vie dans les méandres du grand terrain amazonien, où les communautés se transmettent les savoirs et les pratiques. Dans le nord-est, Saint-Georges et Montsinéry-Tonnegrande dialoguent avec les rives et les sols des environs, tandis que Roura et Sinnamary rappellent que l’estuaire et les fields protègent des écosystèmes précieux et des activités économiques durables.
Cette mosaïque urbaine et rurale s’inscrit dans un courant d’évolution démographique et économique. La répartition par tranches d’âge montre une jeunesse nombreuse et active, prête à innover et à s’impliquer localement: 0-14 ans, 92 075; 15-29 ans, 66 375; 30-44 ans, 58 537; 45-59 ans, 43 727; 60-74 ans, 21 427; et 75 ans et plus, 6 238. À ces chiffres répondent 3 540 créations d’entreprises en 2024, signe d’un territoire qui cherche à transformer les opportunités en projets durables, afin de renforcer le tissu social et économique des communes et de leurs associations.
Le regard porté sur les villes et les services publics résonne aussi avec la réalité des lieux: Cayenne et Saint-Laurent-du-Maroni, Matoury et Remire-Montjoly, Kourou et Macouria, Mana et Apatou, Grand-Santi et Maripasoula, Papaichton et Sinnamary, Saint-Georges et Montsinéry-Tonnegrande, Roura et Sinnamary, autant de noms qui s’écrivent dans des itinéraires de vie et de projets partagés. Ces noms résonnent comme des invitations à découvrir les fièvres et les talents d’un territoire qui n’a pas fini d’écrire son avenir, en restant profondément enraciné dans ses lieux et ses habitants.
Et pour ceux qui rêvent d’un autre voyage, laissez l’appel du voyage intérieur vous guider vers l’Aveyron, où les paysages, les arts et les rencontres évoquent une autre manière de comprendre la France. Découvrir l’Aveyron, c’est aussi s’ouvrir à la pluralité des territoires et des façons de vivre.
Top communes
Populations (2022)
Créations 2024
Associations
Sécurité / Délinquance
Par défaut seules les données 2024 sont affichées.
1 875 indicateurs diffusés
Cambriolages de logement
Destructions et dégradations volontaires
Escroqueries et fraudes aux moyens de paiement
Trafic de stupéfiants
Usage de stupéfiants
Usage de stupéfiants (AFD)
Violences physiques hors cadre familial
Violences physiques intrafamiliales
Violences sexuelles
Vols avec armes
Vols d'accessoires sur véhicules
Vols dans les véhicules
Vols de véhicule
Vols sans violence contre des personnes
Vols violents sans arme
Données complètes
Cambriolages de logement
Destructions et dégradations volontaires
Escroqueries et fraudes aux moyens de paiement
Trafic de stupéfiants
Usage de stupéfiants
Usage de stupéfiants (AFD)
Violences physiques hors cadre familial
Violences physiques intrafamiliales
Violences sexuelles
Vols avec armes
Vols d'accessoires sur véhicules
Vols dans les véhicules
Vols de véhicule
Vols sans violence contre des personnes
Vols violents sans arme
Créations d'entreprises
Monuments historiques
Top 10 parmi 91 référencés
bagne;chapelle
Cayenne • arrêté
dans les îles du Salut
Chapelle de l'ancien pénitencier, construite à la fin du 19e siècle avec une ossature et une charpente en bois. Le plan correspond à celui utilisé en Guyane pendant la seconde moitié du 19e siècle pour toutes les églises : rectangle comprenant une nef, des collatéraux et un choeur charpentés. Le choeur est encadré par deux sacristies. L'entrée principale est protégée par un porche reposant sur des piliers. Lambris intérieurs peints en 1938 par le bagnard Francis Lagrange. Entre 1946 et 1976, après la suppression du bagne, l'église se dégrade par manque d'entretien.
cathédrale
Cayenne • arrêté
rue François-Arago
En 1923 la décision est prise de remplacer léglise Saint-Nicolas. Les travaux de la nouvelle église, élevée en pierre et brique, commencent en 1825 et sachèvent en 1833. En 1933, léglise prend le statut de cathédrale. Elle est consacrée en 1934. De 1952 à 1954, elle est agrandie vers lest et augmentée dun cur polygonal en béton armé, sous la direction de lingénieur Victor Toubi. Les vitraux, les planchers de la tribune et le plafond sont remplacés. Cest la plus vaste église de Guyane, de plan basilical, à double collatéral. Léglise possède une façade de style néo-classique et un clocher à deux étages en bois.
maison
Cayenne • arrêté
42 rue Schoelcher
Maison, dite "Maison Francis" du nom d'un de ses propriétaires, construite au début du 20e siècle. Elle respecte les formes de l'organisation spatiale et les constantes architecturales qui caractérisent les constructions créoles guyanaises. Son ossature en bois est assemblée selon les techniques traditionnelles.
immeuble
Cayenne • arrêté
43 avenue du Général-de-Gaulle
Edifice construit à la fin du 19e siècle avec des matériaux de récupération.
immeuble
Cayenne • arrêté
11 avenue de la Liberté
Maison construite au début du 20e siècle pour Albert Darnal, avocat, juge de paix puis maire de Cayenne. La maison compte trois niveaux : un rez-de-chaussée bâti en dur et deux étages entièrement construits en bois et dotés de balcons. L'immeuble est caractéristique de la construction créole du début du 20e siècle.
commissariat de police
Cayenne • arrêté
122 avenue du Général-de-Gaulle ; 40 boulevard Jubelin
Cet immeuble appartient à l'ensemble des bâtiments militaires construits à Cayenne au cours du 19e siècle.
maison
Cayenne • arrêté
6 rue du Fort
Maison construite à l'extrême fin du 19e siècle par Edmé Melkior dit Monsieur Léonce, ingénieur guyanais, et située dans l'un des quartiers les plus anciennement urbanisés de Cayenne.
immeuble
Cayenne • arrêté
14 avenue du Général-de-Gaulle
Maison située sur le côté sud de la place des Palmistes, reconstruite en 1913 par le Docteur Luiz-de-Gonzago Pacheco, chirurgien-dentiste, qui y installa son cabinet. En 1931, le Docteur Pacheco fut nommé premier consul du Brésil en Guyane. Sa demeure compte un étage et une large galerie en rez-de-chaussée. L'architecture est de conception créole traditionnelle, avec une structure porteuse en bois, maçonnerie en brique, et une couverture en tuile. Atteint par des termites, l'édifice est en mauvais état. Le cabinet du dentiste est intact, à l'exception du fauteuil.
monument
Cayenne • arrêté
place Victor-Schoelcher
Rôle important de Victor Schoelcher (1807-1893) dans l'abolition de l'esclavage en 1848. Le monument à Victor Schoelcher a été réalisé en 1896-1897 par E. Barrias. La date 1896 figure sous le pied de l'esclave. La sculpture, en bronze, est composée d'un groupe de deux personnages : Victor Schoelcher tend son bras droit tandis que sa main gauche est posée sur l'épaule d'un jeune esclave libéré. Le plâtre original de ce groupe est conservé dans l'église de Bourbon-Lancy (Saône-et-Loire).
caserne;hôtel
Cayenne • arrêté
impasse du 8-Mai
Décision de construire une direction du génie prise en 1866. Bâtiments construits entre 1867 et 1869, remis à la colonie entre 1891 et 1898, mis à disposition du corps préfectoral depuis 1948.